‹ Lecons de chimie élémentaireChapitre 118 sur 134 · DE L ARGENT · texte numérisé non relu

DE L ARGENT

solide qui reste dans les sacs se compose d'environ 82 p. 100 de lUercure et tfi p. 100 d'argent allié aux métaux étrangers.

Pour obtenir l'argent, il ne reste plus qu'à soumeilre cet amalgame à la dislillalion. L'appareil donl on te sert pour cela {fig. 677) consisle

Fig Vn —DU liilioi

en une espace de trépied a, qui supporte une tige sur laquelle sont eiirilées, à différentes hauteurs, S A 6 coupes en fer forgé 6, donl les diamètres vont toujours en diminuant; c'est dans ces coupes qu'on place des boules d'amalgame anlanl qu'elles en peuvent contenir; la cliarge est habituellement de !> quintaux. Ce trépied est au centre d'une cuvette en fonte c qu'entoure une foric caisse en bois d dans la-i quelle un courant d'eau froide est entretenu.

Le trépied étant garni, on abaisse, au moyen d'une chaîne g, une grande cloche conique en fonte e, qui le recouvre entièrement et qui plonge' dans la cuvette ; elle travei-se un disque de fonic perforé dans son milieu /JT, qui forme le foyer du fourneau. C'est, en elfet, sur ce disque, et autour de la partie moyenne et supérieure de la cloche, qu'on fait un feu de tourbe de manii^re à porter celle-ci au rouge; le mercure de l'amalgame se réduit alors en vapeurs et va se condenser

Aam la partie basse et refroidie de la cuvette. Vers la 6n de la distillalion, qui dure de 7 à 8 beurei, on donne un violent coup de feu avec du charbon.

L'argent reste sur les plateaux sous la fonne de grappes poreuseï; il relient environ 38 p. < 00 de cuivre et 3 p. 100 de plomb, nickel, ai^ senic, aniimoine et mercure. On le purifie par trois fontes successives au contact de l'air, ce qui oi;dc et scoriûe les métaux étrangers. On l'amène ainsi à ne plus conicnir que ?S p. tOO de cuivre; il est alors, comme l'on dil, au titre de 7S0 millièmes. C'est dans cet état qu'on le livre aux hOtcls de monnaies.

2. Méthode américaine d'amaliiatnation, — Les minerais exploités pat cette méthode, au Mexique, au Péfou, au Chili, sont encore plus pauires que ceux de Frcjberg. Ce sont des pyrites dans lesquelles sont disséminés, en particules invisibles à l'œil nu, du sulfure d'argent, de l'argent natif, du chlorure d'argent, de l'argent rouje (double sulfure d'argent cl d'antimoine), de Vargent antimoaial (alliage dargent et d'antimoine), du sulfure d'arsenic, de l'oxyde de fer, de la silice et du carbonate de chaux.

Ce mélange si complexe, après avoir été bocardë, est réduit en pou-

-âils-^

dre impalpable dans des moulins nommés arrastres, avec le concours de l'eau. Ces moulins consislenl en dos bassins de pierre dure dans lesquels tournent des blocs ou boulets, également en pierre dure, mis en mouvement par des mulets (fin. «78).

Les boucs qui sortent des mo'.ilins sont reçues dans de grandes fosses, d'où, après avoir pris une certaine consistance, elles sont portées dans une cour ouim((D pavée avec des dalles légèrement inclinées. IJi,onen fait d'abord des (as ou turUit de 801 h t-200 quintaux; on saupoudre

DE l'argent. 603

leur aui'facc de se] marin, dans la proporlion de 2 à 3 p. 100, el le loul e»l piétiné par des mules qu'on (ait courir en cercle pendant sw à huit heures, afin d'opérer un mélange complet. Vingt-qualre heures apri-s, on 7 incorpore, par le mCme moyen, iji à < p. tOO d'une poudre nommée magistral, qui n'est autre chose que de la pjrite de cuivre grillée A l'air et consistant, par conséquent, en un mélange de pero\jde de Ter, de sulfate de fer et de Bulfale de cuivre, celui-ci dans la proporlion de 10 p. lOU environ. On introduit ensuite le mercure, dont la dose varie avec la richesse du minerai eo argent, et on fait travailler les mules (()■

Le Jour suivant, si le mercure, extrait par le lavage d'une petite portion du mélange, oUVe une surface grisâlre et reste réuni en un •eul globule, on en conclut que l'opération marche bien ; si, au contraire, le métal est li'i^s-divisé et d'une couleur foncée, c'est une preuve qu'on a mis trop de magistral, et dans ce cas, on ajoute de la chun\ vive; enfin, si le mercure a conservé sa liquidité, c'est qu'on n'a pas employé assen de magistral, et on en ajoute.

Au bout de quinze Jours environ, le mercure a dissous assez d'argent pour constituer une masse presque solide, brillante. On fait une seconde addition de mercure qu'on incorpore de la mî'me manière, puis, quinze Jours apr^s, une troisième et deiniére addition. On emploie, en général, pour toute l'opération, eà 8 parties de mercure pour 1 partie d'argent ù extraire.

Lorsque l'amalgamation est terminée, ce qui n'a lieu qu'au bout de plusieurs mois, el ce que l'on reconnaît à des caractères extérieurs, on lave toutes les boues à grande eau. Les malij'rcs salines el terreuses ■oui entraînées ; l'amalgame seul reste au fond des vases où s'elTcctiic le lavage ; on en relire l'argent à peu prés comme à Freyberg.

Dans ce procédé, où tant de matériaux sont accumulés, il doit nécesuirement se passer un grand nombre de phénomènes intéressants ; je ne chercherai pas à vous les foire connaître tous ; Je me bornerai à le qu'il vous importe surtout de savoir, et pour cela J'aurai recours aux travaux de M. Boussingaull, qui nous ont donné la clef des réactions principales de cette curieuse opération.

Les quatre matières premières dont nous avons à tenir compte sont : le sel marin, le sulfate de cuivre, le mercure et le minerai représentant surtout du sulfure d'agent. Voici la succession des phénomènes qui s'accomplissent.

(I) On voit dant le maBés g^alogique de lermyn-Streâl, à Londres, un lingot d'argent du poids d'environ 50 francs, el qui a été relira, à Heilco, de l'eatomac d'une muie. C'est ctiOM asan commune que l» présence de l'»rgi:nt dan» l'estoniac ou les intestins dei muiea employt^es aui travaux des minos au Moii^uc ; on l'attribue k la manie qu'ont ces ani.naui de manger de la boue qui rontieni k la fois du sel qui les atiire, et de l'argent qui s'iccumule en certaine qnantiti •ans trop les faire souffrir.

Le sulfate de cuivre et le sel marin donnent d'abord, par une douUe décomposition, du sulfate de soude et du bichlorure de cuivre :

CuO,SO» -h NaCl = NaO,SO* -f CaQ.

Le bichlorure de cuivre prodi;it réagit à son tour sur le sulfure d'argent, et donne naissance à du chlorure d'argent et à du sulfure de cuivre :

CuO 4- AgS = AgCl -h CuS.

Le chlorure d'argent se dissout à mesure qu'il se forme dans le sel marin en excès, et alors il est attaqué par le mercure ; il se forme pai suite du protochlorure de mercure et de l'argent métallique; ce dernier s'amalgame avec le reste du mercure :

Amalçame.

AgCl + n Ilg =-. Hg'Cl + (Ag,nHg;.

C'est parce qu'une partie du mercure employé passe ainsi à l'état de protochlorure, que dans la méthode américaine, il y a une perte si considérable de mercure; perte que de Humboldt estimait, au commencement du siècle, à 25O0O quintaux de mercure par année (t).

3. Procédé par imbibition suivi à Kongsberg, — Dans cette localité, qui possède la mine d'argent natif la plus riche de l'Europe, après avoir bocardé et lavé le minerai pour le séparer de sa gangue, on le fait foudre avec partie égale de plomb; il en résulte un alliage qui contient de 30 à 35 p. tOO d'argent; on le désigne sous le nom de plomb d'œuvre. On le soumet à la coupeîlation, qui a pour effet d'oxyder et d'expulser le plomb sous forme de lithargCy l'argent restant à l'état métalUquc.

(I) Au Pérou et dans la plupart des districts métallifères de TAinérique espagnole, les ouvriers qui travaillent dans les mines ne reçoivent pas un salaire fixe; seulement il leur est permis d'emporter, à la fin de leurs douze heures de travail, un capacho rempli du minerai qui est amoncelé devant la porte de la mine (à peu près 15 kilogrammes de déblais). Ce mode de paiement donne lieu à un système d'échange dont on ne trouve d'exemple nulle part. L'Indien ou le métis, à la fin de sa journée, apporte au cabaret son tablier tout rempli de pierres. Là, il boit de l'eau-de-vie, de la chicaf mange un chupé^ màcbe de la coca, fume son cigare, et il paie en morceaux de pierres. Il en est de même pour tout ce dont il a besoin, habillement, chauffage, etc. Chaque marchand ou marchande est donc tenu do faire entrer dans les nécessités de son état la connaissance des minerais d'argent, étude longue et qui demande un coup d'ccil éprouvé ; car bien souvent, au premier aspect, rien ne distingue la pierre, plus ou moins riche en argent, de celle môme qui n'en contient pas. Rien n'est plus ordinaire que de voir une marchande de poissons^ assise sur la porte de sa boutique, et tout en surveillant le débit de sa marchandise, concasser du minerai, le réduire en poudre, puis le pétrir avec du mercure, le laver, le brûler, enfin le mettre à l'état de lingot. (Comte de Sartiges, Reialion d'un voyage dans CAmK rique du Sud, en 183i.)

DE L AttGlDKT.

Celte opéralion (1) s'elTectuc dans 080] composé d'une Eole ciiculairc c

a fourneau à réverbère (fig. 6"9icatc A et d'un foyer lulËral F.

Celle sole, consli-uile en briques, esl revOtuc iatéricuremenl d'une cou che de marne, tassée avec soin et qu'on renouvelle à chaque opéra tion: celle couche forme ce qu'on appelle la coupelle.

LedOme ou voûte du four con^isle en une espèce de couvercle C

Fiff. 6g<\ — Scctidu bori

Ule C garni in té ri euremenl d'argile, qu'une grue G met en mouvement) él qui s'appuie, quand on le descend, sur le massif en briques RB.

(1} Lb coupell'ilion a élu parfail ornent décrite, pour la preinitro fois, au neuvième Nècle, p»r l'Aribe Gc;bcr. J'ai déjb dit cjue celte opération élail connue des Égyptiens et des Hébreux ; elle a élé vaguement indiquée par Diodore de Sicile, Pline, Strabou.

« Un lujct de surprise, dit Pline, c'est i|ue, pour purifier l'argent, il faille le calciner avec du plomb, u {llut. nalur.,lib. \XXI11, cap. vi.) Au seizième siècle, CcesalplD appelle le plomb un lai'on qui nettoie l'argent et l'or dans lacoupcllation.

608 tre!ste-septiî:me leçon.

Le Tour a cinq ouverlures : celle pour le passage de la (lammc, iimautre en regard P pour l'inlro dut- lion des saumons de plomb, deux latérales II, a' qui reçoivenl les luyt^res de deux énormes sounieU qui hurenl de l'air à la surface du baia, enTiD l'ouverlure o qui scrl d'bsue .i la Itlharge. Celle ci, au commencement, est bouchée par la coupell", mais on l'cnlaillo successivement de manière à maintenir la rigole nu tiiveau du bain.

On garnit la coupelle d'un lit de foin sur lequel on dispose symi-lriqueraent et avec précaution les saumons de plomb ureentinïre. On «baisse le dOme, on lutc exactement toutes les jointures avec de l'aigile, et l'on chauffe (fig. 681). Bientôt l'alliage fond ; ou fait alors mar-

clier lentement les eoufUets, allnde Tacili ter l'oxydation do plomb, aiu'i que celle du cuivre et du fer qui s'y trouvent presque toujours. Le bain îc couvre d'abord de poussit^res noirâtres, qui s'aggloni'^enl peu l'i peu, et qu'on fait sortir de lu coupelle; puis, la température étant |ilus élevée iiprès lii à IC heures de feu, le protoxfde de plomli l'iilre en fusion c( forme une coticlic liquide qui, poussée par le veut des soufflets, se rend dans les rigoles et sort par l'ouverture o d'où elle se répand sur le sol de l'usine L; on s'y sulidiflunl peu à peu, ce mas sicot cristallise en petites lames rougeHIres qui prennent le nom di; litharge.

Au bout de *0 heures environ, l'rppcralion touche à sa lin, et l'oa en est averti par une espèce d'écUir de lumière ou de fulguration qui m manifeste inslantauément sur le bain. Cet elTil est dû à la disparitibn

DE l'argent. 609

subite d'une dcniière pellicule d'oxyde qui recouvrail l'argenl. A celle époque, le culol métallique, d'aplati qu'il étuil, devient «phérique. Oniulroduil alors de l'eau chaude, puis de l'eau Troidc dana la cuupelle, afin de terroîdir la masse d'argent et de pouvoir l'enlever immédiatement.

Cet aident, nommé argent de coupelle, rcnTcrme environ 1/16° de plomb. Onl'anine, de mi^mc que celui qui provient de l'amalgamation, dans un Tourneau de coupelle rempli de charbon de bois dont la combustion est activée par un soumet qui Tournit en mOmc temps l'air nécessaire à l'oxydalion des métaux étrangers. On continue i. faire arriver le vent sur le bain métallique Jusqu'à ce qu'il ne se Torme plus de lacbe à sa surface. L'aident esl alors affiné : il contient à peine l/tO0< d'impureté.

4. Affinagepar erislallisalion. — Lorsque les j)Iotn6s(i'(Euv'erenrenncn( moine de 1 /liDOO d'argent, on ne peut les soumettre à la coupellalinn directe; ce serait Irop coûteux. On a alors recours à une opération préliaunaire, imaginée par l'ingénieur anglais Paltinson et qui repose sur ce fait, anciennemeat connu, qu'en luisant fondre une grande masse de plomb amentifère et la laUsanl refroidir lentement en même temps qu'on l'agite, elle se partage en deux parties : en plomb pi-esquc pur qui cristallise el se dépose au fond du bain, el en un alliage liquide, beaucoup plus riche en argent que l'alliage primitif.

Si donc l'on fait fondre du plomb d'œuvre dans une cbaudi^re, qu'on l'agite sans cesse avec un rdble de fer pendant qu'il se refroidit, et qu'on enlève avec une écumoire les cristaux imparfaits de plomb à mesure qu'ils se forment, il reste un métal liquide contenant d'aiilani plus d'argent qu'on a extrait une plus grande quantité de cristaux.

Ceux-ci, étant à leur leur soumis à une nouvelle opération, éprouvenl encore un partage, d'où résultent du plomb plus pauvre qui ciislatliae, et une petite quantité d'alliage liquide plus riche en argent.

En coDlinuaut de soumelli'e à un nouvel affinage les cristaux de l'opération précédente, on arrive, en délinitivo, à concentrer l'argenl dans une Irès-pclile quantité de plomb d'œuvre, qui est alors assez riche pour passer à la coupelle.

Ce procédé, d'abord pratiqué dans le Derbyshire, en Angleterre, est acluellemenl en usage dans presque lous les pays où l'on traite les minerais de plomb et d'argent, qui ne contiennent toutefois ni zinc, ni fer, ni antimoine.

Voici la disposition des fourncBUv d'affinage (fin. f>N*J). Chaque massif de maçonnerie comprend 1 chaudières en tOle, 4 grandes et 3 petites, placées au-dessus de 3 fourneaux à grille. Les grandes chaudières ont de I mètre à l'°,30 de diamètre, sur une profundcur de 65 centimf!- Ires; elles ont la forme indiquée par la figure 681. Leur partie infé- GltAuDin. — II. 39

■IRliNTIi-SKPTÏEMËLËÇÔN^

rieure se lermine pur uu toiiduil qui sert ù récoulemenl de i'ullîa^c Uquidu <]uiiâ des Ilii^uUi'I'ls.

f ri III

ne contenant que 13 kilog. d'argcnl, uti obliunt, aprùs lri>is crislallUatiuna successives : 8l i quiiilaux de plomb pauiro, ne renrt'i'oiitul plus que 9 0 gr. d'argent ;

28 iji quintaux de plomb encorc plus pauvre, ne contenant que :t7() gr. d'urgt-nt ;

Bnliu iS3 i/3 quiiitauideplomb rjclie, contenant ll'^jOriO d'argent, c'est-à-dire les 9/ lu" de l'argent qui étuil d'abord disséminé dana lus lUOU quinlan.i du ploaib pri-

IDilif.

Ce qui précède sumii je pense,

pour vous douut^r une idéa ei&cle Fil/, m. — V..0 i- u ij.Liii.' inWricuri! dig de ce qu'oii appelle Vi<fH-a.e por tiiiiujLtiii. a-isiallUatiih ou \^ i-attitisiotinaye.

5. TruittiiKul tks 'uivrei grà argintiféns, — Lorsque les ctmrt* grit [fuhleri des Allemands) sont uboudants dans une lucalilé, comme ilt coalicnueul presque toujours asseï d'argent pour qu'il y ail avantage à l'eu extraire, on les traile de la muiii^re suivante :

DE LARGENr.

On Ici pulvérise, on les grille pour volaliliscr le Bourre et l'anlimoiae ; le cuivre notV obtenu est alors cbauiTé avec un Tondant convenable pour ea retirer un culot de cuivre et d'argent, le fer n'ayant pas été i-éduil. Le culot est rouge et contient beaucoup plus de cuivre que d'argent.

On fond cet alliage avec environ trois fou et demie son poids de plomb, et on le coule en lingots carrés ou orbtculaires, noauDés fiot'iis de liquation. Ces pains, qui conliunueot ainsi trois métaux, cuivre, argent et plomb, sont alors soumis à une cbaleur Euriieanle seulement pour fondre le plomb qui entraîne avec lui l'argent, tandis que le cuivre reste à l'état solide.

Cette opération, dilc liquation, s'i'fTeclue dans un fourneau d'une grande simplicité llfg.GSi). Les pains D sont placés de champ sur deux

Fie. m.

plaques de fonte l^gi^remcul inclinées, laissant enire elles un petit intervalle au-dessus de l'aepace vide U, ménagé dans la maçonnerie It qui supporte les plaques de fonte [^g.' 83). Il y aainsi, de chaque côté du mur ceulrul G, deux Aires de liqitation Les pains qu'elles suppDit<:nI sont écartés les uns des autres par des coins de buis qu'on enlève fi mesure qu'on remplit les intervalles qui les séparent par du charbon de bois ; un ferme alors la paroi ouverte de chaque aire par des plaques de tôlet", F, quidij- Fig.ni.'

passent un peu le niveau supérieur des

pains que l'on recouvre entièrement de charbons. On allume ceuX-ci, en même temps qu'on fait un feu de bois sous les soles dans l'espace vide H. De petites cheminées ménagées dans le massif activent le tirage. Bientôt la liquation commence; l'alliage de plomb et d'argent, plus fusible que le plomb pur, fond et tombe au bas do M, d'où il «'écoute dans un bassin de récupliun C; on l'enlève de Icmps en temps avec des poches dr: fer pour le cjulcr dans des moules en funle e, qui don-

TRFNTE-SEPTIÈME LEÇON.

neiU ainsi des pains lenticulaires de 13 à i4 kilogr. A mesure que l'alliage devient moins fusible par la séparation du plomb, on augmente le feu.

Les pains de cuivre qui restent sur les aiies après Topération, et qui sont devenus très-poreu\ à la manier e d'une éponge par suitede ^a fusion du plomb argentifère, sont désignés sous le nom de cortasses; ils retiennent encore une certaine quantité de plomb et d'argent qu'on en sépare en les soumettant à une plus haute température dans un four particulier dit /btir de ressuage.

Le plomb argentifère provenant des deux opérations précédentes est passé à la coupelle pour en retirer l'argent.

Production annuelle de l*arir«nt. — -Le tableau suivant, dont j'emprunte les éléments à M. Whitney, donnera une idée de la répartition et de la production des mines d'argent exploitées actuellement. Les chiffres se rapportent à l'année 1834 :

Page 1