‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 220 sur 467 · DOSAGE DES PRINCIPAUX MATÉRIAUX DU SANG · texte numérisé non relu

DOSAGE DES PRINCIPAUX MATÉRIAUX DU SANG

le poids C de la fibrine. La 4e partie est laissée se coaguler. — Si de la quantité Bon retranche À -H C on a la quantité totale D de matières albuminoïdes existant dans le sérum, car D = B — (A H- C). Le sérum contient en effet, les albuminoïdes du sang, moins ceux des globules et la fibrine qui s'est séparée. Or si d'autre part Ton a soumisunc quatrième portion (le ce même sang à la coagulation, et si dans le sérum qui s'est produit, mi dose le poids y; de matières albuminoïdes par 100 cent, cubes, on pourra poser la proportion :

p D ,, , iooD

= — ; d ou x =

ioo X p

' On aura donc par cette équation la quantité x totale de sérum contenu dans le poids n de sang qui a donné D de matières albuminoïdes calculées comme il est ci-dessus dit. En ajoutant à ce poids x, celui de la fibrine correspondante G, on aura x-\-Ç* = poids du plasma ('). Enfin en retranchant ;r-hC de II on aura, par différence, le poids •/ des globules humides :

Cette méthode ingénieuse repose sur la séparation et le dosage du poids A des matières albuminoïdes totales des globules. Pour obtenir A, on se fonde sur cette observation qu'un sang défibriné que l'on reçoit dans 10 fois son volume d'une solution renfermant 27 grammes de sel marin par litre, laisse déposer ses globules au fond de cette liqueur salée, sans que ceux-ci perdent rien, ou sensiblement rien, de leurs matières protéiques. On peut donc, suivant Hoppe-Scyler, laver ces globules une ou deux fois par décantation, en versant chaque fois de la liqueur salée sur le dépôt des globules, et doser ensuite, en coagulant ces globules par l'alcool, la totalité de leurs albuminoïdes ainsi que la fibrine qui les accompagne et cpi'on n'a pas totalement séparée. A cette façon d'opérer, nous objecterons, d'une part, que le battage du sang fai t sortir des globules une quantité très sensible d'hémoglobine et d'autres albuminoïdes; de l'autre, que le sang des animaux les plus divers ne laissent que difficilement déposer leurs globules dans les conditions ci-dessus indiquées; enfin que dans cette méthode le poids-/ des globules rouges à l'état humide se calcule d'une manière très indirecte, de sorte que toutes les erreurs systématiques que comporte la méthode, s'accumulent sur cette donnée importante.

(*) C n'est pas le poids de la fibrine sèche mais celui de la fibrine humide, telle qu'elle se sépare du plasma par le battage. On aura approximativement ce poids en multipliant par 5 le poids de la fibrine sèche.

Méthode d'analyse de l'auteur. — (a) Dosage de la fibrine. — 30 à 40 grammes de sang servent d'abord à doser séparément la fibrine. A eet effet, on reçoit le sang au sortir des vaisseau* dans un vase de verre étroit et on le bat avec un petit balai formé d'une brancha d'osier divisée en sept à huit brins. Si Le poids du vase et de Fosiel sont connus d'avance, on aura par différence le poidsdu sang sur lequel on opère. La fibrine s'étant coagulée, après 5 ou 6 minutes on jettê le sang battu sur un morceau de toile placée dans un entonnoir, on détache mécaniquement les parcelles de fibrine adhérentes au balai on lave cette fibrine avec de l'eau, on fait un nouct de la toile et on le met à tremper dans un courant d'eau de fontaine en malaxant légèrement et de temps à autre pour enlever la matière colorante. Il ne reste plus qu'à détacher soigneusement ensuite du tissu les brins de fibrine privée de graisse, ce à quoi l'on arrive en laissant tremper quelque temps le nouet dans de l'eau pure, puis dans de l'alcool fort. On recueille alors sur toile même les brins rétractés en s'aidant de la loupe s'il le faut. Quand ils ont été contractés par l'alcool et lavés a Téther, ils se détachent très facilement. On les sèche à 110° et l'on pèse.

(b) Dosage des globules humides et du plasma. — D'autre part, on fait avec de l'eau une solution contenant par litre 12 grammes de sulfate de magnésie et 16 grammes de sel ammoniac pur et sec. On prend 30 centimètres cubes de cette solution que l'on verse dans une éprouvette et l'on tare le tout. Cette liqueur étant placée dans la glace et bien refroidie, on y reçoit à peu près 30 cent, cubes de sang frais et l'on repèse; la différence des deux pesées donne le poids du sang sur lequel on opère. Les globules tombent lentement au fond de la solution saline sans qu'il y ait trace de coagulation. Au bout de quelques heures, on peut décanter, puis jeter la liqueur sur un filtre de papier taré sec d'avance, puis pesé mouillé par la liqueur saline ci-dessus après avoir été essoré, sans pression, entre les plis d'un quadruple papier à filtre ordinaire ; on a soin de noter le poids s dont il augmente par ce mouillage. Ce filtre mouillé de liqueur salée, placé dans un entonnoir entouré de glace, reçoit donc le sang salé; son plasma filtre rapidement avec une couleur à peine rosée ou jaunâtre si l'on a bien opéré; les globules humides restent sur le filtre mêlés d'un peu de plasma. On lave deux fois ces globules avec la solution saline ci-dessus refroidie à 0°, l'entonnoir étant couvert. Quand le contenu n'est plus trop diffluenf, on ouvre le filtre et on l9 étend sur un lit épais de papier Joseph sec. en recouvrant d'un vase de verre pour empêcher l'évaporation. Au bout d'une demi-heure on pèse. On obtient ainsi un poids P qui est celui des globules humides augmenté du poids m du papier sec plus celui s de la solution saline dont ce papier reste mouillé et du poids r. de la

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