‹ Lecons de chimie élémentaire (volume 3)Chapitre 96 sur 114 · AUTRES MATIÈRES ASTRINGENTES · texte numérisé non relu

AUTRES MATIÈRES ASTRINGENTES

Raelne de Ménaphar. — Dans les teintureries d'Allemagne, on emploie, depuis plusieurs années, la racine du nénuphar blanc pour

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remplacer la noix de galle, le sumac et autres matières astringentes qui donnent des olives, des gris et des noirs. On 8*eQ sert avec avantage pour économiser la garance et le quercîtron. Les noirs au nénuphar sont plus solides que ceux au campôche ; les gris sont bien plus beaux et plus solides que ceux obtenus avec les autres astringents. Cette racine renferme aussi une matière colorante jaune, qu'on peut fixer sur le coton au moyen de l'alun.

Racine de noyer. — La matière colorante de la racine du noyer se fixe solidement sur la laine, qu'elle colore en fauve sans le secours des mordants.

Écorece d'eane et de châtal|pnler. — Les écorces ^'aune et de châtaignier ont été employées pendant longtemps pour produire les noirs, les gris et les brunitures sur laine.

Au Kamtschatka, on se sert de la première pour teindre en jaune orangé, pour tanner et teindre les peaux en rouge. En Allemagne, "elle est encore utilisée dans la teinture en rouge, sans doute en place de noix de galle.

La décoction de châtaignier, rapprochée.à 20^ de l'aréomètre, dite extrait de châtaignier^ forme encore, dans le commerce lyonnais, l'objet d'un débit considérable; elle produit pour la teinture des soieries, avec beaucoup d'économie, un noir d'une belle nuance et d'une grande solidité ; elle est aussi très-employée dans la fabrication des lustrines, et pour engaller les cotons que l'on doit teindre en rouge des Indes. Quant à l'extrait sec de châtaignier, les fraudeurs l'introduisent dans les garancines.

M. Michel, de Lyon, a pris, en d860, un brevet d'invention pour le tannage des cuirs au moyen de l'écorce de châtaignier, qui serait, d'après lui, bien préférable au tan ou écorce de chûne. C'est ce que Leuchs avait déjà dit en 1829.

Fruité astrlni^ente. — Plusieurs fruits sont riches en tannin et appliqués, comme astringents, soit au tannage des peaux, soit à la teinture en couleurs foncées. Tels sont surtout :

i^ Les Myrobaians (par corruption myrobolans) des Indes orientales, produits par des arbres du genre Terminalia, Le commerce en reçoit de Calcutta quatre espèces distinctes. Les myrobolans citrins sont les plus communs ;

2<» Les gousses de libidibi ou dividivide l'Amérique interlropicale et des Antilles ifig. 1230), provenant de l'arbuste qui fournit le bois connu dans les teintureries sous le nom de brésUlet {Cœsalpinia coriaria ou CouUcria tinctoria). La saveur si astringente de ce fruit semble devoir le placer au même rang que la bonne galle d'Alep. On l'emploie en Angleterre pour le tannage des cuirs. On en fait un grand commerce

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