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ACIDES NON AZOTÉS DIVERS

Acides gras en CnH2n02. — 11 est probable qu'une partie des acides gras formés dans l'économie provient indirectement d'un simple dédoublement fermentatif de la molécule albuminoïde, en passant par les hydrates de carbone qui en dérivent.

Dans les fermentations bactériennes des matières protéiques, les acides palmitique, butyrique, valérique, caproïque, les premiers surtout, se produisent abondamment et à l'abri de l'air. Les fermentations butyrique et acétique du sucre et dès alcools sont encore des exemples de la formation de ces acides sans intervention d'oxygène. Mais ces acides peuvent aussi prendre naissance par oxydation. Il est même très probable que la partie, des acides gras issus des graisses qui se dépensent dans l'organisme partout où il y a production continue d'énergie, disparaît dans le sang, après avoir été saponifiée grâce à la lipase, par une série d'oxydations successives qui les brûlent chaînons à chaînons, à l'état

d'eau et d'acide carbonique ('), en même temps que prennent naissance des acides de la série lactique C'IP'O3, et de la série oxalique Cil*"-^4. Le ferment lipolytique des globules du sang de Cohnstein et Michaëlis parait être chargé de ces oxydations.

Acides en C"H!nOs. — La présence de l'acide lactique dans nos tissus et nos humeurs s'explique par un dédoublement de la glycose ou du glycogène sous l'influence de certaines cellules, comme dans la fermentation lactique proprement dite :

C"1I'20« = aC3II«03.

Les choses semblent se passer ainsi dans les muscles durant la contraction, aussi bien que dans les reins et le poumon; dans ces deux derniers cas peut-être aussi aux dépens de i'inosite.

Mais, comme on vient de le dire, les acides lactiques peuvent résulter encore de l'oxydation directe des graisses.

Enfin le même acide lactique et ses homologues peuvent encore se produire par dédoublement des acides amidés ayant eux-mêmes les albuminoïdes pour origine. C'est ainsi que l'acide amidobutyrique peut, en perdant AzH3 par hydratation, donner l'acide 3.oxybutyrique :

AzH«-CH*-CH«-GH«-CO«H + 11*0 = AzH3 -f OH-GH*- GH'-CH^CO^

Acide amidobutyrique. Acide 5.oxybutyi ique.

et que l'alanine donne l'acide sarcolactique :

AzH*-CHa-CHa-CO*H + 11*0 = AzH3 + 0H-CH°- - CH*-C0»H

Stolnikoff a établi par expérience que dans la fermentation bactérienne de l'acide leucique OP-OH-fCHy-CO'H il se fait de l'acide caproïque, de l'acide butyrique, de l'acide acétique, de l'acide carbonique, de l'eau et un peu de gaz des marais. 11 en serait de même de la destruction par les bactéries des acides oxybutyriques et lactiques.

II est encore un autre mode de dédoublement des acides en C"H8n03. Us peuvent se déshydrater partiellement en donnant des acides de la série acrylique, puis s'oxyder en produisant des acides acétoniques. C'est ainsi que l'acétone et l'acide acétylacétique qu'on trouve dans

(') On peut se demander ce que devient la glycérine des graisses saponifiées. On ne la trouve pas dans les urines. Il est donc très probable qu'elle est brûlée. Peut être en perdant une partie de son hydrogène est-elle transformée en adhéhyde glvcérique C311G03, gui se doublant aussitôt donne une molécule C6II1206 ou son anhydride C6H,o03, c'est-à-dire dos sucres ou du glycogène. Quant aux acides gras provenant de la saponification des graisses el c'esl la principale partie en poids), rien ne démontre qu'ils puissent être changes en hydrates de carbone dans l'économie (voir p. 757).

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