‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 52 sur 467 · OU · texte numérisé non relu

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2° Environ 75 pour 100 de produits moyennement solubles dans l'eau, sucrés au goût, que Schulzenberger a nommés ylucoprotéines-a. Ces substances, qu'on sépare les unes des autres par cristallisations

00 PRINCIPES PROTÉIQUES.

fractionnées, répondent à la formule générale CIFAzH)4 [n variant de 7 à 11);

3° A côte des corps précédents, on trouve 1.» a 20 pour 100 de produits très solubles dans l'eau et, l'alcool même le plus concentré, d'une saveur à la lois un peu sucrée, acidulé et désagréable, auxquels l'auteur ,|r ce beau travail a donné le nom de dileucéines. Elles répondent «à la formule générale CnHSB'sAz*0* (avec une valeur pourn de !J et de 10) :

4° Enfin un peu de leucinimide GO - (CH*)8 - AzH. 1 I . I

B. Dans l'attaque à 200" par l'hydrate de baryte, l'albumine ne

donne plus ni glucoprotéines, ni dileucéines; celles-ci se transformenl en amides plus simples. Les produits définitifs de ce dédoublement, plus avancé que dans le cas qui précède, sont les suivants :

1° Environ 3,5 de tyrosinc, pour 100 d'albumine, comme ci-dessus:

2° De 30 à 35 pour 100 de leucines en C"iP'+,Az03, aminés acides dont les plus abondantes sont : la leucine ordinaire ou acide amidocaproïque, l'acide amidovalérique et la butalanine, les deux premières surtout prédominantes. Elles se déposent tout d'abord par concentration et cristallisation des liqueurs.

Les solutions sirupeuses d'où se sont séparés les termes précédents étant évaporées puis reprises par l'alcool bouillant à 90° centésimaux, on obtient une solution C alcoolique (voir 3°) et une partie insoluble D (voir 4°).

3° La solution C alcoolique, évaporée puis traitée par l'alcool absolu, donne un peu de leucines du groupe (2°), et surtout des matières solubles, même à froid, dans Talcool le plus concentré, matières de saveur sucrée, répondant à la formule générale OfPAz2»)1 (oùn = 8 à 10). Scbiitzenberger les nomme glucoprotéines-1^ ou non dédoublables.

4° Le résidu D insoluble dans l'alcool à 90° (du 2°) est formé de sels de baryte dont les acides mis en liberté par l'acide sulfuriquc répondent aux types : CmH!mAz203 (ou m = 8 à 10) et C'''Mîm-*Azs05 (ou m = 6à8) (').

M. Scbiitzenberger appelle acides hydroprotéiques les acides en CmHSmAzsOB et acides proléifjues les acides en G"Hîm-ïAzï05.

Or ces acides hydroprotéiques maintenus à 110° ou 120° se transforment en anhydrides amorpbcs de saveur amère et désagréable répondant à la formule générale C'"IP'"-2Az'2Ol (s).

Tels sont les faits fondamentaux que révèle l'analyse immédiate du résidu fixe. Nous allons essayer maintenant de les interpréter.

(') Os acides amides sont, pour quelques matières albuminoïdes, accompagnées d'une faible proportion d'autres acides, acides glutamiquc et asparligue surtout, répondant aux types C"HM lAzOs d C^H^AzO*.

(2) Si l'on rail ni — incl si l'on divise Loul par '2. on peul représenter ces corps par lu formule générale i'."ll-"-,A/.o- (anciennes leucéines île Sclriitzenberger).

CONSTITUTION DES ALBUMINOIDES. 01

Si Ton fait m - 10, V acide hydroprotéigue correspondant sein C'IF Vz'-'0:;. Or, si Ton soumet ce corps à l'action de la chaleur, particulièrement en présence de la poudre de zinc, il perd de l'eau, de l'acide carbonique el de l'hydrogène et donne du dihydropyrrol :

C»°H80Azs0« + Zn = ZnO + 2 CO2 + 1IU + aOH'Az Acide hydroprotéiquo. Dihydropyrrol.

Cette importante constatation nous amène tout de suite à reconstituer l'édifice de l'acide hydroprotéiquo. D'une part, en effet, nous connaissons la constitution du dihydropyrrol,

U*C - CHa HC — Cil

HC Cil 011 H2C CM3

A/.II AzII

de l'autre, le dédoublement de la molécule unique d'acide hydroprotéiquo en deux molécules d'hydropyrrol prouve que celles-ci ne sont liées que par l'oxygène dans l'acide hydroprotéiquo qui leur donne naissance; de sorte que l'on arrive, pour la constitution de cet acide, h :■

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