VII. PRÉPARATION
On se procure le sulfate de cuivre par divers procédés que nous allons exposer brièvement
1 . On fait chauffer clans un four à réverbère 63 parties de cuivre et 36 parties de soufre, on forme un sulfure qui ne tarde pas à se convertir, par Faction de la chaleur et de Foxigène, en acide sulfurique et en deutoxide de cuivre; mais la proportion de ce dernier est plus grande que celle qu’il faut pour neutraliser l’acide. Vous avez donc une matière qui ne peut se dissoudre dans Feau ; mais en la jetant toute chaude dans ce liquide, elle éprouve une telle décomposition , que tout l’oxide en excès à la neutralisation de Facide se sépare, tandis que du sulfate neutre de deutoxide de cuivre se dissout. Il suffit de faire évaporer ensuite la solution convenablement pour en obtenir des cristaux.
On chauffe le résidu avec du soufre, comme la première fois ; mais il y aurait peut-être de l’avantage à le traiter auparavant par l’acide sulfurique.
2. Le sulfure de cuivre natif, soumis au procédé précédent, donne aussi du sulfate.
3. On fait du sulfate de cuivre en traitant des battitures de ce métal par Facide sulfurique faible.
4. On a préparé à ma connaissance d’assez, grandes quantités de ce même sel avec du ni-
fcrate de cuivre provenant de l’affinage de l’or; et je sais en outre que du sulfate préparé par ce moyen, ayant été mêlé à du suifate de fer, pour former un sulfate double ( vitriol hermaphrodite, vitriol de Salzhourg , recherché par des teinturiers en noir, surtout par ceux qui teignent les chapeaux), a présenté plusieurs inconvéniens qu’on a attribués à de petites quantités d’acide nitrique qui y étaient restées opiniâtrement fixées à l’état d’ëau-mère.