‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 420 sur 467 · SOIXANTE -DEUXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

SOIXANTE -DEUXIÈME LEÇON

MÉCANISMES DE LA VIE CELLULAIRE. — ROLE DE L'EAU; DES SELS; DES FERMENTS.

Après avoir décrit chacun des facteurs de l'organisme : principes immédiats, humeurs, tissus, etc., nous avons exposé le tableau d'ensemble .les grandes fonctions générales et fait l'étude de leurs produits sans nous préoccuper des mécanismes élémentaires qui leur donuenl naissance.

il nous reste à essayer de pénétrer ces mécanismes au point de vue chimique. Dans cette IVe Partie nous essayerons d'analyser les phénomènes qui se passent dans la cellule vivante, de façon à attribuer à chaque facteur, eau, sels, ferments, oxygène, matières plastiques du protoplasma, produits de sécrétion, substances minérales, etc., le rôle qui lui revient.

Les plantes et les animaux se conservent et, se perpétuent grâce à la suite régulière des phénomènes complexes dont la nature et la succession dépendent du plan de leur organisation générale héréditairement et matériellement transmis. Existe-t-il dans le tissu nerveux, ou ailleurs, des cellules qui portent l'empreinte de ce plan et sont comme les directrices des forces physico-chimiques et mécaniques qui seules agissent chez les êtres vivants ? A l'heure présente, la science ne saurait répondre entièrement à cette question. Ce qui est certain, c'est que les fonctions dépendent des organes, ceux-ci des tissus qui les composent, que ces derniers résultent de l'agrégation de cellules spécifiques, et que dans ces cellules enfin, les transformations qui entretiennent la vie sont de la nature de celles que nous pouvons produire dans nos laboratoires cl qu'elles dérivent, en grande partie, de la constitution chimique des principes immédiats qui entrent en conflit dans ces édifices élémentaires.

C'est donc en dernière analyse, dans les transformations qui s'opèrent dans les principes immédiats de nos cellules ainsi «pie dans le mécanisme de ces transformations qu'il faut chercher la cause des phénomènes primordiaux, de la vie.

NUTRITION; HOLE DE L'EAU. 'If

Grâce au protoplasma chlorophyllien la plante est apte à produire avec des matériaux tombés dans l'inertie chimique, des substances chargées d'énergie. L'animal se borne à assimiler ces principes qu'il ne crée pas. Mais là s'arrête la différence essentielle des deux règnes. Dans toute cellule où n'existe pas de chlorophylles, la plante, comme l'animal, emmagasine ses réserves, les approprie à ses besoins, ou les désassimile par une oxydation plus ou moins vive, par une suite de phénomènes de dédoublement fermenlatifs ou de modifications exothermiques, dès qu'elle a besoin d'utiliser l'énergie latente de ces principes à l'accomplissement de ses fonctions. La fonction chlorophyllienne mise à part, les phénomènes généraux de l'assimilation et de la dénutrition sont donc les mêmes cbez la plante et chez l'animal. Nous allons essayer d'en analyser les mécanismes.

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