‹ Leçons de chimie appliquée à la teintureChapitre 7 sur 356 · C. STRUCTURE INTIME DES CORPS · texte numérisé non relu

C. STRUCTURE INTIME DES CORPS

Toutes les hypothèses que l’on a imaginées sur la structure des corps rentrent dans deux systèmes généraux , le système dynamyque et le système atomistique ( ou S. atomique , S. corpusculaire, S. moléculaire').

Dans le premier, on considère les corps comme des éspaces limités remplis d’une matière continue dans toutes ses parties ; si quelques corps présentent des vides ou des pores, ces interstices sont accidentels.

Dans le second, on admet que les corps sont formés de petits solides indivisibles et impénétrables qu’on appelle des atomes , ou encore des molécules élémentaires , des molécules constituantes.

Les atomes sont sollicités par deux forces contraires : une force attractive et une force expansive; celle-ci, toujours agissante, empêche

l’effet du contact des atomes que la première tend à produire.

Dans un corps simple , il n’y a que des atomes d’une même nature; dans un corps composé , il y a autant d’atomes de différentes natures que l’on y distingue de corps simples.

On admet assez généralement que les atomes, même dans les corps simples, sont assujétis à un arrangement déterminé; un groupe d’atomes ainsi arrangés a été appelé particule par plusieurs physiciens.

Une particule est toujours trop ténue pour tomber sous nos sens, les corps les plus divisés que nous apercevons sont donc encore des assemblages d’un certain nombre de particules.

a. Assemblages d'atomes dans les corps simples.

Un morceau de soufre oii de tout autre corps simple qui tombe sous nos sens doit être considéré comme formé d’un grand nombre de particules qui sont unies ensemble par la cohésion , c’est-à-dire par la force à laquelle nous rapportons la cause qui tient les atomes unis les uns aux autres dans une particule de soufre ou de tout autre corps simple.

En examinant les corps simples sous le rap-

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port de la cohésion et de la force expansive qui sollicitent leurs atomes, voici ce qu’on admet assez généralement :

i° A l’ètat solide , la cohésion agit sur les atomes qui constituent une particule, et sur les particules qui constituent un assemblage matériel que çtos sens aperçoivent; en outre, la forme des particules a elle-même de l’influence sur la force avec laquelle elles sont agrégées.

20 A l’ètat liquide , la force de cohésion qui agit sur les particules est presque surmontée par la force expansive, de sorte que l’influence de la forme des particules sur leur agrégation est nulle , au moins à quelques degrés au-dessus du terme où le liquide se solidifie; en outre, la cohésion qui sollicite les atomes d’une particule ne cesse pas d’agir.

3° A l’état gazeux y la force de cohésion des particules entre elles est nulle, tandis que celle qui unit les atomes dans une particule est toujours active.

B. Assemblages d'atomes dans les corps composés .

Les considérations précédentes sont applicables aux assemblages de particules dans les corps composés qui tombent sous nos sens;

cependant le fait de la coexistence d’atomes de diverses natures qu’ils présentent nécessite de nouveaux développemens.

On admet que dans une particule formée de deux ou plusieurs atomes de diverses natures, c’est F affinité qui réunit les atomes élémentaires, et que dans l’assemblage d’un certain nombre de particules ainsi constituées qui forment un corps solide ou liquide, c’est là cohésion qui réunit ces memes particules.

Si le corps solide ou liquide est, comme l’eau par exemple , susceptible de prendre l’état aériforme sans se dénaturer, on admet que la force expansive surmonte simplement la cohésion des particules, et non l’affinité des atomes élémentaires.

Si au contraire le corps composé se comportait comme le deutoxide de mercure que nous avons réduit en oxigène et en jnercure , en le chauffant dans une cornue, il faudrait admettre qûe la chaleur détruit l’affinité réciproque de ces corps.

Nous verrons dans la leçon prochaine les causes principales auxquelles on peut rapporter les différences que nous observons dans les propriétés des corps composés.

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