‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 67 sur 467 · ALBUMINE D ŒUF OU OVALBU M I NE · texte numérisé non relu

ALBUMINE D ŒUF OU OVALBU M I NE

Préparation. — On obtient Vovalbumine pure par divers procédés; celui que nous allons décrire permet de préparer aussi la s&rine.

Fig. 13. — Batterie à dialyse continue do l'auteur.

Dialyse. — On jette les blancs d'oeuf battus dans un linge de toile forte et lavée, que l'on noue, et l'on fait passer sous pression la niasse glaireuse à travers le tissu dans le but d'en détruire les membranes ; on étend alors le blanc d'œuf ainsi filtré de deux volumes d'eau, on acidulé très faiblement d'acide acétique affaibli tant que la liqueur ne fait virer qu'an violacé la teinture de tournesol sensible; on filtre e| distribue la liqueur sur des dialyseurs. Ceux que j'ai imaginés (fig. 13j et auxquels j'ai donné le nom de dialyseurs continus consistent cq une batterie de 4 entonnoirs assez allongés FFFF tabulés latéralement$ supportés par un banc spécial et communiquant entre eus de lias en haut, comme le montre la figure, par les becs intérieurs /. Dans ces

ALBUMINE ET SÉRINE. 70

entonnoirs on place des filtres de papier parchemin, à plis nombreux et tient les bords dépassent celui de chaque entonnoir. C'est dans ces filtres que Ton verse la liqueur à dialyser. Par la fontaine V on fait couler eroutte à goutte de l'eau distillée. Elle passe, extérieurement aux filtres

no a

de papier, d'entonnoir en entonnoir, et se recueille en E, emportant ainsi d'une manière continue les produits dialysables qu'on peut recueillir. L'albumine placée à l'intérieur des entonnoirs F est donc mise en contact médiat par une très large surface de plis avec de Veau pure sans cesse renouvelée et la dialyse devient ainsi très rapide. On peut, quand il convient, recouvrir les entonnoirs dialyseurs d'une boîte ou couvercle en bois et verre CG et dialyser dans un courant de gaz hydrogène ou d'acide carbonique produits en A. Pour éviter toute altération Iles liqueurs-, il faut ajouter au début quelques gouttes de sulfure de carbone, ou un peu de thymol, et opérer par un temps frais. Si l'on dialyse de l'albumine d'œuf salée ou acidulée très faiblement par 1ICI, au bout de 4 à 6 jours les liqueurs extérieures ne donnent plus de louche par le nitrate d'argent. Il reste dans les dialyseurs un liquide troublé par un peu de globuline. Après filtration on obtient une solution qui possède toutes les propriétés de l'albumine primitive, mais qui est légèrement acide et presque exempte non seulement des matières cristallisables qui accompagnent l'albumine dans l'œuf (glycose, urée, sel marin, phosphates, chlorures, etc.) mais même de cette partie des matières minérales qui est faiblement combinée à l'albumine dans le blanc d'œuf ou dans le sérum. L'albumine dialysée n'est cependant pas absolument exempte de cendres. Elle laisse à la calcination de 0,3 à 0,5 pour 100 d'un résidu formé d'un peu de phosphates alcalino- terreux, de chlorures de sodium et de calcium, de sulfate calcique et de 0,05 à 0,8 de fer pour 100 de cendres.

Cette méthode de purification a l'avantage de s'appliquer à la serine du sérum sanguin. 11 faut seulement, pour l'obtenir pure, précipiter au préalable les globulincs de ce sérum par le sulfate de magnésie en poudre et en léger excès, filtrer et soumettre la liqueur à la dialyse.

Procédé de Wurtz-Gautier. — Pour obtenir l'ovalbumine pure, A. Wurtz précipite la solution de blanc d'œuf par le sous-acétate de plomb sans excès. Le précipité, lavé soigneusement et délayé dans de l'eau, est traité par V acide carbonique qui décompose l'albuminate plombique sans loucher aux sulfates, chlorures, phosphates de plomb, etc.. On filtre alors la liqueur, et l'on y fait passer quelques bulles d'hydrogène sulfuré pour enlever un peu d'albuminate de plomb soluble. Mais le sulfure plombique restant en partie en solution, Wurtz, pour s'en débarrasser, portait un instant la liqueur à 62° ou 63°, el refroidissait dès que la coagulation commençait, dans le but

Page 1