ORIGINE DES COUPS PROTÉIQUES
Des réactions semblables se passent certainement clans le protoplasma des feuilles exposées au soleil. La faible proportion d'acide [litrique provenant des nitrates dissociés grâce à l'acidité du milieu est réduite sous l'influence de L'aldéhyde méthylique naissante, réaction qui donne lieu, comme ci-dessus, à la formation d'un peu d'acide cyanhydrique :
aAzOMl + 5C1N) = *mh + 3C02 + 511*0. (*)
Cette production dans les plantes d'acide cyanhydriquc ou formonitrile CAzH à l'état naissant n'est pas douteuse. Nous voyons apparaître ce corps, libre ou sous forme de cyanhydrincs, dans une foule de végétaux : fleurs et feuilles de rosacées, feuilles et fleurs de lauriers-roses, lauriers-cerises, saules; amygdalinc des amandes amères, suc de manioc, feuilles des pangiés et des lasiées (2). Mais éminemment apte à s'unir aux corps non saturés, le groupement CAzH ne saurait exister libre que dans de rares conditions. Généralement, il disparaît en se combinant aux aldéhydes qui se forment sans cesse dans le protoplasma chlorophyllien.
Pour aller plus loin dans l'explication de la synthèse de l'albumine par le protoplasma de la feuille, il faut anticiper sur ce que nous aurons à dire de la constitution des matières albuminoïdes. M. Schûtzen-
berger a démontré que leur molécule revient à de l'urée CO C ^tp et à
CO-Azll2 • de roxamide i dont les hvclro sénés ont ete en totalité, ou en
CO - AzB? J