‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 207 sur 467 · GAZ DU SANG · texte numérisé non relu

GAZ DU SANG

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Chien ...... , , ' ",5

Mouton. ïSjo

On remarquera que les chiffres d'oxygène fournis par le sang artériel se rapprochent de ces derniers nomhres, mais sont toujours plus pelils. Ils ne pourraient les atteindre que si l'oxygène, qui n'est dans l'air que sous la pivsssion de ^ d'atmosphère environ, ne s'unissait pas à l'hémoglobine. 100 grammes de sang de chien renfermant 13gr,8 d'hémoglohine pourraient théoriquement absorber dans l'air 23ec,8 d'oxygène sous forme d'oxyhémoglohine. En fait, ils ne dégagent à 45° et dans le vide que 22cc, 2 d'oxygène au maximum. Il résulte de cette constatation que, même dans le sang artériel le plus oxygéné, une partie du pigment reste à l'état d'hémoglobine.

Les variations de pression ne changent que dans une très minime proportion les quantités d'oxygène qui s'unissent au sang. A la température de 15° à 16°, cette quantité ne varie presque pas, même si l'on

diminue la pression jusqu'à g d'atmosphère ; mais à la température du corps des animaux, la dissociation de l'oxyhémoglobine devient très sensible dans ces conditions (').

Le gaz carbonique que fournit le sang total existe en sensible proportion dans le globule (*).

Le sérum contient aussi des gaz qu'on peut extraire par le vide. Mais il convient de laisser coaguler le sang sous une couche d'huile qui empêche le contact de l'air et les modifications qu'il apporte. Voici des nombres dus à Schôffer et à Pflûger. relatifs au sérum de chien. Ils sont calculés à 0° et 760 mm. de pression et rapportés à 100 vol. :

Oxygène et azote „ . . Gaz CO2 expulsé

expulsés Gaz CO- expulse parlin acide Gaz CO* total

par le vide por le vide après le vide

°"8* 7"8 «m »f6 \ (Schôffer).

9 25'4 ^ {Pflûger).

Ces chiffres, et ceux que nous avons donnés pour le sang tout entier, démontrent : 1° que le sérum ne contient qu'une très minime quantité d'oxygène et d'azote; 2° que l'acide carbonique est à la fois combiné et «lissons dans le sérum comme dans le sang et le plasma. Une portion notable de cet acide (la plus grande, d'après Pflûger) s'extrait par le vide seul; c'est celle qui répond au gaz dissous, ou qui, combinée à Uétat

(») P. Bert, Comf1, rend., LXXX, 733.

l] Compt. rend., LXXIX, 098. et LXXXIV, 1303.

d«2 LE SANG.

de bicarbonates et de phosphoearbonates, est apte à 'se dissocier aisément dans le vide vers la température de 50° lorsque les sels sodiques correspondants sont dissous ou humides. Une autre partie existant dans le plasma à l'état de carbonates neutres alcalins ne s'extrait du sang qu'après addition d'un acide libre. Cette dernière quantité est très faillie, car Pflûger a montré que l'oxyhémoglobine, et l'hémoglobine elle-même, agissent sur le plasma sanguin à la façon de véritables acides pour chasser la majeure partie de l'acide carbonique combiné.

Dans le sang des veines, l'oxygène est variable : il est en plus grande quantité dans le sang veineux rouge des glandes en activité. Il peut manquer dans le sang asphyxique.

Les causes qui font croître l'oxygène dans le sang artériel sont : l'inhalation d'oxygène ou la respiration d'air sous forte pression, l'ampleur des respirations, le travail musculaire, l'abaissement de la température extérieure, l'augmentation du nombre des globules rouges. Celles qui le font diminuer sont : le repos, la chaleur, la digestion, le sommeil, l'inanition, la saignée, l'asphyxie, etc.

L'acide carbonique est partiellement dissous, mais surtout combiné dans le plasma, ainsi que nous le disions plus haut; une grande partie de ce gaz provient aussi des globules rouges : 1 volume de sang (plasma et globules) fixe et dégage autant d'acide carbonique qu'un égal volume de sérum (').

Le sérum contient tout l'acide carbonique du plasma dont il est issu ; or, sachant que 100 volumes de sang correspond à 63 volumes de plasma, si nous calculons, d'après les analyses du sérum d'un sang dont l'acide carbonique total est connu, la teneur du plasma en acide carbonique, nous trouverons qu'il reste un excédent de ce dernier gaz (du 10e au 7° environ) attribuable aux globules rouges et blancs.

L'acide carbonique, toujours plus abondant dans le sang veineux, augmente durant la digestion, par l'abaissement de la température de l'animal, dans l'asphyxie, etc. ; il diminue par l'élévation de température, la saignée, etc.

HÉMOALCALIMÉTRIE ET HÉMOACIDIMÉTRIE

Le sang possède toujours une réaction alcaline. La mesure exacte de cette alcalinité serait précieuse pour le médecin et le chimiste. Aussi ce problème délicat a-t-il tenté divers savants (Zuntz, Lassar, Liebrcich, H. Meyer, Landois, Jakcsk, etc.). Malheureusement, leurs procédés sont dans la pratique inacceptables : ils exigent une trop grande proportion de sang. Mais, comme première approximation, on peut se borner

(l) 100 volumes de sérum peuvent dissoudre, sous la pression de 700 millimètres d'acide carbonique, 140 volumes de ce gaz.

HÉMO-ALCALIMÉTRIE ET HÉMO-ACIDIMÉTRIE. 393

à essayer de mesurer l'alcalinité du sérum correspondant à un sang donné. 11 est possible d'y arriver, comme le fait M. R. Drouin, avec . 3 centimètres cubes de sang seulement ('). On recueille celte petite quantité dans un tube spécial, avec les précautions qu'indique l'auteur, on laisse se former le caillot qu'on enlève avec une aiguille cl l'on opère comme il suit :

1° Alcalimétrie du sérum. — 5 millimètres cubes de sérum sont étendus de l centimètre cuite d'eau et d'une goutte d'une solution alcoolique très faible de phénolphtaléine ; on en détermine le titre alcalimé-

trique,àg^de milligramme près, à l'aide d'une solution de SO^ll2 au

millième renfermée dans une petite burette compte-gouttes spéciale.

2" Acidimétrie du sérum. — La réaction alcaline du sérum est duc à des sels non saturés : bicarbonate de soude, phosphate disodique, urate acide de soude, etc.; le sérum contient, en outre, de l'acide carbonique libre. Pour mesurer l'acidité correspondant aux valences acides non saturées, 5 millimètres cubes de sérum sont traités, dans un tube feouché, par une quantité de soude plus que suffisante pour neutraliser toute l'acidité libre, puis par une quantité de BaCP en excès pour précipiter tous les carbonates, phosphates et urates; on filtre rapidement < et, sur une portion connue du filtratum, on opère un dosage alcaliméi trique : la quantité de NaOH disparue mesure l'acidité réelle du sérum.

o" Dosage de Veau. — On opère sur 5 millimètres cubes de sérum qu'on sèche à 110°. Le résultat de ce dosage permet de rapporter à 1 gramme de résidu sec le résultat des deux opérations précédentes.

R. Drouin a opéré par sa méthode sur un assez grand nombre de ■sangs pour pouvoir établir une moyenne de l'alcalinité normale du sérum dans seize espèces animales différentes. Voici ses nombres :

Alcalinité (exprimée en SCK'H2) pour ler de résidu sec de sérum.

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1 Chéloniens

(') Comptes rendus

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