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DES OXYDES DO PLOMB

Lonqu'on fond du mtasicot ou de la tithtirge d&ng un creusel de lerrc,

celui-ci ne tarde pas à être troué, parce que l'oxyde de plomb, en s'unii-

sant ^ l'alumine et à la eilice du creutel, Torme des seh ln''t-rusiblei

qui se figent ensuite sous forme de verre Irès-éclalant.

Une autre propriété spéciale à la lilliarge, signalise pour la première foii par H. P. Leblanc, c'est d'absorber, pendant sa fusion, l'oxjgëne de l'air, à la manière d'un corps poreux, el de le laisser dégager pendant son refroidissement. Nous retrouverons la môme propriété dans l'argent el le platine.

Oiyde roace de plaMk •■ HIbImm. — Chauiïé dans l'air à une température inrérieure à son point de fusion, le massicot perd sa cou~ leur jaune el devient rouge orangé; il se trouve alors converti en un oiyde salin qui porte dans le commeroe les noms d'Oxyde rmigt df. plomb et de Minium. Celle conversion s'explique de la manière sui- ■ vante : une partie du proloxyde enlève à lair de l'oxygène et se change en bioxjde, PbO', de couleur puce ; celui-ci s'unil intimement au restant du massicot, et il en résulte alors un véritable sel, ainsi composé :

C'est là le minium, pourvu d'une belle couleur rouge. Et ce qui prouve qu'il en est ainsi, c'est qu'en le traitant par de l'acide azotique faible, on obtient, d'autre part, une poudre de couleur puce qui n'est aulre chose que du bioxfde, el de l'autre une dissolution d'azolale de protoxyde de plomb.

Le bioxjde de plomb a tous les caractères d'un acide, aussi l'appellet-on plus généralement dans les laboratoires acide plombique.

D'après cela, le minium peut être considéré comme un fhtnbate de proloxi/de de plomb, dont la composition la plus habituelle, indiquée plus haut, se représente par la formule : PbO',2 PbO,

Fabrlcalloalnitaatrlclle du mlalam. — La Tabritalion de ce composi-, doTil l'Anglelcrre * eu pendani longtemps le monopolu, comprenil deux opérations distinctes qai se succèdent i Is pretnière convertit le plomb en maisùoi ou protoxyde jaune, et la seconde cb»ngecB dernier en minium.

On choisit la plomb le plus pur, et surtout le moins cuivreux possible. On In mec en fusion sur la sole un peu concave d'un four i. réverbère {fig. liôSJ sur les c6té* duquel sont deux foyers placés au niveau de la sole. La lempéilture ne dépasse pas S'O* alln de ne pas fondre l'oxyde jaune sate qui se produit, et on favorise l'oxydation du métal en l'agiunt continuellooiont avec un long rtteau «n fer [fig, 664). De temps en temps, on repousse dans le fond du four, avec la plat du rileau, la couche do massicot formée, pour que la surface du plomb soit toujours en contact a vec l'air. La calcînation de 300 liil. de plomb dans ces conditions dure ordinaire menl 1! d 15 heures.

La masse oxydée est broyée entre deux meules, avec U concours de l'eau.

556 TRENTE-CINQUIÈME LEÇOH.

passée t traven un Umis méUlUque très-serré, pour aéparer les psrticnlei de plomb qui ont échtppé à l'oiydition, puis déliyée sous on courant d'eao qui emporte l'oiyde et vi le déposer dins des cesses. Les pftrties méulliques plu»

pesBnies se déposent les premières, et donneni un produit (son des ouTriers) qu'on soumet plus tard à un nouveau grillage.

Les caisses de la laverie reçoivent des dépfil» de lAassicot d'autant plus ténus qu'elles sont plus éloignéea des tiiiti ou moulins. On recueille ces pri>duits sé-

Flff. BU. — mipai

parement, et los plus fins sont convertis en minium; mais avant on les (ail sécher dans l'étuve c qui est placée au-dessus do ta voûte du four do calcination. Api'ès la dessiccation, on passe la poudre, qui s'est pins ou moins agglomérée, sous un lourd cylindre de fonte renfermé dkins une grande boite fermée de tous

CétéB.

Le massicot est alors réparti dans des cuvettes de tâle ou de fer battu, p3u profondes, d'une capacité ds 7 à S kilngr. environ. On introduit ces cuvettes pendant la nuit dans le four où l'on a cakiiié le plomb pendant la journée, afin de profiter de ta cbaleur acquise ; on ferme toutes les ouvertures et on abandonne l'opération Ik elle-même. Unii portion du massicot, en absorljant une nouvelle duse d'oiygènc, se change on bioiyde, ot c'est celui-ci qui par sa combinaison avec le double de son poids de protoxyde constitue le minium, qui apparaît le lendemain avec une couleur rouge-jauniltre.

On lui fait acquérir des tuns de plus on plus riches en le soumettant k de nouvelle» chauffes dans les mêmes conditions do température ;c'est de laque viennent les dénominations commerciales de minium à un, à deux, à froù,etc., /iu^.

Dans les usines anglaises, on étend le massicot sur la sole du four au lieu de le renfermer dans des cuvettes. Le minium anglais est d'un rouge plus vif que le

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