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HYDRATES DE CARBONE, ALCOOLS ET CORPS ANALOGUES

Glycose, CG11I20G,IP0 (t. II, p. '230). — Ce sucre cristallise en grains hémisphériques blancs opaques, formés d'aiguilles et de tables à six pans ; séchés dans le vide ou à 100°, ces cristaux perdent leur eau de cristallisation.

LÉVULOSE, tNOSITE, LACTOSE. 255

On rencontre la glycose dans le sang (0BVlO environ pour 100), dans |e foie, les muscles, l'intestin grêle, où elle provient de la saccharose : elle y est accompagnée de lévulose On l'a signalée aussi dans l'œuf, le liquide il»' l'amnios, le thymus.

Les levures transforment la glycose en alcool et acide carbonique; le ferment lactique, en acide lactique Cr,H6Or>; le ferment butyrique, bacilhis butijlicus et bacillus amylolacter, tous deux anaérobies, en acide butyrique avec dégagement d'acide carbonique et d'hydrogène; le micro coccus oblongus, et peut-être le mycoderma aceli, en acide gluconique C6Hlî07; les citromijcètes, en acide citrique. 11 provient pour une bonne partie de la désassimilation des albuminoïdes dans le foie. Il parait se détruire, partiellement au mains, par fermentation dans l'économie.

Lévulose, C°Il'-0° (t. Il, p. 240). — Elle existe presque partout à côté de la glycose; on la trouve dans l'intestin, les muscles, le sang, et dans certaines urines diabétiques. Elle disparait moins vite du sang que la glycose.

A chaud l'acide sulfurique la change en acide lévulinique (ou acéto- I propionique) GsII803 et en acide formique CIEO2 (Tollens) :

Cq]'20« — C5IW)3 + CH2(Ja + H2Û.

Inosite, CpIP206 (Cours de chimie, t. II, p. 412). — On l'a trouvée dans les muscles, la rate, le pancréas, les testicules, le cerveau, le l'oie, les pois, les haricots, les feuilles de noyer. Elle peut se rencontrer dans le sang et les urines. L'inositc animale ost l'a- inosite qui fond à '217° et n'agit pas sur la lumière polarisée.

Saccharose, C12IP20H (Ibid., t. If, p. 242). - - On a constaté des ; traces accidentelles de ce sucre dans le sang. Injecté dans les veines, il passe directement dans les urines, à moins qu'on ne pousse l'injection dans les veines mésaraïques qui l'obligent à traverser d'abord le foie.

Lactose, C12fl220u +H20 {Ibid., t. II, p. 246). - On en a signalé de petites quantités dans le sang et les urines au moment de la lactai tion, quelquefois même chez les animaux qui ne nourrissent pas. On l'a rencontrée dans le gland de ebene, le suc du sapotiller, etc.

L ' actinobacter polymorphus et le tryothrix claviformis transforment la lactose en alcool et acide acétique. Diverses espèces de micrococcus et l'actinobacter du lait lui font subir la fermentation visqueuse

Lorsqu'on chauffe une solution de ce sucre avec de l'acétate de plomb, le liquide, après quelques minutes, se colore en jaune plus ou moins ! foncé ; si Ton ajoute alors de l'ammoniaque goutte à goutte, la solution passe au muge, puis devient incolore tandis qu'il se l'ait un précipité rouge (Rùbner).

l'ItINUI'KS NON AZOTÉS DE L'ÉCONOMIE

Maltose, C^IWjrO (Cours de chimie, t. II, p. 247). — On en ;i constaté des traces dans le tube digestif pendant l'assimilation des matières amylacées, ainsi que dans les urines; mais il esl rapidement changé en glycose par le sue intestinal. On en aurait trouvé un peu dans le foie. Injecté dans le sang, il est partiellement assimilé, mais il peut passer aussi dans les mines.

Suivant Nasse, le glycogène en disparaissant donnerait du maltose et de l'acide lactique.

Uaspergillus niger le transforme en glycose. Il réduit la liqueur cupropotassique

Glycogène, (C6H100S)8,H20, {Ibid., t. If, p. 257). ■ - On le trouve dans le foie, le placenta du fœtus et les tissus embryonnaires, dans certaines tumeurs, dans le sang leucémique, la rate, les poumons, les reins, les cellules du cartilage, les globules blancs, les épithéliurns des animaux abondamment nourris d'aliments hydrocarbonés, les muscles. 11 existe chez les poissons. 11 est très répandu chez les invertébrés, miitout dans leurs larves. Le foie des mammifères en contient de 1,5 É 4 pour 100; les muscles 0,4 à 0,8 pour 100. Les glandes, autres que le foie, la rate et les reins, n'en contiennent pas. 11 augmente par l'alimentation sucrée, dextrinée ou amylacée. On le trouve aussi dans beau? coup de champignons.

Le glycogène ne réduit pas les solutions alcalines de cuivre même à chaud; il dissout l'oxyde de cuivre hydraté. Le tanin, la chaux, la baryte; l'acétate basique de plomb, le précipitent de ses solutions. Avec Tiodure de potassium, il donne une coloration rouge qui disparait à chaud et reparait a froid. Ces deux dernières réactions le distinguent de la dextrine.

Pour séparer et doser le glycogène, on traite par l'eau bouillante les organes qui le contiennent, on filtre les liquides laiteux, on les concentre rapidement à 40° dans le vide, et après refroidissement, ofl les précipite en ajoutant alternativement de l'acide chlorhydrique et de l'iodure double de mercure et de potassium. La liqueur filtrée est additionnée de 20 fois son volume d'alcool à 95 pour 100 qui précipite le glycogène. On le dose ensuite en le transformant en glycose par ébullition avec les acides (3 pour 100 d'acide chlorhydrique et 97 eau, au bainmarie 3 heures) et titrant avec la liqueur cupropotassique. L oxydation du glycogène le change en acide glycogénique C°H1207 et acide oxalique.

Dextrines, (C6H100s)" {Ibid., t. II, p. '/Mi). • On les a signa} lées dans les muscles, le sang, le foie, et dans l'urine diabétique.

Tunicine; cellulose. — La tunicine diffère de la cellulose surtout parce qu'elle est inoins facilement convertible en sucre par les amies

étendus. Elle forme l'enveloppe de divers animaux inférieurs (iuniciers, ascidies, ophrydium, protozoaires), Virchow l'a signalée dans la raie altérée, et Freund chez les phtisiques (') .

Alcools ; acétone. — L'alcool ordinaire ou éthylique existe en petite quantité dans les urines et le lait (A. Bechamp; Rajewsky). Bechampen a extrait du foie et du cerveau frais des animaux. Il provient de la fermentation alcoolique de la glycose dans certaines cellules. Ce fait a été du reste pleinement établi lors du mûrissement des fruits doux. L'alcool se produit aussi lorsque les moisissures, levures, mucors, bacilles butylique ou éthylique, etc., se développent aux dépens des hydrates de carbone.

L'alcool méthylique a été trouvé par Maquennc dans divers végétaux. L'alcool ordinaire par Lechartier et Bellamy dans les fruits doux.

Des traces d'acétone existeraient dans l'urine normale (Jaksch), mais surtout dans les cas d'acétonurie. On y reviendra en parlant des urines.

Acides gras (Cours de chimie, t. Il, p. 140). — De nombreux i acides gras en CÏP"0% homologues des acides acétique et formique, se rencontrent en faible quantité sous forme de savons alcalins, dans les tissus et les humeurs, en particulier dans le sang et les excrétions glandulaires.

L'acide acétique, C2D?02, et l'acide formique, CIPO2, ont été signalés il dans le sang, l'urine, le suc musculaire, le pancréas, la rate, la sueur, le premier surtout à la suite de libations alcooliques. L'acide propionique, C5H60s, a été trouvé dans la sueur et l'urine diabétique, dans le sang Icucocythémique , les vomissements cholériques; on a trouvé l'acide butyrique, C4H802, dans la sueur des pieds, des aisselles, dans le sang, les glandes, les muscles, les selles, les urines. Il est uni à la glycérine dans le beurre. Les acides valérique et caproïque se rencontrent dans le sang, l'urine, les sueurs, surtout chez quelques animaux tels que le mouton. Les glycérides des acides caprylique et caprique existent en faible proportion dans le beurre.

U est probable que ces acides proviennent du dédoublement avec oxydation simultanée des radicaux entrant dans la constitution des albu- 1 oidcs' aPlcs eux-mêmes à donner naissance aux acides amidés dont proviennent ces acides :

GWAzO* + aO = CO* + A/Il" + OlpoQâ Leuî5,'n<>. Acide vnlériahique.

(') Compl. rend., XXXVII, 492 et 800. - Wiener mal. Jahresb., 1880; ,,. 335. A. Gautier. — Chimie biologique. |-

Les acides gras inférieurs peuvent aussi résulter de l'oxydation des acides gras supérieurs empruntés aux graisses.

Acides-alcools (Cours de chimie, t. Il, p. 174). — On peut comprendre facilement la formation, aux dépens des alburninoïdcs, des acides en C"I1,B03, homologues de l'acide lactique ou de l'acide Quoique. La leucine par exemple, qui provient des alburninoïdcs par hydratation, peut donner en perdant AzH8 et absorbant H*0, l'acide Cil' D (acide leucique)

C(iH13AzOs + 11*0 = AzH3 + C*H"0».

Ces mêmes acides-alcools peuvent aussi résulter (les acides lactiques en particulier) des dédoublements et fermentations des corps hydrocar* bonés de l'économie.

L'acide lactique existe sous trois états dans les muscles cl les liquides d'exsudation, mais l'acide sarcolaclique ou éthylénolactique y prédomine (Ibid., t. II, p. 175). On le trouve dans la plupart des glandes, dans le cerveau, le poumon, le sang, le lait, l'urine, le suc gastrique. Il se forme principalement aux dépens du glycogène, mais une partie paraît aussi provenir des albuminoïdes.

Cet acide est facile à caractériser : si l'on ajoute du perchlorure de fer et du phénol, l'un et l'autre, en solutions très étendues, à un lactate ou à de l'acide lactique, on obtient une coloration jaune serin très brillante (Réaction de Uffelmann).

V acide $-oxybutyrique , CH3-CII(0H)-CIP-C02II, n'a été rencontré que dans les urines de quelques diabétiques. 11 est vénéneux.

A côté de lui on a souvent signalé l'acide éthyldiacétique CGHinO".

Ce sont les seuls acides en C"H2n03 signalés dans l'économie.

Acides de la série acrylique, C"H2"202. — L'acide crotonique normal, CH3-CH = CH-C02II, et V acide isocrotonique de l'huile de croton, son isomère stérochmique, ont été rencontrés dans les urines des diabétiques. Il faut ajouter l'acide oléique,

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