‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 138 sur 467 · CH3 - (CH*)13 - CH = GH - CH2 - C02H · texte numérisé non relu

CH3 - (CH*)13 - CH = GH - CH2 - C02H

qui existe dans les graisses, uni à la glycérine (Ibid., t. II, p. 162).

Acides bibasiques, C*B*,-,0* (Ibid., t. II, p. 180). — On trouve dans l'économie deux de ces acides : l'acide oxalique et l'acide succinique C'IPO*. On peut en rapprocher l'acide mésoxalique, G3Hi06.

Acide oxalique, C2IPO\ — Il apparaît dans les urines (presque toujours en très faible proportion) au moindre trouble des fonctions respiratoires, digestives ou de la peau; après l'ingestion de certains aliments, tels que, boissons mousseuses, oseille, café, chocolat, haricots

verts; ou par l'usage d'une alimentation riche en viande. L'oxalate de chaux peut former des concrétions dans les reins et la vessie. On le trouve aussi dans la bile. Il provient surtout de l'oxydation imparfaite des uréides. L'oxalate de chaux accompagne souvent l'acide urique dans les calculs.

Un adulte élimine normalement 0Br,025 d'acide oxalique par jour.

Acide succinique, G4H80*. — Il provient de l'alimentation riche en acide inalique et asparagine. On en trouve un peu dans la rate, le thymus, les glandes thyroïdes, le liquide d'hydrocèle. Il résulte en pailie des oxydations incomplètes. Les chiens nourris uniquement de graisse et de viande donnent une urine très riche en acide succinique. Il n'est cependant pas certain qu'une partie de l'acide malique de nos j aliments se transforme par réduction en acide succinique. 11 est plus probable que celui-ci provient des albuminoïdes. Introduit dans l'organisme, l'acide succinique y subit une oxydation complète : on ne le trouve ni dans les urines, ni dans les excréments.

Acide mésoxalique , C3rF0s ou C02H-C(0H)2-C02H. — On a dit (p. 185) dans quelles conditions l'alioxane se dédouble en urée et acide mésoxalique. Cet acide prend aussi naissance par l'action de l'iode sur l'acide amido-malonique CH(AzHa) = (C08H)2. On a :

CH(àïH») = (C0»H)« + afl*0 -f P = C(0H)« = (C0»H)« + HI + AzfM.

Pour le préparer on dissout 5 grammes d'alloxanate de baryum dans Il litre d'eau à 80°, on fait bouillir 5 minutes, on filtre. Le mésoxalatc de baryum cristallise par refroidissement; on le décompose par l'acide «sulfurique étendu. La solution concentrée laisse déposer l'acide.

Il forme des cristaux déliquescents, très solubles dans l'alcool, solubles dans l'éther, très acides. Ils fondent à 115° sans perdre d'eau, et répondent à la formule C5H*06. En solution aqueuse cet acide se décompose déjà à 70°-80° en acide oxalique et formique. Il en est de même de ■«ses sels.

Par l'amalgame de sodium l'acide mésoxalique se change en acide tartrohique C02H- (CH.OH)-CO*H. Par oxydation il donne des acides carbonique et oxalique.

Les mésoxalates alcalino-terreux, ceux de plomb, et ceux d'argent sont insolubles, blancs, cristallisahles.

Acides aromatiques. - Les acides hippurique, kijdroparacoumarique et paroxypkénylacétique peuvent se trouver dans les urines et dans le sang à l'état de sels de potasse. On les a déjà décrits.

Les acides lithofélique CMH380* et ellagique Cufl808,2Hs0 ont été trouvés dans les matières fécales de certains animaux.

PHINCIPKS NON AZOTÉS.

CORPS GRAS

lisse rencontrent dans toul l'organisme el particulièrement dans les cellules adipeuses où leur production est régulière; mais l'on trouve des corps gras divers ou, «lu moins, des corps solubles dans l'éllicr el plus un moins analogues aux graisses, quelquefois des corps gras azotés, dans les cellules en voie de dégénérescence ou de vieillissement. Il n'es! pas d'humeur ou de tissu qui no contienne nue traie de cor*

gras, depuis 1 pour 1000 C nie dans la sueur, jusqu'à 830 pour j 000

dans le tissu adipeux et 960 pour 1000 dans la moelle des us.

Là constitution des graisses a été étudiée (Cours de chimie, t. Il, p. 204). On sait qu'elles sont des mélanges d'éthers neutres de la glé cérine principalement formés pur les acides stéarique, margarique I oléique, auxquels il faut ajouter, comme acides accessoires, les acides butyrique, valérique, caproïque et caprique.

Les cellules en voie de dégénérescence, la moelle osseuse, les glandes sébacées et cérumincuses, les nerfs, le chyle, le lait , le sang, le fuie, et! contiennent des corps gras spéciaux sur la nature desquels nous reviendrons en étudiant les diverses glandes, tissus et humeurs. Nous verrons aussi dans notre IVe Partie (pie les graisses normales proviennent surtout, du dédoublement anaérobie des hydrates de carboné de l'alimentai lion, cl, que les graisses anormales des cellules en voie de dégénères rence résultent plus particulièrement du dédoublement des albumif noïdes sans intervention de réactions oxydantes.

Page 1