DES OXYDES DU PLOMB
minium Mncids. Le premier k trouve, dans la commerça, en barils de 300 k tâO lui; la second, dans des barils de bois de châne de 400 à 150 kil.
Voici, d'après H. Dumas, la composition ordinaire das miniums du commerce, sur 100 parties en poids i
MiniaiB rtel. En tiiiipt« mitvtgt.
Minium Ii 1 tea 50,0 50,0
— a feu» 5Ï,1 47,9
— 3 feui 58,1 Al,9
— i tmt (11,1 35,9
— 5 feux CU.Î :I3,I|
— 8 feui ,'.. 7*,8 S5,!
Ubmcm des «zjiica 4n pIoMb, — Voici ma ïn tenant les usages respectifs des divers oxydes que je viens d'examiner.
I.e maisicot n'a d'autre emploi que de sertir à la préparatioD du minium : avant la découverte des Jaunes de chrome, il était utilisé comme couleur jaune dans la peinture à l'huile.
C'est avec la litharge qu'on prépaie généralcmeni, dans les fabriques, les sels de plomb dont on a besoin. Elle enlrc dans la composition de quelques verres. Elle est la base des emplâtres phannaceu tiques, et cet emploi remonte bien avant le temps de Dioscoride, qui l'appelait Véeume rfu plomb. Elle sert à rendre l'huile de lin plus siccative. Ou prépare avec elle plusieurs couleurs jaunes triVbclIea, qui rendent de grands services dans la peinture à l'huile, à cause de leur éclat et do leur lïalcheur.
L'une d'elles, découverte en Angleterre par un nommé Turner, est connue sous le nom de jaune minéral; on l'obtient en fondant de la lithai^c, du minium ou de la céruse avec du tel marin ou du lel ammoniac. 11 en résulte une masse demi-vitreuse qui, par la pulvérisation, donne une poudre dont la nuance varie du jaune clair au jaune brun. C'est un composé de chlorure et d'oxyde de plomb. C'est surtout pour la peinture des décors et dsa équipages qu'on l'emploie. Il y en a, d'ailleurs, un grand nombre de variétés qui portent dans le commerce les noms de : jaune de 'fumer, jautu de Koufer ou de Catiel, jaune de Para, jaune de Vérone.
Une autre couleur, découverte à Naples vers le milieu du siècle dernier, est désignée sous le nomdejaunetb iVaptei. D'après M. Bninner, c'est une combinaison d'acide aniimonique et d'oxyde de plomb en proportions diverses. Il n'y a pas moins de dix à douze procédés pour la préparer; ils consistent tous, eu déBnitive, à calciner l'aatimoiue libre ou combiné avec le plomb métallique, oxydé ou carbonate. Le produit porphyrisé fournit à la peinlure des tons Jaunes très-riches et très-solides, qui servent à imiter l'or ; mélangé avec le blanc de plomb et UQ peu de vermillon, il donne la nuance chamois.
Une troisième couleur, recherchée surtout pour la peinture floe, k cause de la richesse et de la solidité de sa nuance, tient des deux précédentes; elle a été inventée par Mérimée, et les arllslet l'ont adoptés
sous les noms de jauM d'antimoine^ jaune minéral surfin. C'est un mélange d'antimoniate de plomb et d'oxychlorures de plomb et de bismuth. On l'obtient en fondant ensemble i6 parties de litharge, i partie de sel ammoniac et 1/8 d'antimoniate de bismuth. Quant à ce dernier produit, on le prépare à l'avance en chaufTant jusqu'à fusion 30 parties de bismuth métallique, 240 parties de sulfure d'antimoine et 640 parties de nitre, projetant la masse fondue dans de l'eau froide et Ty lavant par décantation jusqu'à ce que Veau n'ait plus de saveur.
Voxyde puce ou bioxyde (acide plofnbiqué) n'est utilisé que par les chimistes.
Quant au minium, ses applications sont nombreuses. En raison de sa belle couleur, il sert à colorer les papiers de tenture, les cires molles et les cires à cacheter, mais rarement comme couleur à l'eau et à l'huile. Son plus grand usage est de servir à la fabrication du strass, du flint-glass et du cristal, verres auxquels il donne une grande pesanteur, beaucoup de fusibilité, une puissance réfractive considérable, . une limpidité parfaite et la faculté de pouvoir être taillés plus aisément. Pour cette dernière application, on recherche le minium le plut pur, celui qui est exempt d'oxyde de cuivre, attendu que celui-ci donne une teinte verdâtre au crislal.
On l'emploie aussi en quantités considérables pour former le vernis des poteries communes et, en mélange avec l'acide stannique, l'émail des faïences proprement dites. Enfin il sert à faire, avec l'huile et la céruse, un mastic rouge qui est généralement adopté pour luter les joints d'assemblage des pompes, des chaudières et machines à vapeur, etc. Mais l'usage de ce mastic présente des dangers pour les ouvriers qui l'appliquent ; il donne souvent lieu à des indispositions, à dos coliques saturnines.
Mastic lierbat. — M. Serbat, habile chimiste et manufacturier à Saint-Saulve (Nord), a mis dans le commerce, depuis une vingtaine d'années, un nouveau mastic qui remplit toutes les conditions du premier, sans offrir les mômes inconvénients au point de vue de l'hygiène publique. 11 est donc très-utile de répandre le plus possible, parmi les industriels, la connaissance du Mastic Serbat.
Ce mastic est un mélange bien corroyé de 72 parties de sulfate do plomb calciné et broyé, 24 parties de peroxyde de manganèse, i 3 parties d'huile de lin. Ce mélange, après sa préparation, est mou et se conserve ainsi indéfiniment; pour s'en servir, on n'a besoin que de malaxer la pâte entre les mains, sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter de l'huile ; cette pâte se moule parfaitement, ne coule pas par la chaleur, s'y durcit au contraire, et acquiert une très-grande solidité, de sorte que les jointures recouvertes de ce mastic sont mieux lutées que celles recouvertes de mastic au minium; de plus, cet enduit se conserve plus longtemps sans altération. Un de ses avantages, c'est de se