pftilior
1 jSulfore 7 (calcium
I Aririe - 1 lulfuriqu
, Calciuin - 1" porrinii. (
Ch.«x ) -
'Oiygènn
' 1 Sul =ridecl
î- portion, Chaui
* HgS + 4CiiO = 3C»S + CaO.SO» +
Hg-
Voici comment se répartit à peu pr^s laproduclion annuoilo i)u mercure :
Mines d'E»i»gii« 3,500,000 kil. ( i ].
— du Palalinst 900,000
— d'Autrklio 500,000
— du Pimu îO",oon
— de Califoniie I.OOO.oOn
— de Toscan I! 11,000
(IJ Ces mines, situées dans la province de 11 Hanclio, sur une ionpieur •!■; 3 myrîamttrea, depuis ChJllon jusqu'au dcitt d'Almadenpjos, sont p?iploi(^e« ikpuis uns baiite antiquité, puisque, suivant Plino, los Grecs en (iraient déjà iIil »ermillon " 0 an» avant notre 6re, et qu'elles fournissaient aux Romaiiis 10000 livres de cinabro par an. Lns mines de mercure do l'Amérique sont aujourd'hui abandonnées. Dans le Meiique même, dont le sol si riche a oITert ïrl>> HuQiboldl des indices de filons iiiercurir^res, tout le vif-argent nécessaire ï l'c\ploitaiion dea mines d'or se lire d'Mmaden. Au Pérou, on n'eilrait presqn.^ plus rien des mines do Huanca-Vélica, dont parle Acosia, et que les sauvages indiens eiploitaient à la façon romaine, dans le but de se procurer du oermitinn pour se teindre te visage et le corps.
Les e\balaisons des mines de mercure sont ai délétères, que les ouvriers y résistent à poîne deui ou trois ans ; aussi les mines du Frioul et do l'Autrichn Mnt-ellea ciploitécs par des criminels condamnés a ces travaui : elles sont i 100 mttresde profondeur, et lu conrti- durée de l'existence de ces malheureux est rendue atfmuse par le continuel dépérissement de leur sauté.
582 TRENTF.-S1X1ÈME LEÇON.
de peau de mouton, contenant II, 15 ot 10 Ul. *u plu*. Les lies, pochet on touitionsAe cuir doublé de mouton, tont liés et renCarmésdtnsdM birilBoadet ctines, dont les Enterelices sont remplis de «on ou de sciure de bots.
lMpar«té4B mercaredB eainBt«r««. — P«Hfle*tl«N.— Leilie^
cure du coiAmerce renferme souvent àet métaux étrangers, nolamment du plomb, de l'étain, du zinc, et tonque la pioportian de ces mélani est un peu considÉrable, le mercure perd de sa liquidité, ai bien qu'au lieu de se divisereu petites goulleletteisphériques lorsqu'on le Jette sur une assiette, il Torme des gouttes allongées, aplaties et termlnéeipar une traînée, ce qui fait dire aui marchands qu'il fait la fwtw. Dans cet état, le mercure ne pourrait évidemment servir & la constni::tion des bar(»nëtres, des monomètres, des thermomètres, ni même à remplir Ici cuves où l'on manipule les gaz.
Pour le purifier, on le distille habituellcmenl dans une de ces bouteilles en Ter qui servent à son transport {fig. G73), dont le bouchon csl
romptacË par une allonge coudée en fer dont l'exlrémilé csl entourée d'un liuge qu'on fuit plonger dans l'eau du récipient, afin de mieuv condenser les vapeurs. Avant l'opération, on a soin de' verser à la surface du mêla] une couche do sable de I à 2 cenlim. d'épaisseur, pour arnîler les goullL'letles lancées mécaniquement et ne laisser passer que l's vapeurs.
Mois, quelque soin qu'on prenne, le mercure entraîne (oujours avec lui dans sa vaporisalion une certaine quantité des métaux élrangen
DU MERCURE. 59'i
qu'il coiitenail. Auwî est-il prérérable de purifier le méUI par voie hucoîde. Le moyen le plus ordinaire, conseillé par Berzelius, coosiile à verur b la surface du mercure impur une petite quantité d'acide azotique du commerce, étendu du double de ton volume d'eau ; on laisse en ronlact pendant vingt-quatre heures, en agitant de temps en temps. Voici ce qui arrive : l'acide attaque le mercure, en formant del'aiotale de protoKfde ; mais, bientôt, lea métaux étrangers déplacent le mer- ■ cure du sel et se dissolvent, moins l'étain louteFois. On lave ensuite le mercure d grande eau. En remplaciLnt l'acide azotique parle perchloruro de fer, on transforme tous les métaux étrangers en clilorurei, le perchlorure de fer étant ramené par eu\ i l'élnl de protochlorure.
Quand le mercure est sali par des pouxsi^res el par l'oxfde qui se torme sans cesse à sa surface, on le passe & travers une peau de chamois, ou bien on promène à sa surface un tube de verre qu'on roule tous les doigls, ou une feuille de papier légèrement humide ; les ma- ' liéres pulvérulentes s'atlacbcnl i\ ces corps et le mercure redevient brillant.
Caraetèrcs dlatlnclira, — Quoique le point d'ébuUilion du mercure ne soit qu'à -f- 3S0* du thermomètre à air, ce qui correspond à -|- 360° du thermomètre centigrade, ce métal émet des vapeurs sensibles à U température ordinaire, et mi^me bien au-dessous de 0°, D'après M. Merget, professeur & la Faculté des sciences de Lyon, ce phénomène est continu, el n'est même pas interrompu par la solidiltcalion de ce métal. On en a un exemple manifeste dans les gouttelettes de mercure qui se trouvent souvent au sommet des baromètres, et qui sont le résultat de la vapeur mcrcuriellc qui est venue se condenser sur la surface interne du tube de verre.
Faraday, il y a piËs d'un demi-siécle, n d'ailleurs démontré directement celte évaporation spontanée du mercure, en suspendant une feuille d'or au-dessus d'une couche de ce métal dans un flacon fermé. Au bout de six semaines, la feuille d'or, qui avait été soigneusement garantie de tout contact direct avec le mercure, se trouvait pourtant amalgamée, c'est-à-dire blanchie par une cerlainc quantité de mercure qui n'avait pu y arriver qu'en paasanlù l'élutde sapeur. C'est ce , qui explique les effets funestes que les ouvriers éprouvent dans loules les industries où l'on en fait usage. Ils sont pris, en peu de temps, d'un tremblement général et douloureu.vft).
(1) A Is MaiiufielurB royale des glace» de Berlin, pendant un lilver forl nidp, le» onvriBrs i\u\ travaillaient dans udl' pièce où l'on élamait autrefois les glaces, flr«nt du feu et élevèrent U tempéralure de l'air dAcelle pièce entre îfl et 3!*. An bout de quelques Jours, tous éprouvèrent une roHe salivation, phénomène qui les surprit beaucoup, puisqu'on n'apercevait pas de traces de mercure dans l'appartement , ni même aux environs. Après bien des rccti^rclie», iU soup^oitnèrent enfin la véritablacauaede l'incommodité qu'iU éprouvaient; ils firent !•■ver le parquet de U piècei et ils virent alors environ lu kilogrammes de ce më-
M. Mergel a tout récemment constaté que dans un grand atelier d'étamage de glaces, largement aéré et parfaitement disposé, ra(mn> sphère, depuis le plancher jusqu'au plafond, est en tout temps saturée de vapeurs mercurielles, et que les ouvriers, qui. n'y séjournent cependant que quatre heures par jour, ont la peau, la barbe,' les cheveux et toutes les parties de leurs vêtements fortement imprégnés de mercure condensé, de sorte que, mOme en dehors de l'atelier, ils restent sous l'influence des émanations délétères de ce métal.
Lorsqu'on plonge la main dans un bain de mercure, on ressent une forte impression de froid, non pas que sa température soit plus basse que celle des corps environnants, mais uniquement parce qu'étant ti*ès-bon conducteur du calorique, il absorbe rapidement la chaleur de la main qu'il entoure de fous côtés. Quand le mercure est ramené à l'état solide par un froid de — 40», l'effet qu'il produit sur la main est tel, qu'il semblerait qu'on tient un corps brûlant ;,la peau est désorganisée. Dans les hivers rigoureux de la Sibérie, il est ordinairement solidifié. On peut l'avoir sous cette foime en le plaçant au centre diuuc masse d'acide carbonique solide : il se congèle aussitôt ; il est alors, comme le plomb, tendre, facile à coupr^r, malléable et sonore.
Le mercure n'éprouve qu'une très légère altération de la part de l'air, à la température ordinaire. Il se ternit et donne naissance à une très-petite quantité d'oxyde qui forme, avec un excès de mercure qui s'y unit, cette poudre grisâtre qui s'attache au verre.
Lorsqu'on le triture pendant longtemps, lorsqu'on l'agite avec de l'air et de l'eau, ainsi que le faisait Boerhaave, en attachant, à Tailc d'un moulin, un Qacon contenant une petite quantité de ce métal, il se réduit en une poussière noire, qu'on regardait autrefois comme du proloxyde, et qu'on appelait éthiops per se. On sait aujourd'hui que c'est du mercure simplement divisé, dont la couleur est due à la grande ténuité de ses particules. Il en est de même du mercure éteint par l'eau, les graisses, le miel, tous les corps visqueux, le soufre, le sable, le verre pilé, etc., corps qui n'ont d'autre action sur ce métal que de le diviser.
ul, répandu sur différents points, où il était tombé peu à peu, pendant qu'un étamai^ les glaces. C'est le docteur Herrabstaed qui rapporte ce fait. — Le H mai 1803^ les mines d'idria furent incendiées. Sur les 1300 ouvriers qui y travaillaient, 900 furent saisis d'un tremblement continuel, qui les fatiguait surtout la nuit et les rendait incapables de toute occupation. Les 400 autres traînèrent, pendant le reste de leur vie, une santé misérable et chancelante. — Km 1810, le navire anglais theTriumph, de 74 canons, reçut à son bord une grande quantité de mercure. Le métal s'échappa des vessies et des barils qui le contenaient, et de là se répandit dans tout le bâtiment. Dans l'espace de trois semaines, 200 hommes furent affectés de salivation, d'ulcérations à la bouche et à la langue, accompagnées de paralysies partielles et de dérangement d'intestin^. Tous les animaux, sans exception, qui étaient à tord, périrent sous la mèn.e influence.
OXYDES DU UERCURE. liH^
Osydea dm mercare. — Ce n'eït qu'à un degré de chaleur voisin ilc celui auquel il entre en ébullilion, qu'il absorbe bien l'oxygiïne puleux. Il se convertit alors en petites paillelles rouges, que les alchimisles nommaient pridpiti pw ieyfTinfité rouye, et qu'ils obtenaient dans VEafer de Boyle, c'est-à-dire en lenaat le mercure plusieui-s jour* BUT le feu dans un lualras dont le col très-allongé ne donnait passage à l'air que par une ouverture capillaire, a Si la découverte de l'oiydalion du mercure à l'air, dit Ga;-[,ussac, était encore à faire, elle ne serait probablement pas faîto aujourd'hui. Les anciens avaient une qualilë précieuse qui manque aux hommes de nos jours ; cette qualil'; était la persévérance, n
Cet oxyde rouge, HgO, bien connu de Geber, cl nommé par les modernes deutoxyde, bioxyde ou peroxyde de mercure, oicyde mercurique, ne peut résister k la chaleur rouge; il abandonne son oxygène, cl lemrrcure reprend l'état mèlalliquc. Il est légèrement aoliiblc a
dans l'eau; les médecins l'em- rT
plo'icnl souvent pour tuer In \
vermine ; il est la base des pommades du Régent et de DesaitU, du tourne de Saint-Yves, si renommés po(ir le- Irailument des ophthalmies cbmniques. C'est un poison violent à petites doses. Valli lui a reconnu la propriélé d'arrêter la fermentation du vin.
On le préparc tmbiluellement en décomposant par la chaleur l'azotate da mevcurc ^^ renfermé dans un matras e verre posé sur un bain de ''''■ *"' " '•'*i"™''"" "» *•""-'■'' <" ""'""■ sable {jig. 673). On chaulTc jusqu'à cessation de vapeurs rutilantes. Il reste une poudre cristalline d'un brun-rouge oi-angé.
Ce bioxyde de mercure nous offre un nouvel exemple de polymorphisme. Ainsi, quand on le chauffe au-dessous de -h 400°, température à laquelle il se décompose, il prend une couleur d'un brun violacé, et l'aspect cristallisé en petites aiguilles. I.'agilalion au moyen d'une baguette de verre sufllt pour changer celte nuance brune en un rouge-aurore fort beau, ton que l'on recherche dans ce produit. Enfin, lorsqu'au lieu de l'obtenir par l'oKydalion directe du métal, on le précipite de ses dissolutions salines par la potasse ou la soude causlique, il est jaune et amorphe. Sous celle dernière forme, il paruU avoir des aninités plus énergiques.
Bisalfare de mercure. — Ciaabre avtlfldcl. -^ Quand on chauffe le mercure avec le soufre en vases clos, les deux corps se combinent el produisent une poudre noire violacée, connue autrefois sous le nom d'éttdops minéral, qui se sublime en petites aiguilles d'an rouge brun à la voûte des vases. C'est alors le cinabre ariificid ou h^uffure de mercure, HgS, dont les Hollandais ont conservé pendant des siècles la fabrication secrète ; ce n'est qu'à la suite de l'invasion de leur pays par les armées françaises que leur monopole a cessé.
Celte fabrication est du reste assez simple ; on y procède de la manière suivante : on môle et on expose à un feu modéré dans une chaudière de fer plaie et polie 75 de soufre et 540 de mercure; il en résulte une masse noire violacée, connue sous le nom à'éthiops minéral, qu'on broie et qu'on projette par portions dans de grands vaisseaux sublimatoires. Ceux-ci se composent de deux pièces : l'une, en terre, qui forme le fond du vase, c'est celle qui est chauffée ; l'autre, en fonte, lutéesur la précédente, qui reçoit le produit sublimé. L'orifice de cette dernière se bouche avec une plaque de fonte ; c'est par là qu'on introduit dans l'appareil, rouge de feu, Xéthiopi minéral. Ce n'est qu'après trente-six heures de feu que le cinabre est^ entièrement sublimé en cristaux d'un rouge brun, fortemeut accolés les uns aux autres, et formant des pains d'une épaisseur variable.
On le broie sous des meules avec de l'eau de pluie pendant trèslongtemps ; on sépare ensuite par lévigation des poudres de diverses ténuit*3s, qui offrent jusqu'à vingt-quatre nuances distinctes d'un rouge éclatant et qui sont connues dans le commerce sous le nom de vermillon. C'est Albert le Grand qui démontra le premier, par la synthèse, dans le cours du treizième siècle, que le cinabre naturel est un coniposé de soufre et de mercure, car il remarqua qu'en sublimant le mercure avec le soufre, on produit du cinabre sous forme d'une poudre rouge, brillante.
Dès 1687, G. Schulz indiquait qu'il était possible d'obtenir le-môme produit en poudre fine par la voie humide. C'est ce que l'on fait aujourd'hui, en suivant les procédés donnés par MM. Kirchhoff; de Saint- Pétersbourg, et Brunner, de Berne, et auxquels MM. Jacquelaiii et Wehrle ont apporté de légères modifications. Les vermillons produits de cette manière sont beaucoup plus éclatants que c^ux qui résultent du broyage et de la lévigation du cinabre artificiel ; ils rivalisent avec les vermillons qui viennent de la Chine.
Le procédé suivant, dû à M. Brunner, donne les meilleurs résultats :
On triture ensemble dans un mortier de porcolaine 300 de mercure et 111 de soufre jusqu'à ce que le miHal soit éteint ^ c'est-Ji-dire tellement divisé qu'on n'aperçoive plus ses globules à la loupe. On verse par petites portions à la fois, sur Véthiop^ minéral ainsi produit, 460 d'eau dans laquelle on a dissous 75 de potasse caustique : on a^iie continuellcmHnt et on maintient le tout, dans un vase de fer, à une tompératurc de 45". Après huit heures environ d'exposition à