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L'oxyde de cacodyle offre un réactif trés-sensible à l'ëgard de l'acide anédieux et ruurnil un moyeu aussi simple que sûr pour dislini;uer l'arseDic de l'antimoine dans les recherches de diiraîe légale. Que l'on liailâ l'enduil noir obtenu par l'appareil de Uorïii, avec de l'eau aérée,
à chaud et jusqu'à dissolulioui que l'on ajoute de la potasse et de l'acide acétique, et qu'on évapore à sec, on obtiendra un résidu qui,
chauffé dans un tube de verre, exhalera la détestable odeur de l'oxyde de cacodyle. — L'oxyde d'antimoine n'offre pas cette réaction.
L'oxyde de cacodyle peut également servir à découvrir un acétate dans une dissolution, en ajoutant à celle-ci de l'acide arsénieux et de la potasse, puis évaporant et calcinant dans, un petit tube {/ig, i079). L'addition de la potasse est nécessaire, parce que l'oxyde de cacodyle ne se produit qu'avec les acétates alcalins (1).
Fig, 1079. — Essai des acétates au moyen de la
potasse et de Tacide arsénieux. Radicaux or|^«Bi«iic«.
— Tous les faits précédents découverts, en 1842, par M. Bunsen, conduisent donc à faire admettre que le cacody-e, qui est formé par une molécule d'arsenic combinée à une molécule organique, se comporte, dans toutes ses réactions, comme un élément métallique, comme un radical composé qui doit prendre sa place dans le groupe des métaux. Voilà, certes, un fait des plus curieux et des aperçus nouveaux, que les découvertes ultérieures de MM. Loe\?ig et Schweizer, Breed, Caho^rs et Riche, Frankland, etc., ont fortifiés.
Ainsi, ces chimistes sont parvenus à produire d'autres radicaux composés métalliques, le stannéthylium, le stilbéthyliumj le bismuthylium, le zincéthylium, etc., qui, homologues du cacodyle, se prêtent, comme lui, à la formation des composés binaires et salins, et fonctionnent absolument à la manière du potassium ou des métaux simples.
(1) L'odeur qu'exhalent le cacodyle et tous ses dérivés excite immédiatement des vomissements chez les individus délicats ; elle affecte principalement le système nerveux lorsqu'on demeure soumis, pendant un temps un peu prolongé, à son influence. Ce n'est qu'avec le cyanure de cacodyle que de graves symptômes d'empoisonnement sont à craindre; ce composé répandu, même à dose trèsfaible, dans l'atmosphère, peut occasionner des vertiges, une surdité momentanée, et même des syncopes. Ce n'est donc qu'avec infiniment de prudence qu'il faut toucher et préparer les composés du cacodyle. Le célèbre auteur de leur découverte a montré un rare courage dans l'étude si longue et si pénible qu'il en a faite. Il faut être excité par un véritable amour de la science pour entreprendre et accomplir des travaux aussi repoussants et aussi dangereux*