PIGMENTS URINAIRES
la cholétéline, produit d'oxydation définitif de la bilirubine (p. 564).
Une solution d'urocbroine dans l'alcool, traitée par le chlorure de zinc et l'ammoniaque, donne une belle fluorescence verte comme le l'ait l'hydrobilirubine avec les mêmes réactifs, mais moins bien marquée que pour celle dernière substance.
La solution alcoolitpic d'uroebrome soumise quelque temps à l'action de l'amalgame de sodium, puis acidulée et agitée avec du chloroforme, cède à ce dissolvant un pigment coloré en brun qui parait identique avec l'urobiline fébrile. 11 présente une raie y tout près de F et deux raies <l à droite et à gauche de D. Il semblerait exister encore d'autres variétés d'urobilines (Mac Munn)^).
L'uroclirome, ou matière colorante jaune des urines normales, provient de la bilirubine, et celle-ci, on le sait, dérive à son tour de l'hématine et de l'hémoglobine du sang. Nous avons donné les équations de ces transformations dans ce volume (p. 561). La bilirubine des excréments passe par résorption intestinale dans le sang et dans les urines qu'elle colore, après s'être totalement ou partiellement transformée en urochrome. Ce pigment représente un produit définitif d'oxydation des pigments biliaires ou hématiques et non produit de réduction, comme certains chimistes avaient été disposés à l'admettre. Les agents oxydants paraissent augmenter sensiblement l'urochrome dans les urines après leur émission.
Il est certain aussi que les pigments du sang en train de se transformer dans le foie et dans d'autres organes peut-être, peuvent donner naissance à de l'urochrome, car les urines se chargent de couleur à la suite d'extravasalion de sang ou de bile dans les divers tissus, et ce pigment continue à se produire chez les animaux qui, porteurs d'une fistule biliaire, ne reçoivent pas de bile dans l'intestin.
L'urochrome dissoute dans les alcalis et injectée dans le sang est très vénéneuse.
Pigment rouge des urines. — Outre l'urochrome et ses variétés, on trouve à l'état de traces dans les urines normales, en quantité très sensible dans les m ines foncées ou rouges, des matières colorantes
1 La malière colorante que l'on a quelquefois confondue avec l'urochrome sous le nom à'urobiline el que l'on extrail des urines fébriles, sera examinée à propos des urines pathologiques. Mac Jlunn, par le procédé ci-dessus indiqué (acétates de plomb), a retiré des urines normales ou fébriles diverses variétés d'urobilines auxquelles il donne les noms à'urohématine, uroluléine, etc. L'urohématine a été isolée par lui des urines rouges des rhumatisants. Sa solution chloroformique donne deux bandes en C et en I), deux autres en D et E, et une. bande y près de E (). 507 à 484). L'addition de soude ou d'ammoniaque à leur solution, déplace un peu ces bandes vers le rouge. L'urohématine est soluble dans l'éther et la benzine. Elle est plus brune que l'urobiline. Vuroluléine est un pigment brun ayant mêmes dissolvants. Elle es! caractérisée par deux raies <l faibles, une entre b et I), une autre près de I l''raucnliolfcr que l'ammoniaque l'ait disparaître.
que l'on sait aujourd'hui êtrë des produits d'oxydation plus ou moins avancés d'un chromogène qui n'es! autre que Vacide inàoxylmlfu* rique ou indogène, Yindican des anciens (j). Cet acide, que l'on rencontre dans presque toutes les urines, dérive lui-même de l'indol CITA/. (Cours de Chimie, t. II, 658), substance <|iii jouit de propriétés basiques faibles et qui se l'orme lorsque les albuminoïdes sont soumis à l'action des cellules anaérobies.
Absorbé par les villosités de l'intestin aux dépens des matières fécales, ou même introduit artificiellement par les aliments « liez le chien, l'indol se transforme successivement en oxindol, corps de nature phénolique, puis en acide indoxylsulfurique ou chromogène indigotique des urines. Les formules suivantes montrent les rapporte de ces substances :