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DU BISMUTH

■oiit remplacés acluellemeal par ceux en étain pur ou allié à une pclile porlion de plomb seuleintat. Aulrcroi?, les vins acides ëlatenl adoucis parle moyen de la lilharge ; mais celle fraude coiipaLlc a ccgsâ depuis qu'on a reconnu les dangers de pareilles boissons. Il serai! convenable de renoncera l'habilude, généralement répandue, de nelloyer les boulcillcs avec du plomb de cbasse, car celte habitude a parfois des conséquences funesles. Dos grains de plomb, retenus dans le fond des bouteilles, ont communiqué des propriétés lénéneuses au vin qui y avait séjourné, cl déterminé des coliques plus ou moins violentes, même la mori, cliez les personnes qui ont bu ce vin empoisonné.

Db Blimatta.

Je ne vous dirai. Messieurs, que quelques mois du dernier métal de la cinquième section, le Bisuutii, allcndu que ses applications sont assez limitées.

Ce mélol a une certaine analogie de propriétés avec l'antimoine. Il est, comme ce dernier, en masses lamelleuscii, fragiles, d'une couleur blanche et pourvues d'un éclat très-vif; mais les rcllels rougeâlres ou irisés qu'elles émettent le font aisément dislinguer de l'anlimoine, qui a une leinle bleuillre.

Ël>t ■•(nrel. ~ C'csl principalement il l'état nalif qu'on rencontre le bismuth dans te sein de la terre, non dans des gîtes séparés, mais .dans les mines de cobalt et d'argent, notamment dans ccllesde la Saxe, de la Bohême, du llanau, du Furstenberg, de loCarinihie, de la Suéde, de la Nonége. On !'a signalé ù Hedrulh et à Carruck en Angleterre, dans la Caroline du Sud aux Étala-linis d'Amérique, ainsi que près de Bslhannah dans le sud de l'Australie.

Il renferme presque toujours des métaux étrangers, principalement de l'arsenic. On ne le trouve, du reste, en quantité assez considérable pour donner lieu à une exploitation, qu'aux environs de Schneeberg, dans l'Flrzgebirge, chaîne de montagnes qui sépare la Saxe de la

BxtrKctUM, — Le traitement métallurgique est Irès-simple. On chauiïe le minerai dans des tuyaux cylindriques de fonte A, A, A.., disposés en Iraverssur un fourneau et inclinés légèrement (fig. SCS et 666). A mesure que le métal fond, il vient se rendre dans des récipients en fer B placés immédiatement au-dessous de l'extrémité inférieure des tuyaux,lesquels sont percés d'une petite ouverture o, 0,0.,. On le coule ensuite en pains de 12 à 95 kil. La production annuelle du bismuth s'élève ù peine à SOOO kil. Son prix varie de 3 fr. 50 c. ù 4 fr, le kil. On le reçoit principalement de la Saxe, en fûts de 3U0 à 300 kil.

Le bismuth ainsi obtenu est loin d'être pur; il renferme presque

loujourâ du souTrc, de l'ursL'iiic cl qiji:lqii<'j mil'tau\ (Irangers, notam-

jg«g^j!feiijiftiiili#

ment du plomb vi de l'ar^cnl. Avant de le livrer au commeice, on le rafllne, ùmi que l'a conseillé SéruUua, en le fondant avec un diviûruo environ de son poida de salpOIre, et on le coule enanile dans une bassini! de fonle pour l'avoir eu

I.c; marchands de produits tliimiqucs le vendent Torl souMjnIsiius rormrt de géodes dont rmlérieur est rempli de Irt^mics pyramidales dérivanl du cube [fig. 667). Ces crislaux, ordinairement reeouvfrla d'une mince pelHciil.'d'oï; de, offrent de belles nuances irisées d'un cliarmanl elVcI, cl d'julanl plus prononcées que

- Giude de tiîimulli cj

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le bismuth est plus pur; pour peu qu'il coDlicnoe de l'arsenic, sa crïstallisation réguliiïre est minute entravée.

C^raclArM dUlInetlfa. — Ce mêlai est un des plus fusibles ; il communique celte propriâlé aux mélauM avec lesquels on l'allie. Il fond il + 246°, suivant les uns, à 4' 264° suivant d'autres, maïs dans tous les cas il peut ^Ire coulé sur le papier sans le brûler. Les alliages de bismuth, de plomb et d'élain sont remarquables par leur grande fusibilité, qu'on peut faire varier avec la quantité du premier. C'est de pareils alliages qu'on s'est servi pendant longtemps pour faire ces plaquesourondpfles /'uttbfei qui étaient adaptées, d'après les règlements, A la partie sup6ricurc des chaudières des machines ù vapeur à haute pression, dans l'intention de prévenir les explosions. L'emploi de ces rondelles fusibles a cessé depuis que l'on s'est aperçu que les alliages de bismulh, sous l'inQucDce d'nné température voisine de leur point de fusion, changent de nalureet se partagent en un alliage plus fusible qui s'écoule, et en un autre beaucoup moins fusible que les alliages primitifs.

C'est avec ces mêmes alliages ternaires qu'on obtient les clichés des gravures sur bois, ce qui permet de reproduire celles-ci indéllnimen t. A cet ciïet, on prend d'abord l'empreinte du bois sur un alliage de plomb el d'antimoine fondu, au moment où il se solidiBe et où il a encore une mollesse suflisanle; on a ainsi un moule en creux dans lequel on coule l'alliage de bismuth, qui prend alors l'empreinte en relief, et reproduit les traits les plus délicats de la gravure sur bois. Comme on peut tirer un nombre infini d'exemplaires de ces clichés, on donne le nom de polylypage à celte seconde opi^ralion du cticha$c.

On emploie fort souvent ces mêmes alliages dans les laboratoires comme bain pour les températures élevées. Voici la composition des principaux ;

ÀLLiioH Biimulh. Plomb. Élain. AntilBofiic.

DeNewlcn,rusibtek + an°.. .. 5,00 Î.OO 3,00 »

D« d'Arcet ou de Itosc, tusililc Ii

Pourrondelles, fond. 4-t-33*,75 t.OO i,DO l.dO o

Pouf les clîctiés de gravures sur

boU,fusiblo& + l>l°,*t 5,00 3,00 3,00 >

De Homberg , pour clklier dta

ptancbes d'impression à la per-

rotine, fondai» il lî!" 1,00 1.00 l.no »

Pour le m6iD0 objet 10,50 Si,M) 48,00 9,00

De Rouen et Dossard , pour

crayons m^liiques 1,00 1,00 n n

D*s qu'on plonge un cylindre d'alliage de d'Arcet dans le col d'un

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ballon rempli d'eau bouillanle {fig. 668), il fend et coule h la manière d'un corps gras. Si l'on y ajoute un neuvième de son poids de mercure, on augmente singulièrement encore sa rusibilité, puisqu'af:---y-., lora il devient complélement liquide

à ■+■ 5'i'. Cet amalgame sert k faire des injections aiialomiqucs, et quelques dentistes en Tont usage pour plomtier les dents cariées.

Saaa-axolato •■ ■•ylslAre de blamati. ~ Le seul composé de bismulh ayant reçu quelque application, c'est celui qu'on appelait jadis Magisiére de hismuth ; on en doit la connaissance à Lcmery. C'est un Eous-azotate qu'on prépare de la manière suivante :

On dissout le métal dans l'acide Azotique, on évapore la liqueur, et, lorsqu'elle est suffisamment concentrée, on la verse dans 40 fois son poids d'eau. Le sel se parlage, à la manière des sels d'antimoine, en sel aevie qui rcsic dissous, et en sous-sel qui se précipite en poudre hlanclip.— Si, dans la liqueur édaircie, on ajoute peu à peu de l'ammoniaque pour neutraliser une partie de l'acide libre, on fait déposer UQO nouvelle quantité de sons-azotate. Les précipités réunis sont lavés par décantation, misa égoulter sur un Dllre et sécliés à l'éluvc.

Le sous-sel ainsi obtenu a pour formule : Bi'0*,\zO*,2 HO. Il-est en poudre blanclic, insipide, inodore. Les médecins en font actuellement un très-grand usage pour combattre la diarrhée et pour tuer les vers.

Si on le lave avec de l'eau bouillante, on lui enlève une partie de son acide et on le transforme on un nouveau sous-sel encore plus basique, ou, si l'on veut, en un mélange de magislère et d'oxyde de bismutli. C'est cette dernière poudre, bien lavée et sfcliée avci' soin, qui était naguère employée par les dames, sous le nom de blai-c de /"arrf, pour blanchir la peau. Mais l'iDCoiivénieiit qu'elle a de rendre la peau rugueuse et de noircir par le contact dos émanations sulfureuses, on a fait pour ainsi dire abandonner l'usage. Dans l'origine, le blanc de fard adopté par les femmes grecques était une terre argileuse do Cliîo ou de Samos, mêlée de craie et délayée dans du vinaigre.

Aujourd'hui, le aous-azytate de bismuth n'est plus guère utilisé que

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