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DU PLOMB

la fabrication des toiles cirées et des papiers pcintt, comme ausd pour bronzer le plAtre, le bois, les objets en fer et en zinc. On les prépare Irés en grand à Paris, à Londres^ mais surtout en Allemagne, notamment ô Fùrih et à Nuremberg, On se serl, pour cela, des rognures ou épiamrfs de cuivre, de brome et surtout de laiton, Umiuâs très-fm, qu'on chauffe à des degrés divers pour leur donner des couleurs spéciales. Ces rognures sont broyées sous des meules avec une certaine quanlité de mélasse ou de miel. On lave ensuite la pâte avec de l'eau chaude, on jélte sur des filtres et on fait sécher. Suivant la nuance des -poudres obtenues, on les désigne sous les noms de bronze florentin ou tramoisi, bronze dori rouge, bronze doré pâle, bronze blanc, bronze verl. On les délivre par paquets de 30 grammes.

Ce qu'on appelle IV d'Allemagne en coquilles, et qu'on emploie pour le coloriage des estampes très -communes, est encore du laiton, du clinquant ou de l'oripeau broyés, délayés dans de l'eau de gomme et étendus dans des coquilles, comme on le pratique pour l'or véritable et pour l'argent,

Db Plomk.

HIaioriqae, — Dès l'origine des sociétés, le plomb ligure au nombre des métaux usuels, dans les Indes, en Chine, eu Assyrie, en Phénicie, en Egypte, chez les Hébreux. Cela s'explique aisément pat l'abondance de SCS minerais et la facilité avec laquelle on peut en extraire le métal. Non-seulement on savait le laminer, c'est-à-dire le réduire en tables, en I^mes, en feuilles, ce que permettait son extit'me malléabilité (1), mais on l'employait déjà & la purification de l'ar et de l'argent natifs, ainsi que plusieurs passages des Livres saints le démontrent (2). Les alchimistes le décorèrent du nom de Saturne, soit parce qu'ils le regardaient comme le plus ancien des métaux, soit parce qu'ils lui attribuaient la propriété d'absorber et de détruire en apparence tous les autres métaux, comme la Fable disait que^Saturne, le père des dieux, avait mangé ses enfants.

Va^fea. — Les usages du plomb sont trës-multi plies et assez généralement connus. Vous savez tous, Messieurs, que réduit en lames d'en-

(1) Nombre da fstu prouvant bien que les anciens avaient su, de bonne heurOj réduire le plomb en feuillsti et en tirer parti, soit pour écrire dessus, soit pour recouvrir leurs monomenu. Ainsi la cuirasse et Is bouclier d'Agamemnon étaient orn^s do bandes de plomb. Pauaanias fait mention des livres d'Hésiode, écrits sur des lames de ce métal. Dion Cassius nous apprend que le consul romain Hirtius, assiégé dans Hodène, fit tenir des avis écrits sur des lames da plomb à Décimus Brutus, qui lui répondit par le mâme moyen. Job faisait des vteul pour que ses discours fussent gravés sur le plomb ; et, si l'on en croit Pline, les actes public» furent consignés dans des volumes composés de feuillets du mSme métti, On a trouvé, dans la province d'York, en Angleterre, des lames de plomb sur lesquelles était gravée une inscriplion du règne de Domitien

(1} Eiecb., iin, tS. — Jerem., vi, 3B.

GlIARUlH. — 11- s S

viroD 4 milliiDËIres 1/2 d'épaisseur, on l'emploie & couvrir les édificu ; qu'on en fait des tu^ux de conduite, des goulliëres, des réservoirs, des chaudières, des chambres dans lesquelles on fabrique l'acide sulfarique; qu'on le moule en balles de différents calibres, et qu'on le convertit en graius plus ou moins fins pour l'usage de la chasse. Il remplace avec avantage le soufre pour le scellage du fer dans la pierre. L'exploitation des mines d'or et d'argent en réclame de grandes quantités. Enfin, presque tous ses composés Jouent un rOlc important dan* les arts et la médecine.

Iït«t Mk(«rcl. — Si l'existence du plomh natif est encore fort doaleuse, en revanche on connaît plus de vingt espèces minérales dont il est la base ; les plus communes sont te phosphate, l'anéniate, le sulfate, le carbonate, et surtout le sulfure qu'on rencontre en filons, en amas (fig. HW), en couches dans les terrains cristallins ou granîtoîdes de toutes les régions du globe.

Fig. Si«. — Hincni de piomb en am» diui lei lemini d« Iruuilioii.

Les pays d'Europe les plus riches en mines de plomb sont l'Espagne, l'Angleterre, la Hongrie, la Prusse, le grand-duché de Bade, la Bavièrerhénane, la Sa\c, le Hariz, la Silésie, le Itémont, la Toscane. La France est assez bien partagée sous ce rapport ; elle renferme des gîtes trèsnombreux de sulfure de plomb, dont plusieurs ont été exploités par les Romsins ou au moyen âge ; ils sont situés principalement dans les départements du Finistère, d'Ille el-Vilaine, du Puy-de-DAme, de la 1«zère, de la Haute-Loire, de la Loire, de l'Isère, des Hautes-Alpes et du Gard; les plus importants sont ceux de Poullaouen et du Huelgoël (Finistère), de Ponlgibaud (Puï-dc-Dûme) et de Vialas (l.oîùre). Les deux Amériques sont très-riches eu mines de plomb (Potusi, dans l'Amérique du Sud; Étals du Missouri, de l'IIlinoîs, du Wisconsiu dans l'Amérique du Nord, etc.).

■airarc de ploHb o« («Udc. — Le sulfure de plomb, PhS, vulgairement nommé Galène, fournit à lui seul plus des 91)9 millièmes du plomb livré au commerce. Il est ri.>connai:>sable à sa couleur grise, son

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