‹ Lecons de chimie élémentaire (volume 3)Chapitre 45 sur 114 · SUBSTANCES MINÉRALES. SUBSTANCES VÉGÉTALES · texte numérisé non relu

SUBSTANCES MINÉRALES. SUBSTANCES VÉGÉTALES

Brique pilée, Sciure de bois de chône, Bois de campôche,

Coques d'amandes, — do santal,

Son, — de sapan,

l'icorce dite de pin, Bois d'acajou ;

Ocres rouge et jaune, Sable jaunâtre, Argile ou terre argileuse jaunâtre.

— de Brésil,

— jaune, etc..

Garance ayant déjà servi

On reconnaît les premières au moyen de l'incinération des ga-

2 1/2 à 3 décilitres d'eau ordinaire échauffée à -|- ^0<», le coupon de calicot mordancé et la garance pesée avec soin. On fixe un thermomètre dans le bain-marie, et on chauffe celui-ci avec assez de lenteur pour que Teau ne parvienne à + 75<» que dans l'espace d'une heure et demie, mais en évitant surtout les alternatives de température. Au bout de ce temps, on met un excès de sel marin dans l'.eau du bainmarie, et on pousse à l'ébullition qu'on entretient pendant un quart d'heure. — On retire ensuite les échantillons, on les rince à Teau froide et on les sèche.

On partage chaque coupon teint par moitié. L'une est conservée telle quelle, l'autre est soumise aux avivages suivants. On passe en hypochîorite de chaux à 1 /4 de degré, à la température de + 35% pendant cinq minutes. On lave avec soin. On donne successivement deux eaux de savon pendant cinq minutes, l'une à -|- 40®, l'autre à -f- 60«, en employant 2 grammes i /2 de savon blanc par litre d'eau. Apr^s rinçage parfait, on avive dans une eau de savon légère, à laquelle on a ajouté quelques centigrammes de bichlorure d'étain. On termine par un nouveau savonnage qu'on commence à -j- C0° et qu'on pousse jusqu'à l'ébullition. On lave, on rince, on sèche avec soin, et alors on compare. La garance qu'on essaie est d'autant meilleure qu'elle fournit une nuance plus rapprochée de celle qui est propre à la garance type.

Quelles que soient les poudres végétales qui aient été introduites par fraude dans les garances, que ce soit des poudres tinctoriales ou des poudres inertes, elles ne peuvent jamais induire en erreur sur la véritable valeur tinctoriale du mélange, attendu que les couleurs qu'elles fournissent et qui saturent les mordants, en même temps que la matière rouge de la garance, ne peuvent résister, comme celle-ci, à l'action des avivages ; elles lâchent, comme l'on dit, dans les bains de savon et de sel d'étain, et il ne reste, en définitive, sur les tissus que la couleur due à la garance. Les avivages sont donc nécessaires surtout pour faire connaître la solidité et la vivacité des nuances obtenues.

Quand on procède à l'essai des garances d'Alsace, de Hollande, de Belgique et de toutes les autres garances jaunes (Silésie, Banat, Rhin, mer Caspienne), bien différentes de celles du comtat d'Avignon et du Levant, en ce qu'elles ne renferment presque pas de carbonate de chaux et ont une réaction franchement acide, il faut ajouter dans le bain de teinture de la craie, 1/5 environ du poids de la poudre, autrement les couleui's obtenues n'ont aucune solidité et ne supportent pas les avivages. Cette addition est indispensable dans les pays où, comme en Alsace, les eaux sont exemptes de carbonate de chaux. Ce fait a été signalé pour Id première fois par Hausmann (1). En Normandie, où les eaux sont très* calcaires, cette précaution n'est pas nécessaire.

(1) Voici dans quelles circonstances carieuses Haasmann décoavrit l'influence avantageuse de la craie dans la teinture en garance d'Alsace. Cet habile indus-

DE LA GÂHANCE.

III. M. Pernod, d'AiignoD, a indiqué, en tS.')8, un moyen assez prompt <Ic rcconnalIrG la nature des poudres linctoriales inlraduiles Ti'audu- Icuscment dans les garances el les garancines.

On plonge, pendant une minute, une reuille de papier blanc de 10 à IH cenlimdlres carrés dans un bain faible de bîchlorure d'i'luin (I). On pose ensuite telle feuille sur une lame de verre ou sur une assietle, cl on la saupoudre, à l'aide d'un lamis, de la garance à bout d'une, demi-heure, on remarque sur loua les points du papier occupÉs par les parcelles de bois étrangers les colorations suivanles :

Des points rouge-cramoisi avec le bois de Brésil,

Des lâches de couleur violette avec le bois de campOche,

Une coloration jaune avec le bois de Cuba, etc. ; tandis que les parties du papier correspondant A. la poudre de garance ne conlrflclent qu'une Ifgtre couleur jaune.

On opère de la mi?me manière pour recmnaître les substances as- Iringeules, sauf qu'on humecte le papier, non plus avec du bichlorure d'Ëlain, mais avec une dissolution ancieune de couperose, puis, après

trîelivsit.cn nTJ, bnoucn,dansle fauliourg Saïnt-Hlliire Ht sur lï petite rivièra de Robpc, uD établissement où il préparait de très-tiesux roai^s d'Andrinople, et confeclionnait des indiennes itcnt les couleurs vives et brillantes rlTalisslutit avec celles de ScliQle d'Augsbourg, dont tes produits en ce genre étalent les plus renommés h celle épo'[iie. Ayitit, quelques années après, tmnsporlé son industrie su Logeltiacb, près de Colmsr, il éprouva les plus grandes difScuItés pour teindre les mêmes rouges, quoiqu'il Dmptoytt toujours les lotnie* mordants. Poss^ilaiit do profondes cunnaiiBinces cliimiqucs, HsusiD&nn ne tarda pas h trouver La causa de cette singularitâ. Il reconnut que la nature des eaux du LogelbicU diffère beaucoup de celle des oani de Itoucn. en ce qitc ces dernières contiennent en dissolulîan du carboniio de chatii, dont les preniiërci sont dépourvues. Partant de cette idée que la girance renferme un acide particulier qui iToppose & la fixation Intime de ses parties colorantes sur les tissus cliargés d'aJumlne et d'oiydo de Ter, il pensa que le carbonate de ciiaux dos eaui da Rouen a pour vflct utile de saiurer cet odde, «ans nuire & lu matière colorante de la racine, et, pir une conséquence toute naturelle, il songes i restituer aux eauKdu LogelbafUInselqui leur minquti, en introduisant dans les cbaiidîèresds teinture une certaine proportion de craie. Le succâs conflrnia ses prévisions théoriques, et, dès Inrsi il obtint des couleurs gsrancéos aussi bL-lloset aussi solides que celles qu'il avitii prépsrées !t flonen. Celte particularité fut bleiilât connue (les autres indlenncurs, qui proDlèrent de la découverte de Hausmann, et l'addition de cnie aux bains de teinture a 6lé continuée (jiie qu'on a fait usage des garaiKea d'Alsace (Lettre de J.-M. tlouammu à Berlhollet, 2Ï juin 171)1. Annales de chimie, I. X, p, 3!0).

Que fllt-il arrivé, cependant, si Hausnisiin. dépourvu d'rnstruétion chimique, ii'ebt pu découvrir la véritable cause de la miuraise réus^to de tes opératiuns au Logelbicht lîiie branche importants d'industrie eût été sans doute perdue pour les ftibrlques do l'Alsace, on au moins «fil été pour longtemps arrêtée dsns son développement. Nouvelle preuve de l'utilité pour les industriels de connaître exactement 11 nature et les propriétés des agents auxquels ils ont recours pour les travaux du blanchiment, de In teinture et de l'indienne.

(1) Ce réactif bb prépare avec 10 parties d'i^tain, ÎS d'acide ««otique el && d'acide chlorliydrique. La dissolution est étendue de dcus fois son volume d'eau. Giaanoin. — IV. It

2 1/2 à 3 décilitres d'eau ordinaire échauffée à -|- 30% le coupon de calicot mordancé et la garance pesée avec soin. On fixe un thermomètre dans le bain-marie, et on chauffe celui-ci avec assez de lenteur pour que Teau ne parvienne à 4- ^^^ Que dans l'espace d'une heure et demie, mais en évitant surtout les alternatives de température. Au bout de ce temps, on met un excès de sel marin dans l'eau du bainmarie, et on pousse à rébullilion qu'on entretient pendant un quart d'heure. — On retire ensuite les échantillons, on les rince à l'eau froide et on les sèche.

On partage chaque coupon teint par moitié. L'une est conservée telle quelle, l'autre est soumise aux avivages suivants. On passe en hypochîorite de chaux à 1 /4 de degré, à la température de + So», pendant cinq minutes. On lave avec soin. On donne successivement deux eaux de savon pendant cinq minutes, l'une à + 40«, l'autre à -f- 60®, en employant 2 grammes i / 2 de savon blanc par litre d'eau. Apr^s rinçage parfait, on avive dans une eau de savon légère, à laquelle on a ajouté quelques centigrammes de bichlorure d'étain. On termine par un nouveau savonnage qu'on commence à -j- C0° et qu'on pousse jusqu'à l'ébullition. On lave, on rince, on sèche avec soin, et alors on compare. La garance qu'on essaie est d*autant meilleure qu'elle fournit une nuince plus rapprochée de celle qui est propre à la garance type.

Quelles que soient les poudres végétales qui aient été introduites par fraude dans les garances, que ce soit des poudres tinctoriales ou des poudres inertes, elles ne peuvent jamais induire en erreur sur la véritable valeur tinctoriale du mélange, attendu que les couleurs qu'elles fournissent et qui saturent les mordants, en môme temps que la matière rouge de la garance, ne peuvent résister, comme celle-ci, à l'action des avivages ; elles lâchent, comme l'on dit, dans les bains de savon et de sel d'étain, et il ne reste, en définitive, sur les tissus que la couleur due à la garance. Les avivages sont donc nécessaires surtout pour faire connaître la solidité et la vivacité des nuances obtenues.

Quand on procède à l'essai des garances d'Alsace, de Hollande, de Belgique et de toutes les autres garances jaunes (Silésie, Banat, Rhin, mer Caspienne), bien différentes de celles du comtat d'Avignon et du Levant, en ce qu'elles ne renferment presque pas de carbonate de chaux et ont une réaction franchement acide, il faut ajouter dans le bain de teinture de la craie, I/o environ du poids de la poudre, autrement les couleurs obtenues n'ont aucune solidité et ne supportent pas les avivages. Cette addition est indispensable dans les pays où, comme en Alsace, les eaux sont exemptes de carbonate de chaux. Ce fait a été signalé pour )d première fois par Hausmann (1). En Normandie, où les eaux sont très* calcaires, cette précaution n'est pas nécessaire.

(1) Voici dans quelles circonstances curieuses Hausmann découvrit l'influence avantageuse de la craie dans la teinture en garance d'Alsace. Cet habile indus-

DE LA GAKANCG.

111. ,M. Pernod, rt'AïignoD, a indiqué, en 1838, un moyen asîCï de reconnaître la naliire des poudres linclorialcs inlruduiles IVauclii- JcuEement dans le& garances el les garandues.

On plonge, pendant unenainule, une feuille de papier blanc de 10 i IcicGnlimétres varrC's dans un bain Taiblc de bichlorured'i'taiu (Ij.On pose ensuite cette Teuille sur une lame de vei're ou sur une assîelle, et OD la saupoudre, à l'aide d'un tamis, de la garance à essayer. — Au bout d'une demi-heure, on remarque sur tous les points du papier occuptiii par les parcelles de bois ëtrangets [es colorations suivantes ;

Des points rouge-cramoisi avec le bois de Grésil,

Des taches de couleur liolctle avec le bois de campi^clic,

Une coloration jaune avec le bois de Cuba, etc. ; tandis que les parties du papier correspondonl i la poudre de garance ne contractent qu'une Ifgtra couleur jaune.

On opère de la m^me manière pour recinnaitre les substances aa- Iringentes, sauf qu'on bumeule le papier, non plus avec du bicblorure d'élaiu, mais avec tmc dissolution ancienne de couperose, puis, après

lrlelavatt,oii 1773, ïRouen, dans le faubourg Sïinl- H ilaire et sur la petite rivièi'e (la Robpc, on établissement oli it préparai! de très-beaux ronges d'AndrinOpIe, el ton faction oait des indiennes ilant les couleurs vives et brillantes rïiallsaieiii avec celles da Scbûle d'Augsbourg, dont les produits en ce genre étaient les plui rcnoDimét à cette opaque. Ayant, quelijups années après, transporté son industrie nu Logelbach, prËs de Colœir, 11 éprouva les plus grandes difficultés pour teindre les infimes rouges, quoiqu'il employAt tonjourg les mêmes mordants. Possédant de profoadas connaissances chimiques, Baiismann ne tarda pas & trouver In cause de cette singularité. 11 reconnut que la nature des eaux du LogolbacU difttre beaucoup lio celle des eau» de Rouen, en ce (|ne ces dcrnièn-s contiennent en dissolution da carbonatn de cIihui, dont les premières sont dépourvues. Partant de cette idée que la grtrance renferme un acide particulier qui a'oppose ft la BtBIion intime de ses panios coloranlas sur les tissus chargés d'ûumine et d'oiyde do fer, il pensa que le carbonate de chaux des eaax An Rouen a pour effet utile de saturer col acide, sans nuire à la matière coloranta de Li racine, nt, par une conséquence toute naturelle, il songea & restituer aux eaux du L^ogellNU'ii le sel qui leur manque, en introduisant dann les cliiudî^res de teintare une certaine proportion de craie. Le succès con H rmu ses prévisions théoriques, et, dès lors, Il obtint des couleurs garancées aussi belles et aussi aoliites qne celles qull avnit prépart^es il Rouen. Cette particularité fut bîenii'it connue des autres indieiinciirs, qui proflièrenl de In découverte do llausmann. et l'ailditioD de craie aux bains de teinture a été continnée tant qu'on « Tait usage des garances d'Alsace [Lettre de J.-M. Ilausmana à Berlhollel, 33 juin i71i[. Annales de dilmie, t. X, p. 33U).

Que fCit-ii arriva, cependant, si Hausmann, dépourvu d'instruction chimique, I^U pu décenvrir la véritable cause da la mauvaise réussite do les opérations jelbadtl ijne brenclie importante d'industrie eût été sans doute perdue IB hbrlques de l'AIsnce, ou nu moins eût été pour longtemps arrïtéo a développement. Nouvelle preuve de l'utilité pour los indusiriuis de con- E^xacteaient la nature et les propriétés des agents auxquels ils ont rvcoui-s nés travaux du blanchiment, de la teinture el de l'indienne. (I)Ce réactif se prépare avec JO parties d'élsin, î.S d'acide aiotiquo et i5 d'acide cfalorlijdrlque. La dissolution est étendue do deux fois son volume d'eau. Ci»npn. — IV. 15

prompt ^^H

de8sicca(ioD,avecde l'alcool reclJQé.AprùB un quart d'heure, on aporçoîl [rèi'bien sur tous les points du papier occupas par lus parcelles ùe la poudre osIringeDle des lâches d'un noir bleu d'autant plus intense que la inalifrc Bjoulée est plus riche en tannin. La garance pure ne communique au papier qu'une coloration rouille ou brun clair.

Le procédé de M. t'ernod n'est qu'une modiflcalion de celui qu'on suit depuis une vingtaine d'annÉes dans les laboraloirea de Normandie, l.à, on pèse 3 grammes de giirance ou de garuncine, on verse dessus ao grammes d'eau distillée chaude et on laisse iiifuseï' Jusqu'à refroidissement, en remuant souvent. On flilrc cl, dan» le liquide clair, on cherche la présence des bois colorants (Campf^che, Lima, bois Jaune) au moyen du bichlorure d'élain, celle des matières astringentes (sciure de chQne, entrait de châtaignier Burloul) par le sulfate de perovydc de Ter. Cette méthode est peut-être encore plus commode et plus certaine que celle de M. Pernod.

BiBBladca K«r>Roiu«a> — La qualité des garancïncsvocio à chaque instant, non-seulement de fabrique k fabrique, mais miîmc d'une livraison à l'autre de la mOme maison. Vcàci comment on doit procéder i l'essai de co produit.

On lève des échantillons & même les barriques qui arrivent, en ayant soin d'étiqueter au fur et à mesure et de bien boucher les (laçons où on les renfeime, alin d'évîler qu'ils ne sèchent, ce qui occasionne, ea été surtout, une bonification de 3 à (ipour 100 en peu de jours, à cause de l'eau qui s'évapoie.

On prend une pièce de calicot imprimée en bandes, rouge, violet, puce et grenat (le noii' est inutile, attendu que toutes les garanctnes le font lr6s-biea), dégomméccomme d'habitude et séchêe. On en coupe autant de décimètres qu'il y a degarancines à essayer, et on marque les morceaux en leur Taisant des entuillas avec les ciseaux, entailles qui correspondent aux numéros des llacons.

On pèse H','JO ou 2 grammes de bonne garancine connue, qui doit servir de type, et quant aux garaucines ti essayer, on en prend I, '.', 3, i,S, 6, T, 8, 10 pour 100 de plus ou de moins de li',gO nu 3 grammes, Eclun qu'elles coûtent I, 2, 3, 4, etc., pour 100 de moins ou de plus que la garancine type. A mesure qu'où pèse les échantillons, on les met chacun dans un bocal à large ouverture d'un dcmi-lilre, avec 2 décilitres à S dëcil. tli d'eau addîlioimée d'ucide oxalique dans la proportion de 15 centigrammes par litre (I). Les bocaux reçoivent des numéros correspondant aux échunLillons de garaucines et de tissu. T)n les place au baîn-marie dans une chaudière en cuivre 6. fond plat, on y introduit, quand la température est à + 30°, les morceaux de calicot imprimé, puis on teint comme pour les essaie de garancepur teinture, en réglant

lux trj^s-nl-

DE LA GAnANCE.

to feu de manière à monler de il degrés par quart d'hcute jusqu'à Vébullilion qu'on maintienl pcndiiiil quinze minulea. Pendant tout ce temps, on agile les échantillons avt>c des baguettes de verre utin de teindre uni, aulrement on a des places foncées, d'autres plus claires, car, pourbien juger une garuncinc,i) ne raulpnsquole mordant soit saturé.

Aprâsla teinture, on relire le plus vile possible les toiles des bocaux, on les rince à l'eau et on les bal, puis on les sf clie, ou bien encore auparavani on lej passe pendant cinq à sept minutes dans un bain de son à -l-'^^*- Quand ils sont secs, on lea compare, et l'on parvient ainsi h estimer uussi exactement que possible les valeurs lînclnriiiles relatives des gartmcines.

En opérant avec des calicots qui présentent A U fois des bandes mordancées pour rouge, liolcl, puce cl grenat, on voit immédiatement et d'un seul coup si les garancincs peuvent servir avec le même avantage pourloulcslescouleurs, ou quelles sont les nuances pour lesquelles elles peuvent prérérublement convenir. Toutes les garancines, en elfe*, ne donnent pas les mêmes nuances avec la mûme richesse et le mûme éclat. Telle espace Tait de beau rouge, moia de vilain violet; telle autre donne du puce ou du violet magiiiGque, et fournit un rouge brun et terne.

n est rare, toutefois, qu'on puisse Juger d'une garancine par un essai fuit dans une seule espèce d'eau. Ainsi les garancines Tabriquées pour Cire employées dans des cnut chimiquement pures, c'est-à-dire celles qui ont été lavées à Troid jusqu'à ce qu'elles soient parfaitement neu' très, rendent beaucoup moins de colorant dans une eau calcaire, alors même qne celte dernière a élé corrigée par l'addition d'acide oxalique ou acétique ; tandis que les garancines qui retiennent des traces d'acide conviennent mieui pour les eaux calcaires que pour les eaux pures.

EM*la «la 1» fl«nr de fcaranre. — On détermine la valeur de la pear de garance par le procédé indiqué puur la garance, avcccette seule

différence qu'on prend moitié moins de fleur. Maïs les essais en jielit no corresponâenl pas toujonrs aux réeuliats obtenus en grand, parce que la quantité d'oau employée dans le premier cas étant huit foh pliii grande que dune te second, l'action des matières ëlrangi^ros solubles e[ de Tncide sulfuriquc que renferme Ibrt souvent la /Teur de garance, par suite d'un vice de prëparalian, est moins sensible.

M. de Schceffer propose dnnc de rechercher avant tout si la flenr de gnranco A essayer est compldlensent débarrassée de toutes matii^rca solubleB dans l'eau. Son moyen est des plus simples; il suDIt de Taire macérer avec de l'eau distillée quelques grammes de fleur et de filtrer.

Si la fleur est de première qualité, l'eau de macération est peu colorée cl complètement neutre aux papiers réactifs; elle ne précipite pas l'aiCH tale de baryte et ne prend qu'une légère coloration i-ose, lorsqu'on 1 chauife avecde l'acide luiruriquo; jaundfre, avec l'acide chloriiydriqui

Dans le cas ou le produit à essayer est de qualité inférieure, l'eau de macdralion est sensiblement colorée; elle est plus ou moins acide et ' précipite par l'aiotale de baryte. ChaulTécavec de l'acide sulfurique ou lihloiliydrique, elle prend une teinte verte IrOs-prononcée. — Une flntr ■legarance qui présente ces cnrac titres doit Ôtro absolument rejeléc.

DES MATIÈRES TINCTOHIAI.ES (scite).

Soutitini. — Des bois de CimpËclie. de Brésil et de SiiiUt. — Cnrlhame ou fafraiium, — itouge viSgétsl. — Liciion» tiiicloriaux diu Orsei/Us lie mer M OrKitlndt Ifi-e. — Acides roi orabli;» qu'ils con tiennent i conrersîoii do Muxd en niillère violette ou Orcéme. — frépKratïuii de Vurteitle commerciale,

Bola de C*mpAebe,

C'est le tronc d'un grand arbre épineux, de la famille des légumineuses, YHemaiaxylum Crniiieckianum (fig. 1163), originaire de la haie de Cainpfche, au Mexique, d'où il tire son nom. Il croit en abondance dans toute l'Amérique méridionale, notamment â la Jamaïque, à Saint- Domingue et dans les outres Antilles {I).

n; Le i;smpEcha fut întrodiiii un Europe, peu do temps «prés la décoaTerted* l'Amériiiiie, par lus Espagnols, qui la désignaient soui te nom àe palo camperhio. Il devint en u»ge en Anglaierre et dans toat le Nord, soua le règne d'Ellnbelh : maïs comme il ne donnift pas des coulcnrs solides, son emploi fut défendu, vers 11 vingt-lroisiÈmo année de ce règno, aoas pi'inp d'amende» Iritfiiriei, eton lllbrùlBr tout celui qui ae trouvait dîna le royaume. On l'appelait .»lor*6oùnoic,ioWrf'i;Hfc. Ce n'est qu'un siècle iprès.danslaquatoriièmoaiiiiûe il>i règne de Churles II, qu'on parvint b rendre les nuances plus solides, et que la ptuliilillion fut leTée.

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