DU COTON
sde, placé dans un bftti, au-dessous d'une trémie b dans laquelle on met le coton brut à égrener. La paroi c de celle-ci, en regard du cylindre, est formée de barres métalliques inclinées et espacées de 4 mîllim. entre elles constituant ainsi un grillage dont les intervalles correspondent aux lames de scies circulaires. Lorsque le cylindre a est en mouvement, il attire le duvet au moyen de ses dents, tandis que les graines tombent de la trémie sur le plan incliné d et sont ainsi conduites an dehors. Les filaments soyeux sont enlevés par le mouvement de rotation d*un second cylindre e, garni de brosses qui dépouillent et nettoient les scies du cylindre a et font tomber le duvet sur la table inclinée ^, d'où il se rend dans un espace g réservé au fond dubâU.
C'est ici que l'art des machines vient très k propos au secours de l'industrie. L'Indien, encore réduit à ses bras, emploie toute une journée pour éplucher 500 gram. de coton. Aux États-Unis, un seul Saw» gin ou moulin sciant de Whitney, dirigé par un homme et formé d'environ 80 scies^ peut nettoyer de 2000 à 2500 kil. de cosses de coton par Jour, avec une dépense d'environ 2 chevaux de force. Le seul reproche qu'il y ait à faire à cette machine, c'est qu'elle déchire les longs filaments du coton.
Variété commerciales. — Le coton varie beaucoup et sous divers rapports. Sa couleur est blanche, jaune ou rougcâtre. Ses fibres sont plus ou moins soyeuses, plus ou moins fortes, et leur longueur n'est pas toujours la même. En ayant égard à ce dernier caractère, on range les nombreuses vanétés commerciales en deux grandes classes : les iongne^ soies^ dont les filaments ont une longueur de 0",0202 à 0",019, et les courtes soies qui n'ont que 0",014 à 0",025. Ces derniers ne sont jamais aussi fins, aussi soyeux, aussi élastiques et aussi forts que les premiers.
Les Étals-Unis produisent les plus beaux cotons longue soie et courte soie. Avec les premiers, on fabrique les tissus les plus fins, les belles mousselines, les tulles, les percales. Les autres s'emploient pour les étoffes grossières et de finesse moyenne; ils conviennent pour les indiennes.
Le Brésil ne fournit que des longues soies qui servent pour les élofi'es de moyenne finesse demandant de la solidité (calicots, madapolam, bonneterie).
L'Inde et le Levant donnent des longues soies et des courtes soies.
Chaque espèce de coton se divise en trois qualités :
1« Première ou fleur de marchandise; c'est la plus longue, la plus belle, la pins propre, celle qui donne le moins de déchet. On la réserve pour la chaîne.
2*" Qualité marchande; elle est ordinairement employée pour la trame.
3* Troisième ou qualité inféneure; elle sort aussi pour la trtme, mais pour des étoffes plus grossières.
88 SOIXANTE-UNIÈMB LÇÇON.
En général, on doit prëréror les espëcee qui sont les plus pures, les plus nettes, car lorsque le colon est malpropre, rempli d'ordures ou gâté par l'humidilé, il ee fllo mal, donne un déchet considërablc, se blancbit dirScilement et prend ma] la teinture.
CARACTiRBS P&YSIQUES ET CBIHIQUES DES FIBRES TEXTILES VÉGÉTALES
La structure organique des filaments végélaui offre des différences aiseï tranchées pour qu'il soil possible, lorsqu'ils n'ont pas été soumis à des manipulations ou t des torsions trop énergiques, d'en reconnaître l'origiDe au mojen du microscope.
Dans le coton, par exemple, h l'ëtat de croissance, tel qu'il existe dans la capsule avant son ouverture, les filaments velus apparaissent, sous un grossissement de 400 fois, comme des tubes membraneux, creux, cylindriques, sans cloisons transversales, formés à leurs deu\ extrémités ; mais ils s'aplatissent plus ou moins A. mesure qu'ils mûrissent et se deesfichent. Ce sont alors des espèces de rubans irréguliers, tordus sur euit-mémos, dont la surface est marquée de stries ou de points noirs inégalement disséminés; les parties plates sont transparentes, el, de chaque cdié, il y a une lisiiTe semblable à un ouriet. Le diamètre aplati de ces poils varie, selon la qualilé, de ^ à ^ de millj-
mèlre. La figure 1107 représente la structure du colon deSeaMandou gtorgie long.
Le chanvre ofTre des tubes creux, cylindriques, rigides, ouverts par les deux bouts, dont la Burlace est lisse comme celle d'un tube de verre, mais présentant quelques traces noires, irrégulières, el des intersections opaques ou des nœuds accompagnés do petits filaments qui figurent asseï bien les racines advcnlices de certaines plantes^ ce sont les débris du tissu environnant {fig. 1 108).. Le diamètre de cet tubes varie de il^ à JL de millimètre.
Quant au lin, les tubes ont la même organisation, saul que leurs