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DES SELS DE PLOMB

durcir imoiédiatemeitt au contact d'une haute température, dureté que l'on oblieDt en passant tur le Joint un fer rouge; auasi, loraqu'une fuile le déclare dans un Joint, on l'étanche de suite en l'emplissant de mastic, que l'on Tait durcir au moyen d'un fer chaud.

Le mastic Serbat se vend de 60 à 10 Tr. les 100 icilogrammes. C'est maintenant un produit commercial fort estimé; il y en a une fabrique en Belgique.

AciUn de* Bcliles sar 1« plomb. — A l'exception de l'acide aïo* tique, qui dissout aisément le plomb A l'aide d'une légère cbaleur.aïec dégagement de bionyde d'azote, de l'eau régale qui le convertit fïicilement par la chaleur en chlorure cristallin, les autres acides n'e^iercent qu'une faible action sur lui: ainsi l'acide chlorhydrique concentré et bouillant ne l'attaque presque pas; l'acide sulfurique n'agit sur lui qu'autant qu'il est concentré et bouillant ; il se forme alors du sulfate de plomb qui est blanc et presque insoluble dans l'excès d'acide.

L'acide acélique le dissout avec le temps, au contact de l'air.

Les sels alcalins & acides oxygénants, comme l'azotate, le chlorate, le bisulfate de potasse, l'oxydent avec le secoues de la cbaleur.

Les alcalis en facilitent l'oxydation au contact de l'air ; il se produit des plombitei solubles, le protoxyde jouant, à l'égard de ces bases, le rOled'un acide faible.

■•la de plomb. — Parmi les sels de plomb qu'on peut préparer,

Fig, »SÏ- — BMooUoa Aa uli de plomb i»r 1i

mH en dissolvant la litbarge dans les acides, soit en traitant directe-

ment le plomb par ces mômes acides, à l'aide de la chaleur, la plupart sont insolubles dans Teau ; tels sont le sulfate, le phosphate, le carbonate, les chromâtes. L'azotate et les acétates sont sohibles. Ces derniers possèdent une saveur sucrée qui devient bientôt astringente et ftpre.

Tous, solubles ou insolubles, sont subitement noircis par le contact de rhydrogène sulfuré et des sulfures alcalins, et, chaufiTés dans la cavité d'un charbon au chalumeau {fig. 655), ils sont réduits promptement en un bouton métallique.

Leur dissolution donne des précipités blancs, abondants et lourds avec les alcalis, les carbonates alcalins, l'acide sulfurique et les sulfates solubles, l'acide chlorhydrique et les chlorures solubles ;

Un précipité d'un brun jaune écailleux, brillant, avec les iodures alcalins, précipité qu'un grand excès de ces iodures dissout, surtout à l'aide de la chaleur ; Un précipité d'un beau jaune avec les chromâtes alcalins.

Enfin les lames de fer, de zinc et d'étain, plongées dans ces dissolutions, se recouvrent bientôt de jolis cristaux de plomb révivifié {fig. 656).

Les sels de ce métal sont donc faciles à reconnaître. Ils jouissent de propriétés vénéneuses \WSf// très-prononcées.

Fig. 656. — Précipitation du plomb de sa dissolution par les lames métalliques.

Azotate de plomb. — L'azotate de plomb est souvent employé dans les ateliers de teinture et d'indiennes pour préparer les jaunes de chrome. Il est en petits cristaux octaédriques, blancs et opaques. Si, dans sa dissolution, on verse de la potasse ou de l'ammoniaque, il se précipite de l'oxyde plombique, qui apparaît en poudre blanche, parce qu'il est à l'état d'hydrate.

Si, dans la même dissolution, placée dans une éprouvette de verre allongée, on laisse tomber un petit fragment de sel ammoniac dur et compacte, on voit aussitôt s'élever du sel solide, à travers la liqueur, de petites bulles d'air accompagnées d'un grand nombre de stries fines et blanches. Ces dernières sont formées de molécules de chlorure de plomb dues à la double décomposition de l'azotate de plomb et du chlorhydrate d'ammoniaque ; entraînées mécaniquement à la partie supérieure, elles subissent, de minute en minute, une telle augmentation dans leur consistance, ainsi que dans leur élévation et la diversité de leurs formes, qu'au bout d'un quart d'heure à peine, elles atteignent assez souvent la hauteur de 8 à 10 centimètres. Elles offrent alors la ressemblance la plus frappante avec de petits arbrisseaux à ramifications très-multipliées. Ces dendrites ont une solidité telle, qu'on peut, en enlevant avec précaution la dissolution saline, les obtenir, sous

forme solide, h l'cndroil où elles se sont formées. Cette jolie e\périence a été indiquée, en I8ii, pai-M. Bœtlger.

C'est en réduisant, dans un ercusct brasqué, l'oxyde de plomb obtenu par la calcination de l'azolatc crislairsé qu'on se procure, dans les la- Iwraloires, le plomb cliimiqucmciU pur.

Carbonata on Céraap. — Mais lo sol de plomb qui a reçu les plus nombreuses appticalions, est le carbonate, plus connu sous les noms de ' CtVusF, de Blanc de plomb, de Blanc d'tiryeHt(\). On le vend sous forme de pains couiquts du poids de I kilogramme h l^",SOO, et on n'en consomme pas moins de 8 millions de kilogrammes par an, rien qu'en France.

11 est blanc, pulvérulent, insipide, insoluble dans l'eau. Quand il est pur, il se dissout complÉlemcnt, avec effervescence, dans l'acide azotique,

C'est généralement la substance qu'on emploie depréférenee pour colorer en blanc les bois, les meubles, ainsi que lu pierre, parce qu'elle a l'avantage de se m<}ler parfaitement h l'huile, d'y conserver sa couleur, de s'étendre aisément sous le pinceau, de bien recouvrir les surfaces qu'on veut enduire, et de jaunir moins, avec le temps, que les autres couleurs blanches; mais elle a le grave inconvéniciil de brunir par le contact des émanations sulfureuses. On s'en sert beaucoup aussi pour étendre les autres couleurs et leur donner du corps. On l'ulilise actuellement dans les fabriques de faïence pour la préparation des vernis ou .couvertes, de préférence aux oxjdcs de plomb, ù cause de sa grande ténuité et de sa facile suspension dans l'eau.

C'est encore avec la cérusc, seule ou associée au sulfate de plomb, qu'on tccouvrit d'abord les papiers satinés cl le carton destiné h faire les caries de visite; on les soumettait au fiolicmcnt d'un cylindre d'acier poli pour leur donner le lustre et l'apparence de l'émail ou de la porcelaine. On a, avec raison, remplacé le blanc de plomb par le blanc de zinc, car celle fabrication était dangereuse pour les ouvriers, et nombre d'enfanis avaient été empoisonnés pour avoir mdclié des cartes vernies ù la céruse.

Il est, BU reste, bien facile de distinguer celles-ci. Vous n'avez qu'il présenter une de ces cartes à la flamme d'une bougie, vous apercevrez bientôt, ù la surface du cliarbon, de pelits globules métalliques, et en

(I) La ctruso était connite desC>rcc9et des Romains. Thfoplirasic, Dioscoridn, Vîtruve, ont décrit avec détail sa préparation, el Plino assure que celle qui était rabri(|uée k Rliodes fiait surtout estimée. Elle étaïl employée camnie Tard par les dames romaines, dsns la peinture fi l'Iiuile et dans la médecine. Après la cliulo de l'empire romain, il parait i|uo ce se] fut d'abord rabri'[ué par les Arabes, puis !i Venise, plus tard à Krems, ensuite en Hollande, en AJiglotcrre et dans plusieurs parties do l'Allemagne. Ce n'est qu'il partir des premières années de ce siècle qu'on en a préparé en France. La Société d'encouragement a boauccap contribué ii propager celte industrie.

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