DOUZIÈME LEÇON
DÉRIVÉS AZOTÉS COMPLEXES DES ALBUMINOÏDES : COLLOÏDINE ; CHITINE. — NUCLÉINE3 PROTAGON; CÉRÉBRINES , LÉCITHINES. — PIGMENTS DIVERS
Nous décrirons dans cette leçon les dérivés les plus directs des substances protéiques, dérivés qui tout en ayant perdu les caractères généraux des albuminoïdes, s'en rapprochent par quelques-unes de leurs
i réactions et par leur complexité. Ce sont généralement des substances amorphes azotées, intermédiaires de composition et de propriétés entre les albuminoïdes et leurs dérivés crislallisables plus simples : uréides, amides, alcaloïdes, etc., que l'on décrira plus loin. Nous joindrons à
i leur étude celle de quelques matières colorantes à fonctions encore mal déterminées.
COLLOÏDINE
Les kystes ovariens gélatineux sont formés d'une multitude de petites I loges contenant, dans certains cas, une matière collant aux doigts, tremblotante, se dissolvant lentement dans l'eau qu'elle rend filante, et i dont on peut la précipiter par addition d'alcool. Cette matière parait, d'après les recherches de A. Wurtz, A. Gautier et Cazeneuve, être la même que celle qui constitue la partie principale des tumeurs dites i colloïdes (').
Si l'on chauffe à 110° avec de l'eau la matière gélatineuse en question, • elle s'y dissout et cette solution présente tous les caractères de celle qu'on obtient très lentement à froid. L'alcool en précipite abondamment îles flocons blancs qui, après lavage, se redissolvent entièrement dans I eau; la solution soumise à la dialyse pour enlever les matières minérales est enfin reprécipitée par l'alcool après concentration.
(') Bull. Soc. c/iim., t. XXII, p. 50 et 100.