‹ Lecons de chimie élémentaireChapitre 102 sur 134 · DES BRONZES · texte numérisé non relu

DES BRONZES

plalAt le zinc qu'il renferme, décompoie alors ce sel d'étun ; le linc ae djuoat en réduisant l'oiyde d'éuin, qui abandonne sur cliaque morceau de liiton une couche irËs-niince et unirormo de ion métal. C'e«t donc un nouiel exemple de cet précipilationi mélalliquei dont je tous ai entretenus dtns les génénlitéi anr les métaux.

3, Br«B(M. — Un autre alliage, non moins utile que le précédent, est celui qui porte le nom de Bronze ou d'Airain. Il ee compoK essentiellement de cuivre et d'élain ; mais presque toujours il reoferme accesioiremént plusieurs autres métaux, tels que zinc, fer et plomb. Il est beaucoup plus dur et plus Tusible que le cuivre; mais les proportions de ses deux métaux essentiels varient suivant les usages auxqueU on doit l'oppliquer. Voici la composition des principales espèces de bronzes du commerce :

■uumt. Cuiin. Êttin. Fer. Zinc. Plumb.

SMtues 90,10 9,au • ■

Canons de gn» calibre 00,iO 9,90 • n a

— de petit calibre .... 93,00 7,00 ■ <• s

Cloche* 18,00 î;>,oo »

Cymbales et ta m ums 80,00 20,U0 ■ ■ »

Timbres de pendule. 7I,0:i 17,00 !,00 » »

Miroir* de télescope ei.KO 31,00 » » ■

Médaille? 90,00 3,âO u 0,aO qq. million.

Monnaie de cuivre actuelle. O'>,00 *,00 u 1,00 »

Sous blancs de la République 86,00 14,00 tracct. Incct.

Sous Jaunes de la République 90,00 4,00 Id. Ed. •

Monnerons sous Louis XVI. 97 kOS 1,5 ï I • 1,3 & I a Doublage des navires (bonne

qualité) 9j,30 4,10 incu > O.GD

On croit généralement que les cloches anciennes renferment des métaux prf deui et surtout de l'argent, qu'on aJODtait k l'alliage pour embellir le son. P» un habitant de Boueu ne uiel eu doute que la cloche iTargcnt du beffroi de la Grosae-Horloge n'en renferme une grande quantité, comme semble l'indiquer MO nom. Elle n'en contient cependant pai une parcelle, ainsi que Je m'en suii assuré. Voici, en effet, la composition des deux clocbes de ce beffroi, fondues an douiième siËcle par Jelian d'Amiens, ainsi que celle d'autres cloches ai

CuiTre

EUin

a6,oo

76,10 îî,30

Plomb

IraiM.

'TRENTE-CINQUIÈME LEÇOiN.

t bibilement pkrti de U crédulité i

eommeni les fandeim d'iutretois ti lean contemporûns.

LoTB du baptême d'une cloehe, lei paminB et d'autres gens pleui, qui ^poi^ Uient en oSrtnde h la ptrolue la quantité d'argent néceuaira pour embelUi' le son de la cloche, étaient invités k plonger dans le Tour, et de leurs propret mains, le métal précieux qu'ils consacraient i cette opération. Hais le trou a, le haut du lourneau Ifig. 61S), et par lequel se Taiaait eetta intro-

bninte

duction, i^taiE pratirjué directem<.nt au-dossus du Tajer b, et par conséquent 1res éloigné de la sole c du Tour sur laquelle les matières étaient mises en fusion Il I ésultait de U que la totalité de 1 argent au lieu d fitro introduite dans le bain de bronte hquéflé, tombait immédiatement dans le fo] cr coulait et allait se rassembler dans le cendrier d, d'où tes adroits fondeurs s'empressaient de le retirer, une fois la cérémonie terminée et l'atelier désert.

Les tam-lamiet les cj'mbales, inventés par les Indiens et tes Chinais, qu'on n'avait pu Jusqu'ici fabriquer en Europe, malgré les essais de d'Arcet, parce qu'on ne connaissait pas complètement tous les détails de l'opération, pourront l'ûtre aujourd'hui, grAca aux documents recueillis 11 Shang-Hsl par U. Champion et aux expériences de M. Riche. A froid l'alliage des Chinois et des Turcs est cassant comme du verre, mais au rouge sombre, il se travaille comme te fer oa le brome d'aluminium. Le secret des Urlentaui consiste donc dans un martelage \ cliaud prolongé pendant plusieurs heures et dans la iitmpe opérée commecelle de l'scier. On réchauffe et on martËle à plusieurs reprises les feuilles métalliques jusqu'à ce qu'elles soient amenées !l l'épaisseur convenable, avec la forme voulue pour obtenir le plus de sonorité ; on en relève les bords au marteau et on trempe l'instrument une seconde fois ;' il peut alors résister aui chocs vigoureux qu'un lui fait éprouver en s'en servant dans les orchestres.

L'alliage dos médailles et des monnaies subit également l'opération de la trempe afin de pouvoir résister, sans se briser, aux chocs du balancier.

L'usine d'imphy (Nièvre) livre au commerce, depuis IB3!i du bronza laminé qui sort, à la place du cuivre rouge, pour te doublage des navires et pour les planches !i graver.

3. HklUeeliort. — On fabrique depuis très-long Icmps eu Chine, eu Allemagne et en Fronce, depuis 1819, un alliage de cuivre, de nickel

DU UAILLECHORT. 543

et de zinc, qui imite aeseï bien l'aient de vaisselle, dont il a la blaocheur, l'éckt, lu durelé et presque l'iDaltérabilité h l'air. Il est trëalODore ; on l'emploie à faire ifne foule d'ustensiles de ménage : théières, gobelets, couverts et services de table, garnitures de couteaux et d'armes, objets de sellerie, boites de montres pour l'exporlatioo, éperons, etc.

L'allif^e de Chine porte le nom de toutemgue et de cuivre blanc ; celui d'Allemagne s'appelle PakfUtig et argentan; enfin celui qu'on prépare à Paris a reçu les noms da mailUchori et de mtldixor.

Voici la composition de ces divers alliages :

l>aliruiigchinoisautautenague(l}' 55 33 17 î 3 •

Autre «,8 lô,6 Wfi » » »

Cuivre blaiic des Chinois 10,4 31,6 35,i n !,S »

UailtecliDrL [ran^s le plus pur. 50 18,75 31, 3â s * »

Pakfung parisien eS l.*! 33 s • >

Autre 6; 16,8 13 0,î 3.*

ArgenUo) d'Alk'migne pour couverts 50 3a la » B »

Id-, pour gamiuire de couteaux. &5 32 23 » > a

Id., pourUminer 60 30 30 u u ■

Id., pour sellerie, éperons, etc.. 57 20 20 u i> 3

' Alr^nide de Paria 50 20 30 u " »

Nouvelle monnaie de Belgique. . . '5 30 5 u a a

En raison de la forte proportion de cuivre que ces alliages renferment, les vases qu'ils servent à TabriqueT exigent de grands soins de propreté et d'attention, car ils peuvent communiquer des propriétés vénéneuses aux liquides acides et aux substances grasses qu'on y luisserail séjourner. D'après M. Lïebig,

L'insalubrité de l'argent de vaisselle étant repi'ëseiitée par 0 1/2

C^le du msillecbort le sera par 1

Celle du cuivre par 7

Celle du laiton par H

Le maillecbort français est vendu 7 francs le kil. Un couvert uni en cet alliage ne coûte que 6'',50.

Les objets en maillecbort, frottés de temps en temps avec de la sanguine, conservent leur couleur blanche et leur éclat. On met le maille-

(1) En Chine, le loutmagut est un objet de commerce itaport*nl avec les Indiens, qui l'allient au cuivre pour Taire des ustensiles de ménage. ]l est probable que c'est de ce mâme alliage que se servent les Halais pour fabriquer leurs belles lames d'acier damssaéus, dont U veine blanche et brilltmie eat composée de nickel et da cuivre, le line l'étant Yolutilisé pendant les chanfl^s. Suivant H. Lander, le cuivre blanc, beaucoup plus riche en nickel que le toutenague, est employé excluaivenient par lea Chinais ; l'exportalion en est Interdite.

chort en couleur, en le trempant dans un mélange de 100 parties d'eau et de i 4 parties d'acide sulfarique.

Le maîllechort prend très-bien la donure, et ce termeU est beaucoup moins coûteux et plus solide que le vermeil d'argent. On trouve dam le commerce de l'orfèvrerie un grand nombre d'objets, couverts, garnitures de couteaux, etc., qui sont en maillechort vermeille par h méthode électro -chimique. On l'argenté aussi très-bien, et, en Allemagne, on confectionne les couverts, les ustensiles de cuisine, les objets de table et de luxe avec du maillechort recouvert d'une couche épaisse d'argent pur qui le rend complètement inattaquable. Ce maillechort argenté est ce qu'on appelle Chinasiiber ou argent cAûioit, NeusUber^ PerusUber.

Comme le maillechort peut être facilement confondu avec l'argent au deuxième titre (c'est-à-dire contenant 200 de cuivre et 800 d'argent), il est nécessaire de vous indiquer la manière d'en faire la distinctioa.

Vous mettrez sur la pièce suspecte une goutte d'acide azotique : si c'est du maillechort, l'action se manifestera vivement par un bouillonnement coloré en vert; si, au contraire, c'est de l'argent, la dissolution aura lieu plus lentement, et l'endroit présentera une tache noire. Pour lever tous les doutes, ajoutez une goutte d'eau salée quand l'action de l'acide aura cessé; si la pièce est d'argent, il se fera un trouble blanc très- manifeste; si c'est du maillechort, la couleur verte persistera avec une légère altération, et il n'apparaîtra aucun trouble blanc.

M. Sonnois, fabricant à Paris, confectionne une foule d'objets avec un alliage qu'il appelle argent anglais, remarquable par sa blancheur et sa ductilité. Ce n'est autre chose qu'une sorte de maillechort, qu'il vend 14 francs le kilog. en lingots, et 15 francs en fils, plaques ou baguettes.

Un autre fabricant de Paris, M. Moussîer, fabrique des objets Avec un alliage qu'il appelle métal anglais et qui parait être le métal hrUannia et le mock-argent des Anglais. Cet alliage se compose d'étain, de cuivre, de zinc, d'antimoine, de nickel, de bismuth et de tungstène.

Clinquant. — Oripean. — Le Clinquant est une lame de cuivre doré ou argenté, amincie par le laminoir. VOripeau est tout simplement du cuivre réduit en feuilles minces par le môme moyen. L'un et l'autre sont souvent colorés et protégés par un vernis transparent. Le premier sert à augmenter le brillant et l'éclat des galons, des rubans et des broderies ; le second est appliqué sur les statuettes de plâtre, les cartonnages, le bois, le papier, et une foule de petits ouvrages d'agrément. C'est l'argent et l'or des théâtres.

Bronzei de conlenr. — Les poudres métalliques, connues sous le nom de Bronzes de couleur, servent dans la peinture à l'huile pour donner aux surfaces un ton doré agréable, dans l'art du relieur, dans

Page 1