‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 141 sur 467 · C°H»-0-S02(0H) + H20 = CH^OH) + (HO)SO«(OH · texte numérisé non relu

C°H»-0-S02(0H) + H20 = CH^OH) + (HO)SO«(OH

Acide phénolsulfurique S0<QgeH„ — L'acide phénolsulfu-

rique libre n'est pas stable : mais Baumann a retiré directement son sel de potassium de l'urine de cheval et de l'urine humaine. C'est cet acide qui, lorsqu'on distille les urines acidifiées, se transforme en phénol et sulfate acide de potasse. Baumann a fait la synthèse du phénylsulfate de potassium en faisant réagir le pyrosulfatc de potassium sur un phénate alcalin en solution aqueuse.

Acide crésolsulfurique SO"Coc°H*(CHs) — Le sel de potasse

de cet acide, de même constitution que le précédent, se rencontre a côté de lui dans les urines, mais il y est moins abondant. Il a même instabilité, mêmes propriétés générales, el se décompose en sulfate acide de polasse el paracrésol accompagné d'un peu d'ortbo-crésol.

Depuis longtemps Staedeler avait retiré ces phénols des urines; il avait donné le nom (Vacide taurylique à leur combinaison sulfurée.

Baumann pense que ces corps proviennent eux-mêmes de l'oxydation

1 Bull. Soc. chim., 317.

de hi tyrosine, d'où peuvent dériver l'acide paroxybenzoïque el le phénols

C»H«AzÔ» + 0» = C7H°03 + AzH» + aCO» + H«0

Tyrosine. le. paroxybenzoïque,

et C7Hfi03 = CO* + C«H«0

Acide paroxybenzoïque. Phénol,

De même l'acide paroxyphénylacétique, qui se rattache à une tyrosine homologue, peut donner le paracrésol C7HR0 :

C8H803 — (vll«0 + CO2.

Quant à la tyrosine, elle serait, pour Baumann, d'origine purement intestinale et dériverait de la digestion des albuminoïdes. Sans nies l'absorption intestinale d'une partie de cette substance, nous pensons qu'elle se produit aussi aux dépens des albuminoïdes dans divers points de l'économie, el que la formation des acides phénol- et crésolsulfuriqufl est un phénomène qui accompagne presque partout la désassimilationJ Il est vrai que Brieger a démontré que l'ingestion de tyrosine augmente sensiblement l'élimination de ces acides sulfonés par les urines: mail cette observation ne contredit pas notre thèse.

Le crésol et le phénol libres se rencontrent dans les fèces normalement, et dans les urines après l'absorption des composés à noyaux benzéniqiies. Des trois crésols, c'est le para- qui est le plus abondant; il n'y a qu'uni trace des deux autres.

Acide pyrocatéchine-sulfurique C6H808S ou C«H< q^S02(0H) — Cet acide existe dans l'urine de cheval, et peut-être dans l'urine humaine, à l'état de sels de potasse à 1 et à 2 atomes de potassium.

Le sel C°Il* ' o^S02(OK) cristallise en feuillets brillants se colorant en violet par le perchlorure de fer. C'est surtout à lui que ces urines doivent de foncer à l'air. Il réduit la solution cupropotassique.

Pyrocatéchine. — Cette substance a été signalée dans le liquide céphalorachidien des ventricules du cerveau et de la moelle.

ACIDES PAROXYPHÉNYLACÉTIQUE : CsH803 ET OXYPHÉNYLPROPIONIQUE : C°H,o0

OH » • c

V acide paroxyphénylaccl ù/ite C«H* C (ciN-C0*II)t se Pr^Parc arti""

ciellement par l'action de l'acide azoteux sur l'acide paramidophényti acétique. On l'a rencontré dans les produits de la putréfaction. D'après Baumann, il se trouve aussi en petite quantité dans l'urine humaine (4 gramme pour 50 litres). Il provient certainement de l'oxydation des

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