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MOUSSE ET NOIR DE PLATINE

passer un couranl d'hydrogène ^ans le lube de plaline, el un courant d'acide carbonique dans le [ube de porcelaine.

Tsnt que l'appareil eal à la iempërature ordinaire, l'hydrogène son par le lube b, el l'acide carbonique par le Itibe d. Mais si l'on vient à chauiTer au rouge vif le milieu de l'appareil, on constate bientôt que du lube d il se. dégage de l'hydrogène, car le gai s'enflamme par une bougie allumât, tandis que par le tube b, il sort de l'acide carbonique, ce que l'on reconnaît au moyen de l'eau de chaux.

Ainsi, vous le voyei, les deuï gaz ont changé de position, preuve qu'ils ont passé au travers du platine chaulTé au rouge exactemeul comme ils traversent, à la (cmpërature ordinaire, tes tubes en terre, les vessies di! porc, les ballons en caoutchouc et toutes les autres membranes végétales el animales.

I.e plaliiic à l'état de inou.'se ou i'fponge possède A un plus haut degré que lorsqu'il est fondu ou forgé, les propriétés remarquables dont je vicns'dc parler. C'eel ce que l'on constate ti'ës bien en introduisant un morceau d'épongé de ce métal dans une cloche remplie de gaz tonnant Ifiij. 722) ; il j'iiislanl m(^me il se produit une détonation violente, absolument comme lorsqu'on en approche une bougie enflammée. Vous

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us rappeler que c'est sur celle rapidité d'action de la mousse le que repose la consiruclion au Brigwt de Dtbereineriji'j. 123].

Proprlélfs renarqaablca de la mmaie et du aolr de platine. — Je rappelle encore à vos souvenirs que cette mÔme mousse, sous l'induence d'une légère chaleur, détermine. la combinaison de l'aride sulfureux avec l'oxygène, celle de l'azote avec l'hydrogène, la GiUjIHdin. — II. (I

production de l'acide azotique au moyen de Toxygëne et de Tammoniaque, sans que, pour cela, elle change de nature, perde ni augmente de poids, ni subisse, en un mot, la moindre modification.

Le platine en poudre qu'on obtient en plongeant une lame de zinc dans une dissolution très-acide de bichlorure de platine est encore plus actif; mais, de toutes les formes qu'on peut donner à ce métal, celle sons laquelle il atteint la plus grande division et possède à un degré véritablement extraordinaire la puissance d'absorption des gar. et la faculté de déterminer leur combinaison avec l'oxygène de l'air, c'est celle que M. Liebig a désignée sous le nom de Noir de plcUine.

On l'obtient en faisant bouillir une dissolution de chlorure de platine, dans un grand ballon de verre, avec du carbonate de sonde et du sucre. U se dépose du platine en poudre d'un noir de suie, qu'on purifie par des lavages à chaud avec l'alcool, puis avec l'acide chlorhydrique, la potasse et enfin l'eau.

Ce noir de platine, convenablement séché, absorbe, d'après M. Liebig, jusqu'à 745 fois son propre volume d'hydrogène, avec un dégagement do chaleur qui peut s'élever jusqu'au rouge.

11 provoque subitement l'inflammation des* gaz combustibles dans l'air, et la moindre parcelle produit l'explosion des mélanges gazeux détonants. — Il enflamme la vapeur de l'esprit-de-vin, et quand on l'humecte de ce liquide, en le tenant au contact de l'air, il le transfoi*me rapidement en vinaigre. — Il détermine la combustion du papier et des corps organiques sur lesquels on le chauffe légèrement. — Enfin, il est l'agent provocateur d'une foule de réactions curieuses entre des corps qui restent inertes hors de son contact.

Aussi ce noir est -il devenu, dans les mains des chimistes, d'une utilité journalière pour opérer des phénom<>nes, des métamorphoses qu'on ne saurait obtenir d'une autre manière.

On peut remplacer avec économie l'éponge et le noir de platine par du charbtm ou de la pierre ponce qu'on a fait bouillir pendant quelques minutes dans une solution de bichlorure de platine et qu'on a caleinés ensuite en vase clos.

Ce qui démontre bien que c'est l'état de porosité et non la nature do la substance qui détermine les curieuses réactions chimiques dont il \ient d'être question, c'est que la pierre ponce peut, dans son état ordinaire, produire absolument les mitaes effets. Témoin la vapeur de soufre et l'hydrogùne gazeux, qui, en passant sur cette pierre poreuse, reliaulTée h 400°, fournissent de l'acide sulfhydrique en abondance d'après les expériences de M. C jrenwinder, de Lille.

Composéii tia platine. — Le platine, forgé ou fondu, est inaltérable ;\ l'air, à quelque température que ce soit. Il y a bien deux oxvdes de ce métal, PtO et PtO*, mais on ne peut les produire que par" des procédés particuliers; ces oxydes, comme ceux de l'or, ne manifestent

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