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CONDITIONS D'ACTIVITÉ DE LA PEPSINE

abondamment; mais si on laisse la pepsine! en solution, ce réactif ne donne plus qu'un louche au bout de ('» à S jouis. (/I. Gautier.)

Le phosphomolybdate de sodium en liqueur acide donne dans ces solutions un précipité assez abondant.

Les solutions de pepsines ne coagulent pas le lait.

L'analyse des pepsines a montré quelles contenaient des proportions variables d'azote (13,5 à 18 pour 100) et des sels parmi lesquels le pbospbate ammoniomagnésien est le plus abondant. (A. Gautier.)

Conditions d'activité de la pepsine — La température la plus favorable à l'activité de la pepsine des animaux à sang chaud est comprise entre 35° et 50° {von Wittich). Elle est de 36° d'après A. Mayer ('}.. Aux températures inférieures à 35°, l'action de la pepsine est diminuée, et d'autant plus que la température est plus basse; mais ce n'est qu'à 0° qu'elle est à peu près suspendue.

11 en est différemment de la pepsine des animaux à sang froid. Murisier a démontré, et Ïïoppe-Seyler a vérifié, que le suc gastrique artificiel préparé par macération de muqueuses gastriques de grenouille, de brochet, de truite, etc., conserve sa propriété protéolytique même à 0°. Le suc gastrique artificiel de brochet, d'après Hoppe-Seyler, a son optimum d'action à 20° et agit plus énergiquemént à 15° qu'à 40°.

Les solutions peptiques ne possèdent la propriété protéolytique qu'autant qu'elles sont acides. Neutralisées exactement, elles sont inactives; la pepsine se conserve dans ces liqueurs neutres : il suffit de les aciduler de nouveau pour leur rendre leur propriété diastasique. Les alcalis et leurs carbonates, au contraire, détruisent la pepsine. LangleyH a vu qu'il suffit de maintenir très peu de temps à 396-40° un suc gastrique ou une solution de pepsine alcalinisés contenant 5 à 10 pour 1000 de carbonate de soude pour détruire la pepsine. Elle est définitivement perdue, car si l'on acidulé cette liqueur, elle ne digère plus (4).

Dans les études sur la peptonisation, on emploie généralement l'acide chlorbydrique pour aciduler les solutions de pepsine dont on veut déterminer le pouvoir. Pour une même pepsine, ce pouvoir va en augmentant jusqu'à ce que la teneur en acide atteigne 2 pour 1000: pour des quantités d'acide plus considérables l'activité des solutions est d'autant moindre que l'acidité dépasse cette, mesure. On peut remplacer l'acide

(') Ces cnrHlitionsscrapporto.nl surtout à la digestion de la fibrine, et quelquefois du blanc n'œuf coagulé.

(*) Zcilscli. fur Biol. , XVII, p. 351. (3) Journal of physiology, III, p. 200.

(*] llerzen prétend (Maly's Jahresb. fin- Thier Ch., 1888, p. 193) que les alcalis ne détruisent pas définitivement la pepsine, mais que, pour rendre aux sues gastriques alcalipisés leur propriété primitive, il ne suffît pas de les aciduler ; il faudrait auparavant les faire traverser par un courant de gaz carbonique.

chlorhydrique par l'acide phosphorique, l'acide nitrique, l'acide sulfu» rique, etc. Lorsqu'on emploie l'acide phosphorique, on obtient une

action maxima pour i quantité d'acide égale à 2 pour 1000. Lu

ajoutant à une solution de pepsine des quantités îles divers acides chimiquement équivalentes à 2 pour 1000 d'acide chlorhydrique A. Mayer en Allemagne, Petit en France, ont reconnu que ces acides se rangeaienl comme il suit par ordre d'activité décroissante : acides chlorhydrique, nitrique, oxalique, sulfurique, lactique, tartrique, for4 inique succinique, acétique; les quatre premiers donnenl avec les solutions peptiques des liqueurs 1res actives, les deux suivants des liqueurs beaucoup moins actives, les trois derniers des liqueurs ped actives; les acides butyrique et salicylique ne rendent pas actives les solutions de pepsine. Les sels acides, et en particulier le; phosphate acide de soude, ne peuvent être substitués aux acides.

L'activité des solutions de pepsine est très notablement modifiée par la présence des sels. Al. Schmidt a constaté (') que 5 à 6 pour 1 0(1(1 de chlorure de sodium diminuent déjà nettement l'activité peptique d'un suc gastrique. Les iodure et bromure de potassium, d'après Putzeysj relardent considérablement la protéolyse peptique in vilro (*). Les sulfates, notamment les sulfates de potassium, de sodium, de magnésium et d'ammonium ont une action inhibitoire beaucoup plus prononcée que le sel marin ou le phosphate de soude : à la dose de 1 pour 10 000, ils agissent déjà pour retarder la dissolution de la fibrine par le sucgastrique (3).

L'acide sulfureux s'oppose à l'action de la pepsine ; les acides arsénieux et prussique sont presque indifférents. Schâfer et, Bôhm (4) ont pu ajouter à un suc gastrique artificiel 6 à 12 pour 10000 d'acide arsénieul sans modifier son activité. A Gautier. Robert Fiechter ont constaté que, pour diminuer l'action peptique d'un suc gastrique, il faut ajouter à cl suc des proportions d'acide prussique au moins égales à 1 pour 100.

Les matières amères ne rendent pas la digestion plus rapide. L'influence des alcaloïdes est nulle; le sublimé, l'émétique, n'empêchent l'action de la pepsine qu'à doses assez élevées.

La glycérine n'agit qu'au-dessus de 80 pour 1000. La saccharose permet la digestion, même lorsque la liqueur contient 16 gr. de cl sucre pour 100. Les liqueurs additionnées de 160 gr. d'alcool au litre conservent leurs propriétés digestives; à 50 millièmes d'alcool, la digestion se fait avec la même activité que si l'alcool n'existait pas. La

(') Pflûger's Archiv., XIII, p. 03.

(â) Bull. Acad. roy. de méd. de Bclg., II, p. 104 et 213. (3) Stadelmànn, Zeitsch. f. Mo/., t. II, 104 et 213. (*) Maly's Jahresb. f. Th. Ch., II. p. 303.

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