A/ CH8-C0-0H
Oxytiàvrine (CH^A*©1).
A/ CH= s ( GO / Bêtafne (('.Bll"AzO!!).
BASES NÉYRINIQUES.
NÉVRINE : CsH':,AzO
On a vu comment se produit relie base en partant de la choline. CVsl l'hydrate de triméthylvinylammonium (CH3)5Az(CsJF)'(0H).
Elle se rencontre avec la choline dans le, cerveau et les nerfs, du moins fort peu après la mort. Elle résulte du dédoublement du protacron et des lécithines par fermentation ou par l'action des bases alcalines étendues. Elle a élé signalée en assez grande proportion par Briccr dans les viandes abandonnées cinq à six jours à la putréfaction.
La névrine est une substance très alcaline, très soluble dans l'eau, l'alcool, l'éther. Son chlorhydrate cristallise en fines aiguilles brillantes facilement liquéfiables à l'air. Son cldoroplalinale est en beaux octaèdres; son chloraurate forme des prismes aplatis; l'un et l'autre, peu soluhles. se précipitent immédiatement à froid dans les solutions assez étendues. La difficile solubilité de son chloroplatinate le fait distinguer de celui de choline. Les réactifs généraux des alcaloïdes agissent sur la névrine comme sur celte dernière base; mais le tanin, qui ne précipite pas la choline, donne avec la névrine un précipité blanc sale volumineux.
Le chlorhydrate de névrine est très toxique. Les chats sont les plus sensibles à son action. Quatre milligrammes injectés à un lapin provoquent la sécrétion des larmes et du mucus nasal, une salivation visqueuse caractéristique et des sueurs alcalines accompagnées de dyspnée, d'une respiration irrégulière et d'une extrême accélération du pouls suivi de dépression sanguine; la tète se renverse en arrière; le cœur, bientôt paralysé, s'arrête en diastole. Les évacuations intestinales multipliées, les convulsions, la contraction pupillaire précèdent la mort. Dans l'intoxication à dose modérée, la marche devient chancelante ; les animaux, Bomme altérés, tombent dans le collapsus. L'atropine est l'antidote de ce poison.
BÉTAÏNE : G!'H"AzO'2 ou (CHfnAz C GJ" " GO
Cette base, que Scheibler a découverte dans la betterave en 186G, a été retirée aussi des urines normales par Liebreich. Elle existe en quantité dans la moule comestible, les graines de cotonnier, du viscia saliva, le germe des céréales, etc. Nous venons de dire comment elle dérive de la choline. C'est l'anhydride interne de l'oxynévrine ou acide, hydroxytriméthylacétique C0*H - GIF- [Az)CH3)5(0H)].
On en a fait la synthèse par action de CH8] sur le glycocolle :
BASES NÉVttlKIQUES.
il- Az
+ 3CIH = 3111 -f
(CH*)»=4j! — 0
CH'-CO-Ofl CH«co
on par celle de la triméthyl aminé sur l'acide chloracétique.
La bétaïne se dépose de l'alcool en cristaux brillants, volumineux répondant à OT'AzO* -h IFO, se déshydratani à 200°, tombant en délil quescence à l'air. Sa saveur est fraîche et sucrée. Elle nVil pas sur la lumière polarisée.
Son chlorhydrate forme «les cristaux tabulaires, inaltérables à l'air, insolubles dans l'alcool. Son chloroplatinate soluble s'effleuril a l'air' son chloraurate est soluble dans l'eau ebaude. Son chloromercurate est liés soluble. La bétaïne donne avec le chlorure de zinc des cristaux microscopiques, WAzO'.ZnCl*. Elle parait sans action sur l'économie.
On a donné le nom générique de bêtaïnes aux bases constituées comme la bétaïne de la betterave. Tels sont l'anhydride triéthylglyco-]