‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 373 sur 467 · SUCRE URINAIRE. <>Ô · texte numérisé non relu

SUCRE URINAIRE. <>Ô

d'eau ('), est placée dans une burette graduée; le réactif cuprique étant porté à l'ébullition, on y verse goutte à goutte l'urine diluée tant que la [iqueur bleue de la capsule n'est pas totalement décolorée. On reconnaît que ce moment approche lorsque l'oxydule rouge se précipite facilement au fond de la capsule, et Ton s'assure de la fin de la réaction en laissanl tomber, du bout d'une baguette de verre, une trace de la liqueur chaude sur une goutte de fcrrocyanure de potassium étendu qui se colore en brun plus ou moins foncé tant (pie la réduction est incomplète. Quand la liqueur bouillante est devenue jaunâtre, ou ne colore plus le fcrrocyanure, on lit le volume d'urine diluée employé pour la décoloration. Ce volume contient 0gr,005xl0 ou 5 centigr. de glycose. Il ne reste plus qu'à calculer le poids de sucre au litre.

Employée avec les précautions ci-dessus indiquées, la liqueur cupropotassi(]ue est plus exacte que le polarimètre.

Dans les cas où, pour une cause ou une autre, la fin de la réaction est difficile à saisir, on peut recourir au réactif de Knapp. On dissout dans l'eau 10 gr. de cyanure de mercure pur et séché à 100°; on ajoute à cette solution 10 cent, cubes de lessive de potasse de densité 1,145 (28° Be) et l'on étend à 1 litre. 40 cent, cubes de cette solution déposent à l'ébullition tout leur mercure sous l'action de 0gr,l de glycose.

On prend donc dans une capsule 40 cent. cub. du réactif de Knapp et l'on y verse à chaud et goutte à goutte l'urine sucrée diluée d'un volume connu d'eau et contenue dans une burette graduée. De temps en temps on prélève une goutte du mélange, on la laisse tomber sur du papier a filtre, et l'on touche la tache formée avec une solution faible de sulfure ammonique : tant qu'il y a du mercure en solution la goutte brunit: quand ce phénomène n'a plus lieu, on lit le volume d'urine employé; il répond à 100 milligrammes de sucre.

Le réactif dit de Bœttger, modifié par Nylander, se prépare en dissolvant 2 gr. de sous-nitrate de bismuth et 4 gr. de sel de Seignette dans une solution de 8 gr. de soude anhydre en 100 cent, cubes d'eau. II noircit à chaud en présence de la glycose. C'est un réactif très sensible, mais seulement qualitatif. Il s'altère assez vite.

E. Fischer a donné pour rechercher la glycose, et en général les composés aldéhydiques analogues, une réaction qui peut être ici utilisée : On introduit dans un tube 3 à 4 décigrammes de chlorhydrate de phénylhydrazine, 1 gr. d'acétate de soude et de l'eau. On chauffe doucement et Ton ajoute un volume égal de l'urine à essayer. Si elle contient beaucoup de sucre il se fait au bout de quelques instants soit un [précipité cristallin d'aiguilles jaunes isolées ou groupées, soit des masses

(') La liqueur réductrice ne doit pas contenir au delà de 5 pour 1000 de sucre. A. Gautier. — Chimie biologique. 42

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mamelonnées. S'il y en a très peu, ce précipité n'apparaît qu'après quelques heures. Les aiguilles microscopiques isolées ou en groupe sont seules caractéristiques; elles fondent à 205°.

Lévulose. Lorsqu'une urine qui a été reconnue sucrée au réactif cupropotassique, ' examinée ensuite au polarimètre, dévie â gauche le plan de polarisation, ou ne le dévie à droite que d'une quantité trop faible <|iii ne correspond pas à la glycose calculée, on peut soupçonner que celle m ine contient de la lévulose.

On pourra la séparer, à l'état de lévulose-phénylhydrazine, par la réaction de Fischer que nous venons d'indiquer. On peut aussi en calculer la proportion par les formules qui servent dans l'industrie à reconnaître les mélanges de glucose et de lévulose.

Lactose. — Le lactose est difficile à caractériser dans les urines. Hofmeister l'a isolée eu nature de la façon suivante : l'urine esl précipitée par l'acétate neutre de plomb ; la liqueur concentrée est traitée par du sous-acétate de plomb et de l'ammoniaque tant qu'il y a précipité; celui-ci est décomposé par 1PS; la liqueur filtrée à chaud est agitée avec de l'oxyde d'argent récent pour saturer les acides chlorhydrique et phosphorique qu'avait entraînés le plomb. On filtre, on neutralise avec du carbonate de baryum, on concentre h l'état de sirop et l'on précipite enfin le lactose par l'alcool à 90°. Le liquide surnageant donne, lorsqu'on le concentre, une quantité nouvelle de sucre de lait. On caractérise cette substance par ses propriétés bien connues.

Inosite. — Pour recbereber l'inosite, on précipite d'abord l'urine par l'acétate de plomb, on filtre et l'on ajoute à la liqueur, au besoin concentrée, de l'acétate basique. Ce second précipité recueilli après 48 heures et lavé est décomposé par FPS, puis abandonné 24 h. sans tiltrer pour séparer l'acide urique; on concentre alors fortement, enfin l'on ajoute de l'alcool absolu. L'inosite qui se précipite a l'état impur est dissoute dans très peu d'eau, additionnée de 7 à 8 pour 100 d'acide azotique qui la décolore, puis de 4 à 5 volumes d'alcool et d'un volume d'éther. Elle se précipite ainsi à l'état pur et cristallisé. .Nous avons donné (Cours de chimie, t. II, p. 412) les moyens de la caractériser.

Dextrine. — Une urine dextrinique ne réduit que très difficilement et lentement le réactif cupropotassique ; la liqueur devient peu à peu verte, jaune et brune. Elle agit sur le plan de polarisation même après (pic la fermentation alcoolique en a détruit le sucre.

Pour extraire la dextrine, on concentre l'urine au 10e, et l'on ajoute un peu de potasse alcoolique et de l'alcool tant qu'il se fait un précipité; celui-ci étant redissous dans l'acide acétique, on précipite de nouveau

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