V. PHÉPARATIOK
Lorsque Famidoti sé trouve en très -grande quantité dans une matière, comme dans la pomme-de-terre, par exemple, il suffit de nettoyer celle-ci , de la râper, de la mettre sur un tamis de crin , où on Tagite avec de l'eau , pour que l'amidon, entraîné par ce liquide, passe au travers du tamis, et ensuite se dépose au fond du vase où on l'a reçu. On décante l'eau qui surnage. On le fait égoutter, puis sécher.
Lorsque Tamidon est accofflpâgtié de la matière appelée gluten, aitisî qu'il Test dans le ble et l'orge, oft mont ces grains, puis on met la farine dans des cuves de bois avec de Teau, où elle ne tarde point à fermenter. Par ce moyen, Tamidon se trouve débarrassé dtt gluten, qdt devient en parfîe soluble et en partie suscep-^ tible de se tenir en suspension dans Feau qui surnage.
Le produit liquide de cette fermentation est
appelé eau sure. On Remployait autrefois pomr
préparer les laines à recevoir là teîtitiirô. Elle
contient, suivant 3t. Vauquclîn, de Tacidé àcé-
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tique, de l'acétate d'amiDoniaque, de l'alcool, da phosphate de chaux, du 'gluten non altéré.
VL USAGES
L'amidon intéresse l'art de la teinture sou& plusieurs rapports. Il sert à préparer l'acide oxalique* Lorsqu'on l'a rendu soluble dans Teau, il peut remplacer la gomme arabique dans beaucoup de cas.
A l'état d'empois il sert à apprêter le linge.
Remarques sur V amidon considéré comme
espèce chimique.
M.^ Raspail a fait plusieurs observations in* téressantes sur l'amidon ; il a vu que cette substance, triturée avec de l'eau froide, est réduite en une matière soluble et en une matière qui ne l'est pas. II considère celle-ci comme un organe qui renferme la première. Je nommerai la matière soluble amidine, et la matière insoluble amidin.
UarrUdine est soluble dans Feau froide.
Elle devient bleue avec l'iode.
.Vamidin est insoluble dans Teau froide, mais il se dissout dans l'eau bouillante.
Comme l'amidine il devient bleu avec l'iode ,
APPLIQUÉE A. LA. TfiDITÎTRB. 35
soit qu'il conserve l'état solide, soit qu'il ait été dissous par l'eau bouillante.
On voit donc que l'amidine et Tamidin ont les plus grands rapports. Mais doit-on les consi*dérer comme deux sous«espèces d'amidon , ou comme deux espèces distinctes?
C'est une question qui, pour être résolue, exige de nouvelles expériences.
En effet, si l'àmidine contient les mêmes élé« mens que l'amidin , et s'ils y sont unies dans les mêmes proportions; si, traités par l'acide sulfurique , l'acide nitrique , on obtient de tous les deux les mêmes produits , ils devront être considérés comme des modifications d'une même matière, c'est-à-dire comme deux sousespèces d'amidon.
Dans le cas où les différences seraient plus prononcées et porteraient sur la composition et un certain nombre des propriétés chimiques, il faudrait en faire deux espèces.
36 28* Lïcôït DE cRiMie
INUL1KË.