‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 438 sur 467 · ORIGINE ET SORT DES HYDRATES DE CARBONE. Î · texte numérisé non relu

ORIGINE ET SORT DES HYDRATES DE CARBONE. Î

aC»7H'«0Oli + 67 0* = i6C«U'20° + i8COs + /tH:0 Stéarine. Glyooso.

11 cherche à appuyer son opinion sur diverses preuves. Dans le sommeil hibernal de la marmotte, celle-ci perd complètement ses graisses sans épuiser jamais ses hydrates de carbone, alors que chez ranimai inamtie, la glycose et le glyçogène finissent par disparaître complètement du sang lui-mêîne. H faut donc, dit le savant physiologiste, que la graisse ait fourni à cet entretien de la glycose et du glycogènc('). D'autre part il est reconnu que la marmotte augmente quelquefois de poids durant les périodes de sommeil hibernal où elle n'émet pas d'excrétions, ce que Regnauld et Reiset, qui avaient observé le fait, ont expliqué en montrant que la marmotte émet en ce temps moins d'acide carbonique qu'elle

n'absorbe d'oxygène; en un mot son coefficient respiratoire est très

inférieur à 1. Or, l'équation ci-dessus de la transformation des graisses en sucre donne, en effet, pour ce coefficient le chiffre 0,27. D'autre part l'homme en état de travail et en pleine digestion de graisses, dit Chauveau, loin d'abaisser son coefficient respiratoire à 0,70, s'il consommait ces graisses pour produire le travail, élève au contraire ce coefficient à 0,94, qui est le chiffre théorique lui-même répondant a la consommation de la glycose. Il faut donc que ce soit cette substance que consomme le muscle qui travaille. Quant à la destination des graisses, qui disparaissent en même temps mais qui, d'après ce coefficient respiratoire, ne s'oxydent pas directement durant le travail, elle ne peut être, dit Chauveau, que l'entretien de ces réserves d'hydrates de carbone ainsi continuement brûlées (2).

Versée sans discontinuité par le foie dans le sang, la glycose s'y dépense petit à petit. Cette disparition se fait dans trois conditions principales :

l°La glycose et le glyçogène sont continuellement brûlés dans les muscles durant la contraction musculaire et transformés ainsi en eau, acide carbonique et, sans doute, en d'autres corps intermédiaires (acide lactique, acide oxalique, acide butyrique) avec production d'énergie disponible;

2° Une partie de la glycose est transformée par déshydratation, dans

(1) V la preuve principale, tirée du mode .le vivre delà marmollc, rclativemenl à l'origine

,lcs hydrates de carb • à partir des graisses, nous ferons deux objections. Remarquons d'une

part mie la marmotte -'.'•vrille de temps à autre pour manger cl rejeter ses excréments duranl son sommeil hibernal. D'autre pari, elle émcl une assez grande quantité d'urine et d uree indiquanl une désassimilation importante de ses albuminoïdes pour une consommation assez minime d'oxygène. Or l'on sait que dans celle, condition les substances protéiques donnent notoirement des hydrates de carbone comme produit de leur dédoublement anaérobie.

(2) Voir à ce sujet, Ciiauveau et ses élèves. Compt. rend. Acad. sciences, t. CXX1I, p. 1098, 1103, 1109, 1244.

le foie et les muscles, en glycogène qui s'y fixe pour disparaître plus lard à son tour sous d'autres influences (Bernard);

3° Enfin, nue partie des hydrates de carbone, qu'ils soient reçus directement par l'alimentation ou produits par le dédoublement des albuminoïdes, esl changée en graisses, dînant l'étal de repus.

Quoiqu'une partie de laglycose el du glycogène disparaisse par dédoublements fermentatifs, il est difficile de ne pas admettre qu'une antre partie ne s'oxyde pas directement. L'un des témoins de celte oxydation est l'acide-aldéhyde glycuronique CHO-(CH- 0II)*C0*H , provenant de l'oxydation de ce sucre CH0 (CH-0H)4CH!(0H) :

(M^O8 + 2O = C°IJ1007 -f H80

Sucre. Ac; glycuronique.

(Ici acide glycuronique, que l'on rencontre souvent dans les urines, paraît provenir surtout des hydrates de carbone dérivés des albuminoïdes.

A côté de la glycose et du glycogène, qui sont de beaucoup les hydrates de carbone les plus répandus dans l'économie animale, il convient de signaler encore la dextrine, l'amidon, la cellulose, la chitine, etc.

La dextrine a été trouvée dans le sang, dans l'urine et dans les muscles de diabétiques. Le sucre de lait se rencontre à l'état de traces dans le lait des nourrices et en abondance dans le lait qu'elles sécrètent. Ces deux substances sont-elles des produits de transformation des hydrates de carbone alimentaires, ou peuvent-elles provenir directement des substances protéiques? Nous nous rangeons plus volontiers à cette seconde opinion.

L'amidon est fort rare dans les tissus animaux. Carter aurait trouvé de l'amidon dans la rate, le rein et le foie ; Rouget, dans les épithéliums. le placenta, l'amnios et les jeunes cellules épidermiques. On a cru le voir dans le jaune d'œuf. Dans un infusoire, Yeuglena viridis, il existe de petits granules d'une substance de même composition que l'amidon, mais ne se colorant pas par l'iode : c'est le paramylon.

Ces amidons sont destinés à subir le même sort que le glycogène.

La cellulose, si répandue chez les végétaux, n'a été rencontrée que dans quelques animaux inférieurs, l'enveloppe cartilagineuse des ascidies, le manteau des cynthées, de l&pkallusia mammillaris. des luniciers. A côté de la tunicinc, citons la chitine, qui forme la charpente des élytres et téguments des insectes. On a dit que sous l'influence des acides elle s'hydrate en donnant de l'acide acétique, et une base, la glycosamine:

2 C'W^Az^O10 + 611*0 = 4C6Hx(AzH*)0,; + 3 OH*08 Chitine Glycosamine.

La chitine est donc l'un des termes de passage des matières azotées les

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