HISTOIRE DE l'eSSAI DES ALCALIS PAR DES MOTEKS OHQUQUES
Home me parait le premier savant qui ait pensé à déterminer la valeur des alcalis au moyen ,des quantités d'un même acide' nécessaires i leur neutralisation, mais l'état' des connaissances chimiques de son temps ne lui permit pas de donner une méthode précise pour y parvenir.
M. Vauquelin s'est servi de l'acide nitrique pour déterminer la valeur vénale de six rnriéléb
3o 25* LEÇON DE CHIMIE
de potasse du commerce , et c'est lui qui a démontré par Texpérience Futilité d*un pareil procédé.
Descroisilles a eu l'heureuse idée de substituer à l'évaluation en poids de l'acide l'évaluation en volume, et c'est lui qui a imaginé le tube gradué qu'on a appelé alcaliniètre.
Enfin MM. Gay-Lussac et Welter ont donné toute la rigueur désirable aux procédés alcalimétriques»
Il est d'autant plus utile que vous vous familiarisiez avec ces procédés , que c'est en partant de l'idée de Descroisilles du titre des liqueurs qu'on appelle normales, et en faisant usage de la pipette et de la burette graduées que j'ai décrites d'après M. Gaj-Lussac {planch. ^^/ig. 7 et 9), que je suis parvenu à rendre les essais de teinture extrêmement précis » quoiqu'en n'opérant que sur o*', 5 d'étoffe; et il y a une telle économie de temps et de matière, et une si grande facilité pour multiplier les essais, et s'en rendre un compte exact, que je ne doute pas que l'ouvrage dans lequel j'ai décrit l'art de les faire ne contribue beaucoup au perfectionnement de la science de la teinture. J'aurais vivement désiré, l'année dernière, livrer à l'im-
APPLIQUÉE A LA TEINTUHE. 3r
pression ce petit ouvrage , qui est presque achevé ; malheureusement , n'ayant pu empêcher que mes leçons fussent sténographiées, j'ai cru qu'il était de mon devoir de les corriger, pour qu'elles fussent moins indignes d'être offertes au public : et c'est cette pubHcatîon, que je considère comme prématurée, qui me contraint à faire paraître ces deux écrits dans un ordre inverse de celui qui me semble le plus naturel.