‹ Lecons de chimie élémentaireChapitre 109 sur 134 · G»1>DIN — U. SB · texte numérisé non relu

G»1>DIN — U. SB

secouant la carte à demi brûlée, il en tombera des parcelles, qui brûleront rapidement en traversant l'air.

On ajoute ordinairement, dans les céruses du commerce, plusieurs substances blanches de moindre valeur, comme le sulfate de plomb^ le sulfate de baryte, la craie ou le sulfate de chaux. 11 parait que le sulfate de baryte leur donne de Topacité et les rend plus propres aux peintures délicates. Dans le blanc de Venise, il y a moitié de sulfate de baryte ; dans le blanc de Hambourg, il y en a le double ; dans le blanc de Hollande, la proportion s'élève de 3 parties jusqu'à 7 contre 1 de céruse.

Les droguistes vendent sous le nom de céruse de Mulhouse du sulfate de plomb, qui provient des manufactures d'indiennes. 11 a la plus grande ressemblance avec la céruse véritable, mais il couvre assez mal les surfaces sur lesquelles on l'applique. 11 ne noircit pas aussi facilement que la- céruse par les émanations sulfureuses. On le distingue aisément de celle-ci parce qu'il ne fait aucune effervescence avec l'acide azotique étendu et qu'il ne s'y dissout pas.

Mine orangée. — Lorsqu'on calcine la céruse avec précaution dans les mêmes fours et dans les mômes boîtes de tôle qui servent pour le minium ordinaire, on obtient une variété de minium d'un rouge moins vif, qui est désignée dans le commerce sous le nom de mine orange. Préparé ainsi, le minium retient toujoui*s de 4 à 5 centièmes de carbonate de plomb, qui paraissent être la cause des différences remarquables qui existent entre ce produit et le minium fabriqué avec le massicot. La mine orange, en elTet, se divise beaucoup mieux que ce dernier avec la collo, ne se grumelle pas et ne se durcit pas par ce mélange, ainsi que le fait le minium pur. Aussi est-ce la seule espèce de minium qui convienne bien à la fabrication des papiers de tenture.

D'après M. Dumas, la mine orange qui a subi trois feux est le minium le plus pur que l'on fabrique en grand, puisque sur 100 parties en poids, elle renferme 95,3 de minium réel, et 4,7 seulement de massicot en simple mélange.

L3L mine oranye est fabriquée presque exclusivement à Clichy; le prix en est bien plus élevé que celui du minium rouge. Il nous en vient aussi d'Angleterre, mais elle est moins pesante et plus pâle que celle de France. L'une et l'autre sont en fûts de 300 à 400 kilogrammes.

CompotKion de la cérute. — Avant de vous dire comment on prépare en grand la céruse, il est nécessaire de vous apprendre sa véritable composition. Telle qu'on l'obtient dans les fabriques, c'est, non un carbonate pur, mais un mélange de carbonate et d'hydrate, retenant quelques centièmes d'acétate de plomb. On peut la représenter par :

Protoxyde de plomb 86,4

Eau 2,3

Acide carbonique 11,*)

DE LA. CËBUSE. 363

Ce qu'on peut Induire par la Tormuli?, plus facile h retenir :

., ', SSï'dîidit"."" 1- » l-»».»'! + "«'•«»■ Celle composition difTcrc de celle du carbonaLe obtenu par précipi- IHtion, et de Celle du carbonale qu'on trouve dans la nature en cristaux ou en masses compactes dans certaines mines du Hartz éI do Cornouailles, attendu que dans ces deu\ cas le sel esl anhydre = PbO,CO'.

suite des métai.1x de la cinquième section. — métalx i;e la sixième section.

SoKKiiBE. — Fabrication de lacérusc. — Dangers dps é de tous «es «mposfs. — Du Bishuth et de ses alliag.-s fusibles. — Eu btini: de Tard. — Du UcncrsEi do ses mines et de son eitraction. — Cinabre ou sulfure de morcuro. — Des principsiix composi*i du meriure : oijdcs et sulfure artiticïel ou Veimillon. — Des amulgames. — Sels de mercure. — Des chlorures lie ce métal et do leurs applications.

FBbrieklloH ém 1« c£ruB«.

Des nombreux procédés proposés ou essayés pour se procurcrla cé-

rusG, quatre seulement sont mis en pratique; ils sont connus sous les noms de procfdès hollandais, allemand, français et anglais. Je vais vous eo donner une descriplioa exacte, quoique abrégée.

I . Procédé hollatidaia, — C'est le plus anciennement connu et encore lo plus généralement suivi, tant en Hollande qu'en Belgique, certaines parties de l'Allemagne, aui environs de Lille, de Paria, etc. Grâce aut perfectionnements récents introduits dans la série des opérations mécaniques qui le ronstiiuenl, noUmmenl par HU. Ttiéodore Lefebvre, à Moulins-Lille (NordJ, et par MM. Delanton et C, i lïry près Paris, cette industrie, Jadis très -meurtrière, est devenue, sinon complètement inoffensive, su moins pas plus dangereuse que ta plupart des industries cliimjqucs.

« Le plomli que l'on dqit convertir en cérute est d'abord cboisl aussi pur que possible, exempt do fer surtout, puis fondu et coulé en lames minces de quelques millimètres d'i^paisseur, soit pleines, soit àjour el en forme de grille- Les lames pleines sont roulées en epinila P {pg. B&7), puis placées vcrticalemenl dans des pots de grès vernis A de la contenance d'un litre environ \ elles reposent sur des menloiinels B ou rebords ménagés à l'intérieur des pots et k quelques centimètres de leur fond ; dans chacun d'eux on introduit, en C, 1/4 de litre di: viiiaigre de vin ou de bi(rrc, et mieux encore d'acide pyroUgiieui très-alTaibli, et on lesrecouvru d'un dis'iue ou d'uiia lame de plomb D qui ne les clOI qu'imparrailemcnt. Quand an so sert do grilles do plomb (fig. bStt), on K'i pose seulement b la surface des pots, qui sont plus évasés ot moins liauU que les précédents.

TBKNTE SIXltMK LEÇON.

Page 1