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DÉRIVÉS COMPLEXES DES ALBUMHJOÏDES

La colloïdine ainsi obtenue ressemble après dessiccation à de la comme

arabique. Elle do • (difficilement lorsqu'elle a été séchée) des solutions

aqueuses, limpides, non coagulablcs par la chaleur, non précipitableij par le tanin ou par les sels métalliques et, par conséquent, entièrement exemples de substances albuminoïdes ou collagènes. Toutefois les liqueur^ contenant de la colloïdine sont colorées à chaud en rouge par le réactif de Millon. Cette réaction appartient, on le sait, à la tyrosine donl ià rapproche à d'autres égards encore la colloïdine. Sa composition centé* simale : C=46,15; 11 = 6,95; Az=6,00; 0 = 40,8. peut être, en effet, représentée par la formule C9H"Az08. qui ne diffère de celle de la tyrosine C°H13Az05 que par JPOh-O. Cette composition la place aussi à côté de la chitine, ainsi que Wurtz l'avait depuis longtemps remarqué,

11 ne semble pas douteux que cette substance se rencontre dans beaucoup de liquides filants de l'économie, et qu'elle n'ait été souvent confondue avec la gélatine ou la mucinc.

CHITINE. — HYALINE. — CONCHYOLINE. — JECORINE, ETC.

Chitine. — Il existe, dans la carapace des articulés, les trachées des arthropodes, les tendons de quelques insectes, les cellules des échinocoques et dans certains champignons ('), un principe immédiat qui répond presque à la composition de la colloïdine, mais qui en différé par son insolubilité; c'est la chitine.

Pour la préparer on épuise les carapaces d'écrevisses avec de beau acidulée d'acide chlorhydrique qui enlève les parties minérales, puis avec de la soude étendue. Le résidu décoloré par un peu de permanganate est successivement épuisé par l'eau acide, l'eau pure, l'alcool et l'éther. On peut encore dissoudre la substance décalcifiée dans l'acide concentré et la précipiter par un excès d'eau.

La chitine est insoluble dans tous les dissolvants neutres. Elle ne fond pas par la chaleur. Elle ne se dissout pas dans l'acide acétique ni dans la potasse concentrée (ce qui la différencie de la kératine) mais seulement dans les acides minéraux forts, particulièrement dans l'acide chlorhydrique froid qui ne la décompose pas. Bouillie longtemps avec cet acide concentré, elle se transforme en chlorhydrate de gïncosamine, COII-(CH.OH)4-CH2.AzH2,HCl amide dérivé du glucose. Cette transi formation s'opère mieux encore en présence d'un peu d'étain. La chitine donne près de 75 pour 100 de ce sucre amidé, accompagné d'acide acétique et d'un autre acide plus riche en carbone. 11 parait se faire en même temps une sorte de dextrine.

(») Compt. rend., t. CXX, p. 1000.

HYALINE, CONCHYOLINE. 150

En admettant pour la chitine la formule, C^H^Az^O0 (ou un multiple), ij correspond bien aux analyses : C= 46,32 ; H= 6,4; Az = 6,2, ûn explique ci' dédoublement par l'équation :

C13H2l.\z209 + 511*0 = aCII^AzO» + 0*11*0» + CO2 (') Ctiitîiiô. Gluoosamino. Acide acétique.

L'acide sulfurique concentré dissout la chitine et la dédouble de même. Versée dans l'eau, celle solution sulfurique laisse se dissoudre un sucre fermentcscible C00H,000B0.

La chitine joue dans l'économie des animaux inférieurs le rôle de l'osséine ou de la chondrine des mammifères. 11 est remarquable de voir celle dernière substance se dédoubler aussi sous l'influence des acides en un corps azoté qui réduit le réactif cupropotassiqne et donner finalement un hydrate de carbone.

Hyaline, etc. — Très voisine de la chitine, l'hyaline forme la vésii culc des échinocoques. On la préparc comme la chitine. Sa composition l'en rapproche beaucoup : C = 45,3 à 44,1; 11 = 6, 5 à 6,7; !Az = 5,2 à 4,5; 0 = 43 à 44,7.

C'est une matière translucide, opaline, que l'eau et l'alcool ne dissolv vent pas, mais qui entre en solution dans l'eau surchauffée à 150°. Elle est insoluble dans l'acide acétique même concentré. Elle se dissout dans ! les liqueurs alcalines et peu à peu dans les acides. Ses solutions préci- ; pitent par les acétates de plomb, le nitrate mercurique, l'alcool.

L'acide sulfurique, pas trop étendu, dédouble l'hyaline à peu près comme la chitine, en donnant un sucre incristallisable dextrogyre.

Krûkenberg a extrait des cartilages hyalins de certaines éponges I la chondrosine ou spongine; des vers, la spirographine; des nids d'hii rondelles comestibles, la néossidine, etc., substances similaires aux précédentes. Tous ces corps se ressemblent par leur solubilité clans les ;i alcalis affaiblis dont les précipite l'acide acétique; tous donnent un -sucre réducteur C6IP0°, par ébullition avec les acides ; tous sont insolu- I hles dans les sucs digestifs. Ces principes doivent donc être rapprochés de la chitine, du chondromucoïde et de la mucine

Conchyoline. — C'est la substance organique des coquilles de i gastéropodes. On la préparc en faisant digérer ces coquilles dans l'acide chlorhydrique, lavant le résidu et le portant à l'ébullition avec de la potasse caustique : la conchyoline reste insoluble.

Elle se dissout dans les acides minéraux concentrés et chauds, qui la décomposent en donnant du glycocolle, de la leucine, mais pas de tyrosinc ni de glucosaminc. Elle ne répond ni à la réaction de Millon, ni à

. (') Lobisch propose l'équation 2 Cl5H*8Az2010 + 11*0 = 4 C9H13AzOB + 3 C*H*02. - Zalacostaa donne à la spongine la formule C^H^Az^O17 [Comf1, rend., CVH; 252).

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