GAZ DU SANG ET DU SÉRUM
Nous dirons plus loin comment on extrait du sang ou du sérum les .>az combinés ou dissous. Occupons-nous seulement ici de leur nature et de leurs proportions.
H. Davy fut le premier cpii parvint à extraire, par la chaleur, un peu d'acide carbonique du sang veineux et des traces d'oxygène du sang artériel. Magnus démontra définitivement, en 1837, que les sangs artériel cl veineux donnent, lorsqu'on les fait passer directement des vaisseaux dans le vide barométrique, une petite quantité de gaz acide carbonique, d'oxygène et d'azote.
Les expériences de L. Meyer et celles de Fernct établirent que l'oxygène possède pour les globules rouges, Tacide carbonique pour le plasma, une affinité toute particulière. Fernet(') montra qu'à 16 degrés un volume de sérum n'absorbe que O™1, 00117 d'oxygène, tandis qu'un volume de sang, dans les mêmes conditions, en absorbe 0vo1, 0958, soit 82 fois plus. Ce résultat montrait le rôle prépondérant des globules rouges dans l'absorption de l'oxygène, observation importante que les recherches postérieures de Iloppe-Scyler sur la production de l'oxyhémoglobine sont venues expliquer.
Il résulte des longues études faites à ce sujet que l'oxygène extrait du sang par le vide est en très petite partie dissous, et que, pour la plus grande proportion, il provient de la dissociation de l'oxyhémoglobine.
Voici quelques analyses de gaz des sangs artériels et veineux extraits par la pompe barométrique. Elles sont de divers auteurs (Sczelkow, Sesichenow, Schôffer), et sont calculées ici à 0° et 760 millimètres de pression. Ces nombres sont rapportés à 100 centimètres cubes de sang.
Nature des paz
SANG ABTÉHIEI. DE CHiEN