RÉACTIONS CARACTÉRISTIQUES
Les acides phosphotungstique et phosphomolyMique, en solulion dans les acides minéraux, précipitent tous les corps protéiques. 11 en est de même de l'iodure double de potassium et de mercure, ou de potassium et de bismuth en présence de HG1. Ces caractères sont ceux des alcaloïdes. Une solution d'acétate l'errique, rendue alcaline par addition d'hydrate l'errique, sépare à chaud les moindres quantités d'albuminoïdes, les peptones exceptées.
Le tanin, les phénols, l'acide picrique, le chloral, l'acide taurocbolique, coagulent les albuminoïdes solubles, mais imparfaitement.
Tous les corps protéiques sont entraînés de leurs solutions par l'hydrate de cuivre gélatineux. Mélangées de la moitié de leur volume d'une liqueur saturée de sel marin, puis d'un peu de tanin, leurs solutions précipitent complètement [Girghensohn).
Le ferrocyanure de potassium mêlé d'un peu d'acide acétique précipite toutes les matières albuminoïdes solubles, sauf les peptones et la
gélatine. Ce réactif rend sensible de ^-j^ à ^'albuminoïdes.
Réactions colorantes caractéristiques. — A l'état sec les albuminoïdes se colorent en violet rougcàtre par un long contact, ou l'ébullilion, avec l'acide chlorbydriquc concentré [réaction de Cavenlou ) . Il convient auparavant de dégraisser la matière sèche en la lavant avec de l'alcool étbéré. Cette coloration n'a pas lieu avec l'hémoglobine, la chondrine, la kératine et certaines mucines.
Avec l'acide sulfurique concentré, les substances protéiques passent au rouge violacé foncé par addition de quelques gouttes de sirop de sucre très concentré (Raspail); cette réaction est due à la formation du furfurol qui peut être mis en évidence par la coloration du papier à l'acétate de xylidine (').
Humectées d'acide sulfurique concentré renfermant 1 pour I 00 d'acide molybdique, elles se colorent en bleu intense (Frôhde) en vertu d'une réduction qui n'est pas caractéristique des seuls albuminoïdes.
L'alloxane colore en rouge les matières albuminoïdes sèches des préparations microscopiques (Kramef) ; mais la tyrosine, l'asparagine, l'acide aspartique, etc., se conduisent de même (2).
Une solution d'albumine additionnée de chlorure d'or au millième, chauffée et mélangée à une goutte d'acide formique, devient rose, rouge pourpre, puis bleue, et dépose des flocons bleus foncés. Cette réaction
^extrêmement sensible (^iW^m d'albumine j rappelle la coloration, obtenue dans les mêmes conditions, de la glycose et de l'amidon (violet),
(') I,a tyrosine, le phénol cl l'a-naphtol, le thymol, la vaiiiline, la salinne, laconiférine la parcottnc, certaines ;:rais<rs el huiles, donnent aussi la réaction de Raspail (*) linll. Soc. chim., M, VIII, V.,1.
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du glycogènc (diehroïquc), des gommes (pourpre), de la leucine et des tyrosines (bleue ou vineux ), de la eréatine, de l'urée et de l'aride urique l violet). La gélatine pure donne un brun rouge.
1rs albuminoïdes se colorenl en violet avec légère fluorescence verte lorsqu'on ajoute de l'acide sulfurique à leur solution dans l'acide acétique cristallisante {Réaction d'Adamkiewicz). La gélatine et ses dérivés ne répondent pas à relie réaction : les peptones ne la donnent qu'en solution un peu concentrée. Elle paraît due aux groupements indoliques et scatoliques qui se font aux dépens de la molécule.
Une solution d'albuminoïde mêlée d'acide diazobenzolsulfonique prend une faible coloration jaune, qui, après saturation par un alcali fixe, devient orange ou brun rouge avec mousse rouge (réaction de Pelri). Additionné de zinc en poudre, ce liquide prend au contact de l'air une couleur rouge fuchsine.
Humectées d'une goutte de sulfate de cuivre, puis d'un peu de potasse caustique, enfin lavées, les albuminoïdes se teignent dune couleur violette. Ce caractère est souvent employé pour les distinguer sous le microscope.
Oxydées par l'acide nitrique aqueux elles donnent, même en dissolution et par évaporation du liquide, une couleur jaunâtre qui passe à l'orangé brun par les alcalis (réaction xanthoprotéique).
Leurs solutions, traitées par du sulfate de cuivre très étendu, puis par un léger excès de potasse, passe surtout à cliaud au bleu violacé, au violet, quelquefois au rouge clair (gélatine), ou au rose (peptones). (Réaction dite du Muret ou de Piotroiosky). Celte coloration n'est sensible que pour des solutions à ^ d'albumine et au-dessus.
Le nitrate mercureux préparé en traitant à 50° ou 60° le mercure par son poids d'acide nitrique concentré puis étendant la liqueur du double de son volume d'eau (réactif de Millon), précipite et colore à l'ébullition tous les albuminoïdes en rouge ou en rose ('). Cette réaction due à la tyrosine n'est plus sensible au-dessous de ^ d'albumme.