CHAPITRE XVII
DE LA GRAINE D'AVIGNOîT.
La graine d'Av^Rj^n ^t le fruit du rhamnuê infectorius, plante de la faimille des rhamnées.
On récolte la graine d'Avignon^ non^seulement dans le comtat Yenaissin , mais encore dans le Dauphiné, la Provence, le Languedoc; on Itf cueille avant sa maturité , c'est pour cela qu elle a une .teinte verdâtre.
On distingue dans le commerce , sous le nom de graine de Perse ^ une variété de graine d' Avi-* gnon qui est plus grosse que la graine ordinaire.
COMPOSITION IMMIÎDIATE/
La graine d'Avignon cède à l'eau entre autres corps :
1*» Un principe colorant jaune. Il est tmi à une matière insoluble dans l'éther, peu sotuble dans Fakool ooncentné, et trè8-«ôhible dans l'eau. Il m*a paru volatil;
a^" Ufie matière remanfiiable par Tintensité de son amertume, et qui est soluble dans Teau et l'alcool ;
3*^ Un principe rouge qui n'est qu'en petite quantité, et qui tend à se décomposer on matière l>rune sous l'inAnence ée r^r. Il se trouve principalement dans le résida de i'ex-
APPLIQUA K LA. TEINTURE. fj'j
trait «qimn ié là grww d'&vigpioii , mohible ii^ l'éiher ei l'tlMol.'
Une décoction 6ite avec i p. de graines ff Avîgnonet lo p. d'eau bouillies un quart d'heure, est d'un jaune bnm tirant un peu au verdàtre. Elle ne se trouble pas par le refroidissement
Elle «st odorante ; s» sfveureat exceMîveraent amère.
Elle tfwuble légèrement la cdl« de poisson ; il ne se dépose des flocons qu'au bout tfuo quart d'heure.
Il estdifBdIe de dire si «He rougit ie pttpier de tournesol , parce qu'elle te colore en jaone ; cependant je crois qu'elle est acide.
L'hjdro(Aik}rale de barjle ne la trouble pas âennUemeat.
Le nitrate d'argent y fait un léger précipité roux , so'IuUe en entier dans l'acide nitrique.
L^okriate d'ammeniaque j indique une qaan* tité notable de chaux.
Les eaux de potasse «t d'amiaoniaqae la font passer k l'orangé ¥in^âtre sans la précipiter.
Leseaux debaTyte,de strontiane«t'de chaux,, la font passer à l'orangé vorditre et en précipitent quelques flocons.
I<j6 30* LEÇON DÉ caiMiç
L'hjiplrochlorate .de protoxide d'^|ain acîde la Ëlît pa^r au jaune verdâtre sans la tréfabler beaucoup.
L'alun en affaiblit la couleur sans la précipiter sensiblement.
L'acétate de plomb ne la trouble qu'au bout d'un^ demi^heure.
L'acét|^te de oittYra n'y £adt qu^un léger précipité d'un jaune roux verdâtre.
Le sulfat^de peroxide de fer laiait passer au jaune vert olive sans la troubler- sensiblement, même après un quart a*heure.
L'acide sulfinrique concentré en affaiblit la couleur sans y produire de trouble, même après une demi-heure.
L'acide sulfîirique faible la trouble plutôt qu'il ne l'éclaircit ; la couleur est un roux tirant ^
sur le verdâtre. î
L'acide nitrique à 34* en af&iblit la couleur -"
sawla troubler; un excès développe une belle couleur rouge brune.
L'acide oxalique en affaiblit la couleur et en précipite de l'oxalate de chfnax.
- L'acide acétique en affaiblit la couleur et ne la trouble que très-légèrement.
L'eau d'iode ne produit aucun effet.
APPLIQUÉE A LA TECtTDKE. !•)•]
L'eau de chlore en fonce d'abord la couleur en rouge&tre ; une plus grande quantité la fait passer au jaune.
USAGES
U grainA4^,Avignon , quoique donnant une coideur qui n'est pa» solide, est enflfrioyée dans la &bricatioQ des toiles peintttfdans la préparation du stil de grain, et dans celle de diverses laques destinées aux papiers peints.