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quelle OD >e déborrsMe, au moins en Irès-graDda partie, de cette prétendue gomme. Lei deux agents néceuaircs à la deElruclion des matières agglutinalives (od( l'humidité et la chaleur; voici comment on les fait inlervËnir.
■*■!■■>«« da 11p. — On pratique souvent le rouissage en étendant lei plantes sur le pré et les retournant plusieurs fois par semaine, jusqu'à ce que la teille ou Classe se détache avec Ikcllité de la partie ligneuse Ickéneuotté) au haut de la lige où elle adhère le plus. Ce mode de rouissage, qui dure de trente à quarante jours, est certainement le plu* Économique; mois il ne convient que pour les produits textiles de faible valeur.
Plus habituellement, on opi^rc par immersion dans l'eau, en enfonçaDt les boites de lia dans l'eau courante d'une riviirrc ou d'un ruisseau, ou dans l'eau d'un étang ou de cures en maçonnerie djsposâc; de manière que la masse de l'eau se renouvelle lentement au moyen d'uD faible courant ayant entrée pai- un bout cl s'écliappant par l'au-
tre exii-emité (/Fp. 1092), enfin dans l'eau dcrmanle de fosses ou cuves creusées en (erre el qu'on appelle Toutoirs.
Dans tous les cas, on recherche les eauK douces, pures et surtout non ferrugineuses. On laisse les bottes enfouies jusqu'à ce que le ruuissngo soit terminé, ce qui exige un temps vorlable, suiiant la saison et létal des tiges. La fermentation qui se développe au sein des tiges accumulées , transforme la pectose en pectine qui se dissout, et en acide peclique insoluble qui reste fixé mécaniquement au<t fibrilles; l'eau se colore en mdme temps qu'elle se putrëlie, cl laisse exhaler des gaz infects, qui s(mt souvent la cause de maladies contagieuses dans les lieux environnants. Il y a une production bien constatée d'ammoniaque ; il se l'orme
donc alors un peu de pectate et probablement de métapectate ammoniacal; de là la coloration particulière des lins sortant des routoii*s (I).
Le rouissage dans une eau qui peut se renouveler sans avoir un cours trop rapide, est celui qui convient le mieux ; les tiges ont alors une belle couleur jaunâtre qui leur donne beaucoup de prix ; il n'y a plus d'exhalaisons aussi fortes que dans le rouissage à Teau dormante, et les fibres courent moins le risque d'être attendries par une fermentation trop active. Sur les bords de la Lys, en France et en Belgique, en Hollande, où Ton rouit de si grandes masses de lin, on donne la préférence à ce mode de rouissage. Les lins qui en proviennent sont presque blancs.
Le rouissage est une opération bien plus agricole qu'industrielle, léguée traditionnellement et dans sa simplicité primitive aux générations actuelles, telle que l'exécutaient déjà les Celtes, les Scandinaves, les Scythes et môme les Germains, à l'époque de la conquête des Gaules. La culture et la préparation du lin étaient du domaine des femmes chez ces peuples, et c'est d'eux, au rapport de Virgile, que les Romains les reçurent.
Suivant M. Rapsaël, la production et l'extraction des fibres linièrcs se seraient introduites dans les Flandres, dés le troisième siècle avant l'ère chrétienne, par l'invasion des hordes bai*bares venues des bords de la mer Noire, qui elles-mêmes les avaient probablement reçues de l'Egypte et de l'Inde.
Après nombre d'essais infructueux, à l'aide d'agents chimiques de toute sorte, pour rendre le rouissage plus prompt et moins destructeur, Soubeiran a reconnu, le premier, qu'un séjour de 72 à 96 heures seulement dans une eau maintenue à la température de -+- 32<> suffît pour effectuer la séparation des fibres de la tige, beaucoup plus complètement que par tout autre moyen. Ce fait a servi de base au procédé mis en pratique en Amérique sur une très-grande échelle par M. Schenck, et que deux Français, MM. Bernard et Koch, ont importé, en le perfectionnant, en Irlande, particulièrement dans les environs de Belfast.
Ce procédé a été introduit en France, il y a une vingtaine d'années, par MM. Scrive de Lille, qui l'ont grandement amélioré. Il a été exploité à Dunkerque, à Dordrecht (Hollande), à Gand, à Bouvignes près Namur, mais partout il a été abandonné, parce que, d'une part, il est trois fois plus dispendieux que le rouissage ordinaire, et que de l'autre, la filasse qui en provient est plus sèche au toucher, plus cassante et que son aspect offre moins d'éclat et de soyeux.
Les essais qui ont été entrepris, plus récemment, pour rouir le lin au moyen de la vapeur d'eau, à une ou plusieurs atmosphères, n'ont
(1) J. Kolb, Recherches sur le blanchiment des tUsus^ !'• partie (mémoires *de la Société des sciences de Lillo pour Tannée 1868, 3« série, 6* volume, p. 397).
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point abouti, à cause de la trop grande dépense, et parce qu'une températare supérieure à 85^ concrète les matières azotées et gommo-résineusesy et altère la solidité de la fibre.
En résuméy de tous les procédés de rouissage expérimentés jusqu'à ce jour, il n'y a de vraiment bons que ceux qui pi*ocùdent par immersion dans l'eau, c'est-à-dire les procédés ruraux, tels qu'ils sont en vigueur dans les Flandres, et d'après l'opinion de tous les filateurs, des chambres d'agriculture et de commerce, en France, comme en Angleterre, le rouissage des lins dans la Lys est préférable à tous les autres sous le rapport du rendement, de la finesse et surtout de la qualité des produits.
Op^imtl^ns ■técasi^aes «a*oi» fait subir «a Un roui. — Après le rouissage, opéré de quelque manière que ce soit, on fait sécher les tiges, et, pour en détacher les fibres textiles qui n'y adhèrent plus que très-faiblement, on opère, à la main ou à l'aide d'inslrumcnts fort simples, des travaux purement mécaniques qui prennent les noms de macquage ou maiUage^ dHécan'jiige ou teillage, de pdgnage ou serançage.
Pour m€u:quer le lin, on l'étond^ après l'avoir passé au peigne, sur uno aire plane, puis on l'écrase à grands coups avec uno pièce do buis dur, nommée battoir (fig. 1093-1094), dont le dessous porte des cannelures prismatiques à
Fig. 1093. — Battoir pour le lin. Fig, 1094. — Fuce iDréri*;uri- du battoir.
arêtes arrondies et dont le dessus est armé d'un manclio courbe qui sert à la manœuvrer.
Quand le lin est maillé d'un côté, on le retourne de l'autre cl on le trait*' do la même manière; on enlève ensuite les poignées^ on les secoue pour «mi détacher les débris do chènevotte, et on en fornirî d'is pa<jUots (ju'on soumet (!usuite à Yécangnge ou teillnge.
Cette nouvelle opération se pratique au moyen d'une espèce de couperet ou hachoir mince en bois dur et lisào, dit écnugue (fig, U)Oô), plat, muni par li) haut d'une sorte de tète qui lui donne plus de poids. L'ouvritir prend, daii^ la main gauche, autant de lin qu'il peut en tenir, le passe dans l'écliancrun*. d'un» planche verticale de 1",32 de hauteur {fig, 109G), l'étend sur le bord inférieur taillé en biseau, puis frappe verticalement dessus avec récan;;iie (pi'il tient du la main droite. Il roule, retourne et frappe ainsi sa poignée juvju'ù ce que la chènevotte sôit déuchée, et qu'il ne reste que la soie.
,B beaucoup de p»ïs, on remplace 1» trairall à 1» main par Vicangagt u
Fig. 1097. — Hachiof de Bonnloii-QiitiiiC]' pour le teilL>g« du lin.
Les Hbres une Tais isolée», on les passe, pour les purger de quelques débris de tiges, entre les pointas en Ter d'un autre instrument qui porte \<t nom do peigne on de serait, et qui ne diffère de celui qui sort k égrener que parce i|ue les pointes sont plus ou moins rapprochées tes unes des autres, selon le degré de llnesie que l'on veut donner \ la Blasas. Le peignagt ou serançage a, en effet, aussi pour but de démËlar la teïtle, de la r«rendro, c'est-k-dire de la diri-