‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 125 sur 467 · BASES DES VENINS, DES URINES · texte numérisé non relu

BASES DES VENINS, DES URINES

Lo venin dos Irilons(') parait contenir une sorte do lécithine vénéneuse stupéfiante ci paralysant le cœur. Sous l'influence des alcalis elle se décompose en donnant de Palanine, de l'acide (brmique et de l'acide

isocyanopropionique CHa s q0s[I

Du vonin do la salamandre terrestre, Zalewski (s) retira hsamandarine CwII°"Az!Os. Ses sels sont cristallisablcs. Cette hase s'altère en présence de l'eau et se résinifie à l'air. Elle est fixe, snluhlo dans l'eau et l'alcool. Sa réaction est fortement alcaline. Son chloroplatinate parait soluble el altérable.

Les symptômes d'empoisonnement qu'elle produit se révèlent au boni de 20 à 25 minutes, ils se succèdent dans l'ordre suivant : anxiété, tremblements, convulsions, opisthotbnos, mort.

Le venin d'abeille est dû à la sécrétion do doux glandes, l'une donne un produit acide, l'autre un produit alcalin. Ce venin n'a pas été suffi- ■ samment étudié. J'en dirai de même de celui de scorpion.

Quant aux autres venins on a dit qu'ils doivent leur activité à des su I «stances protéiques toxiques placées à la limite des corps alcaloï- • diques.

Dans les venins, comme dans les toxines ou sécrétions microbiennes, les alcaloïdes qu'on rencontre sont toujours accompagnés de toxalbumines ou autres composés complexes dont l'action nocive s'ajoute à colle des alcaloïdes et devient souvent prépondérante.

Urines. — Depuis les premières recherches de l'auteur sur les ptomaïnes, on a trouvé divers alcaloïdes toxiques dans les urines normales ou pathologiques. Les bases extraites en très faible proportion des urines par G. Pouchet sont des corps déliquescents, peu solublcs dans I l'alcool. Leurs cbloi-hyd rates et chloroplatinatcs sont cristallisés. L'une lide ces bases répond à la composition C'IPAz^2, l'autre à G7HuAz*02. JJ'ai moi-même signalé dans les urines des bases hydropyridiques en très ■minime quantité. On sait enfin qu'on y rencontre normalement la xanthinc, la bétaïne, la sarcine, la guanine, la carninc, la créatine, etc. (r').

(les bases augmentent à l'état pathologique, mais surtout dans les nmaladies infectieuses. A propos des urines on verra qu'elles ne con- -sliluent pas les matières toxiques les plus importantes de cette (•excrétion.

Jj1) VoiPtAN, Bull. Soc. biotog., 1854, p. 133 cl Piiysalix et Bertoand, Arch. de physioh. M80Ô, p. 512.

{-) Bull. Soc. chim., (2), t. G, p. 344.

::; Je ne mentionnerai que pour mémoire les alcaloïdes de Tudicluim, qui me laissent "les plus grands doutes. Compl. rend., t. CVI, p. 1803.

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