CLASSIFICATION DES COUPS PROTÉIQUES
etles mêmes propriétés que celles des animaux, sans être toujours absolument identiques. Ces observations ont été confirmées à notre époque par divers auteurs, en particulier par Weyl (') et par S. Martin. Les plantes contiennent de l'albumine, des globulines, des vitellines, des albumoses, des peptones tout comme les tissus animaux. Nous ne séparerons donc pas dans notre classification les albuminoïdes végétaux des albuminoïdes animaux.
Les matières protéiques peuvent être divisées en quatre groupes:
1° Les matières albuminoïdes proprement dites ou matières alburniniques comprenant l'albumine, la fibrine, la musculine, la caséine et autres corps analogues en grand nombre.
Toutes ces substances, traitées par l'eau acidulée, sont susceptibles de donner à froid des dérivés acidulés, qu'on nomme acidalbumines ou syntonines, matières de même composition que l'albuminoïde primitif. Chauffées à 180° en présence de l'eau et de la baryte, elles fournissent des glucoprotéines-^ indédoub labiés et de la tyrosine. Toutes ont une composition très semblable : le carbone y varie de 52 à 54,2; l'hydrogène de 7,0 cà 7,3; l'azote de 15 à 17 pour 100.
Ce sont des principes essentiellement digestibles et assimilables.
2° Les matières albumoïdes. Ce groupe comprend les matières analogues à l'osséine de l'os, à la cartilagéine, aux fibres élastiques, aux substances épidermiques et cornées, etc.
Ces matières contiennent de 48 h 55 pour 100 de carbone, de 6 à 7,4 d'hydrogène, de 16,4 à 18,5 d'azote. Elles sont donc généralement plus pauvres en carbone et plus riches en azote que les précédentes.
Sous l'influence de l'hydratation que provoquent les acides étendus ou la baryte aqueuse à chaud, ces principes ne donnent ni tyrosine, ni glucoprotéines indédoublables, mais seulement des acides benzoïque ou phénylamidopropionique.
Ce groupe se divise lui-même en deux sous-groupes : (a) celui des matières collagènes (osséine. libres conjonctives et élastiques, etc.), qui chauffées avec l'eau se changent assez facilement en substances isomères solubles, plus ou moins gélatinisables, encore aptes à être rendues assimilables grâce aux sucs digestifs; et (b) celui des matières kératiniques ou cornées (kératine, fibroïne, spongine...) qui s'hydratent liés dilfieilement par l'eau, les acides, les bases, les ferments, ne se digèrent pas, et sont inattaquables à presque tous les réactifs. Ces derniers corps sont souvent exceptionnellement riches en soufre.
'.V Les proléïdes, substances à poids moléculaires plus élevés que les précédentes et ayant toutes ce caractère commun qu'elles peuvent
(') Zeit. physiol. Chem., t. I, p. 72.
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être facilement dédoublées, sons l'influence des acides étendus ou de bases affaiblies, en une matière albuminoïde appartenanl en général au premier ou au deuxième groupe ci-dessus, el un*' substance de nature non protéique : nucléines, lécithines matières colorantes, hydrates de carbone, alcaloïdes divers, etc.
L'hémoglobine <ln sang, les nucléoalbumines, les rnucines, etc. entrenl dans ce troisième groupe
4° Enfin, les dérivés protéiques de dédoublement, par les réactifs ou les sucs digestifs, des matières albuminoïdes précédentes.
En tenant compte de cette première division en quatre groupes principaux, et des propriétés qui permettent de séparer chacun de ces groupes en sous-gronpes naturels, nous diviserons les matières albuminoïdes dans les 12 familles suivantes-
Classification des principes protéiques en 12 familles
A. Groupe albuminique.
V Famille. Albumines, labiés par la chaleur.
Matières solublcs clans l'eau et coagu-
(a). Albumines :
Albumine d'œufs ou ovalbumine ; Serine du sang ou séro-albumine ; Myoalbumine ; Albumines végétales ; Lactalbumine.
Etc.
(b). Dérivés par coagulai ion des matières précédentes. - - Mêmes espèces que (a), mais coagulées par la clialeur ou les acides minéraux.
/ Leurs solutions ne sont précipitées ni par les acides organiques ou minéraux très affaiblis, ni par le sel marin ou le sulfate de magnésie en solutions saturées, mais bien par le sulfate d'ammoniaque en excès. Elles se coagulent par la chaleur, mais non complètement si ce n'est en liqueur légèrement acidulée d'acide acétique qui ne les précipite pasà froid. — Elles précipitent, en liqueur acidulé, par le chlorure de platine \ et par le platino-cyanure de potassium.
Ces matières coagulées parles acides ou la chaleur sont insolubles dans l'acide chlorhydrique étendu et dans les carbonates alcalins. — Elles ne se gonflent pas par les sels alcalins. — Elles se transforment liés lentement en syntonines et peptones sous l'influence des acides dilués de l'eau el de la pepsine.
2e Famille. Globulines et fibrines. — Substances insolubles dans Peau, mais pouvant entrer en dissolution totale ou partielle dans