‹ Lecons de chimie élémentaireChapitre 111 sur 134 · PS · texte numérisé non relu

PS

lehlsc i tenta U cémH,

Elles tombent d'aborl sur le eonduil B, muni d'un babillard ; de 1ï, dans une seconde trémie Q, ei passonl ensuite entre un premier jeu de cylindres cannelés C> et successive ment entre trois autres jeux D, E, F. Le plomb qui pouvait encore adbiîrer aux écailles glisse sur le plan incliné G, tandis que la cérvise, après arolrpassé sur les tntnis II, [, J, K, tombe dans la fusse L, d'où on la retire pour la porter au moulin, après l'avoir mélangée avec de l'eau.

An sortir de l'appareil précédent, la céruse humectée est portée sous huit mODloB horiïonuiles, sous lasquelles elle passe successivement et sort ti l'état de pite llne pour tomber dans des baquets qu'une poulie, mue par la vaiieur, meute au séchoir II air. Lti, la pile est divisée dans des pots on terre poreuse, de forme conique, pouvant contonirchacun l>",S. Ces pots, dits }iofi(/«/'ui-fnf, sont placés sur des étagires et laissés pendant huit ï dii Jours. Pendant ce laps de temps, l'tau s'évapore en grande partie, les poins preniii:nt de li consistance et éprouvent du retrait. On défiote ensuite In céruse sur les planches mêmes du séchoir, oii on la laiise encore quatre on cinq Jours; a|irts quoi, les palus sunt descendus méca-

mqnem^nt dans une éiuve A air cliaud, dont !■ températura est de 4- GO à gO*i ils y reaiuni de quinie jours i iroia scmainea.

Las peins qui se sont conservas entiers sont enveloppés de papier bleu, puis enUssÛB dans des barils pour Ctre livras au commerce. Les pains brisés Minl réduits en poudre dans un moulin k noii; la poudre tombe daua des bacs enfermés dans du doubles parles. Cette poudra est mise en tunneaui, dans lesquels on la lasse au moyen d'un disque de bois pressé à vis.

Une autre partie do la céruse est acluelleuicnt vendue i l'éiat do pâte mélangéo k l'huile, ea qui est d'une lré»-grande commoiiié pour les peintres. Ce hroyage k t'Iiuile s'cffeclue, cliei MM. tefebvre, toit bous des meules Iioriionlales, soit dan i un appareil dit cylindre à tmpAiti: Celui ci, qu'on voit en roupie longitudinale [fig. (>0ï}, ressembla tout t tait au pétrin mécanique des boulaii-

gers. L'axe carré a, qui traverse ce cylindre dans toute sa longueur, porte dti palettes b pour remuer et malaior les matières. On introduit, avec h céruse broyée h l'eau, S & 10 p. 100 d'un mélange de deui tiers d'huile d'œillctle vt d'un tiers d'iiulle de lin ; la première liuile a la ptopriéli! du séparer l'eau par son seul mélange avec la cilruse. SOO kil. de céruso en pile rendent en général 60 kil. d'eau. Lorsque l'Iiuile est bien incorporée k la cénise, par suite du mouvement de rotation des palettes, la ptte qu'on retire du cylindre est passée cntr<.' des cylindres broyeurs au nombre de trois, qui l'amènent i. un état convenable j elle est ensuite introduite dans des barils. La céi use à l'buile se conserve parfailcmont pendant un an. Ce n'est qu'au bout de ce temps que la dessiccation coninience et seulement à la surface. L'emploi de la cérus; sous cette formi', qui permet au fabricant d'économiser la mise en ])ots el la dessication, loujoui-s t lente, sa ri'pand de plus en plus dans l'industrie. La maison Dezançon, li Ivry, vend à peu près les sept huiiièmes de sa proJuctîon de cette manière. 3. l'rocédé iillemand. — Dans plusieurs fabriques d'Allemagne, notaminont ' & Krems, en Auiricbc, on a renoncé k l'emploi du fumier ou de la tanni'e pour pruduiie l'aciiie carbonique ci \:i chaleur nécessaire il la production de l'hydrouse plus blanche, plus propre, par de Hjllande et de Lille ayant un <ril suite de l'Iiydrogènc sulfuré que di- 's le fumier ou le tan en putréfaction. Jiit'i'o dans des cbambres closes Barnies ne partie de leur hauteur do tringles d:' r lesquelles on dispose les lames de plomli ; les feuilles de papier qu'on fait séclier cbcî les imprimeurs ((îj. 0- 3); on les rappvoclie le plus («ssiblo sans qu'elles se toncheni. Sur le sol des clmmbres sont placées des auges contenant, les unes du vinaigre ou do l'acide pyroligneux, les autres des matières dinnanl lieu à une émission coniinucllc d'acide carbonique. Un courant de vapeur d'eau circulant, squ?< lu ïol des chambres, maintient une température constante de 2S !i 30°.

iode liallandai'

u dans l', commarco si

La durée de l'opéralion est à peu pris la a Les lames incriistC'CS d'écaiJlns irès-bbndiea pulatioiis ci-dussu4 indiquées. Le produit es: noms de blanc de Kremf, blanc d'argml,

3. Procédé françriis. — En 'IBOI, alo.-s que la France ne posst^daLt encore aucune rubrique de ci^r.ise, Tlienard proposa un procédé par la loie humide, beaucoup plus ctpéditif ei plus économique que le procédé liollandais. Il fui d'abord mis en pratique, en Igr)», par Bresclioi et Leseure, il Pontoïw ; puis exploité sur une très-grande échelle par Roard, dans sa belle manufacture de Clicliy ; il est également suivi li Portillon près Tours. Ce procédé re|>ase encore sur l'action que l'acide carbonique etcrce sur l'actHaia de plomli basic|ue.

On commence par préparer diroctcmeiil ce sel au moyen de la lilliai ge et <fo l'acide acétique étendu, provenant du la fermentation des mélasses et d,; la dettrine; ces nMtiËres sont placées dans une cuva en Wu A (fî'j G(it] d'une

capacité de ÏOO liectolitres et pourvue d'un agîtalcur mis en mouvement par oiie micliine ï vapeur. On obtient rapid'iment de, cotto manière, et sans le secours do la elialeur, une dissolution qui marque 17 il 18° Baume. Ou la fait alors écouli-r dans un réservoir en cuivre étamé B d'une capacité de 19(1 lieclolilres, où elle s'éclaircit et dépose toutes les aubslancos étrangères i. l'oiyde do plomb que contenait la iitbarge, ï savoir : plomb métallique, fer, cuivre, parties terreuses et même chlo.urc d'argejit (celui-ci dans la proportion de 4 il B millièmes environ).

La dissolution éclaipcie est alors dirigée dans iin grand bassin CD de cuivre ' étamé, très-largo et peu profond, d'une capacité de 00 liecloltires environ. Ce bassin est fermé par un cuuvercle que traversent 80O pelii» tubes; leui-ci pénètrent aux deux tiers de la couclic [iqui<le, et, par leur cttrémité supérieura, Ils communiquent avec un gros tube commun aîic, amenant le gai carbonique qui doit réagir sur le sous-acélate do plomb et le ramoner Ii l'éiat d'acétate neutre, en lui enlevant les deux tiers do sa base pour former la céruse qui su précipite. Le gis carbuniqiie était anciennement produit par la combustion du cliaTl>Dn de bois; M. Dumas a faii adopter, il y a una trentaine d'années, un (unde plus économique ; la cuisson do la pii^rre à cliaui. Dans un petit four continu do I mèU'cs de Ijaut F. on met alternai ivement des couclies ds coke et de pierre k cliaux grosse ; on fenno liermétiquenient le four par le haut ; miis, au moyen d'un tuyau latéral, on le mol en communication aicc une caguiii-drlU toafflfiHie o-.i vis d'.^reliimède E, qui aspirs l'acida carboniqne produit dans le fiiur, en activant par conséquent la comïmstion de celui-ci, et lance la ^ac carbonique dans les 800 petits tubes de distribution. Après douze heures damarcbe, te sous acétate de piamb étant compléieinent

ramené à Fétat d'acétate neutre, on arrête l'arrif ée de Tacide carboniqae ; oa laisse reposer le liquide, et, quand il s'est éclaird par le dép6t de la cémie, oa l'aspire par une pompe H qui le remonte dans la première caTey.poar le saturer d'une nouvelle quantité d'oxyde de plomb et le remettre en état de lervir à une seconde opération, et ainsi de suite. Quant à la céruse déposée dans le bassin de décomposition, on l'enlève, et, après l'afoir layée à plusieurs eaux, on la soumet à toutes les manipulations de la cérose de Hollande.

Si la céruse de Cllcby est plus belle que . cette dernière, en rarancbe, celle-ci est plus divisée, plus opaque, et elle courre mieax, comme l'on dit, c'est-à-dire qu'il faut en appliquer beaucoup moins sur le bois ou sar les mors pour produire le même effet. Cela pourrait bien provenir de ce qae la céruse de Gicby renferme, en mélange avec le carbonate de plomb, plus d'hydrate de plomb que la céruse hollandaise. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'en opérant la précipitation du sous acétate de plomb à chaud et dans des liqueurs concentrées, H. Fallu est parvenu à produire des céruses en tout comparables aux plus belles céruses de Hollande.

4. Procédé anglaù, — Ce n'est qu'une modification du procédé français, imaginée par MM. Benson et Gossage. Voici en quoi elle consiste :

On humerte de la litharge très-divisée avec un centième d'acétate de plom^ dissous, et on place cette pâte dans de grandes auges en schiste, fermées par en haut et communiquant entre elles. Un courant d'acide carbonique provenant de la combustion du coke est poussé, au moyen de deux forts ventlûteun à force centrifuge, à travers les couches d'oxyde, qui sont continuellement agitées par des râteaux mus par une machine à vapeur. En quelques heures, toute la litharge est carbonatée et convertie en céruse d'une grande blancheur, qui réunit toutes les qualités de la meilleure céruse do HoUande. Ce procédé ingénieux est mis en pratique à Birmingham.

Dans le commerce, les céruses sont distinguées par les noms des pays de fabrication. On dit donc : Blanc de Krems ou blanc d*argenty céruse de Rotterdam, céruse de Lille, céinise de Clichy, etc. Les trois premières sont les plus estimées; leur grain est d'une finesse cxtrûme; leurs pains s'écaillent facilement. La céruse de Lille jouit maintenant, dans le commerce français, d'une réputation justement méritée; aussi c'est elle que l'on consomme le plus en France: on l'expédie en fûts de 250 à 500 kilogrammes.

Le blanc de Krems nous arrive en petits pains rectangulaires, du poids de 250 grammes environ, et enveloppés de papier portant la marque du fabricant. Cette espèce, d'un blanc très-pur, à cassure bien nette, est réservée pour les tableaux, les décorations de luxe et les peintures fines. On la reçoit en caisses de 100 kilogrammes, ou en pains de tout poids.

Les céruses pures se dissolvent, sans aucun résidu, dans l'acide azo* tique étendu et dans le vinaigre. 11 est donc facile de reconnaître quand elles ont été allongées avec du sulfate de baryte ou de plomb.

Acllon foalqne des compotes dn plomb. — Toutes les personnes qui font un fréquent usage de la céruse, les peintres, les décorateurs, les ouvriers qui broient les couleurs, ceux qui préparent ce sel, sont exposés à des accidents graves par suite de l'action délétère de cette

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