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DU BICARBONATE DE SOUDE

it simple ment en lingots dont la siir-

Bb blcMrboBale de aopdc.

Lb polasse el la soude s'unîsseni à l'acide carbonique en trois proportions difTérentes et produisent ainsi :

Des carbonates neutres KO ou NaO.CO'

D«s sesquicarbonates 3K0 ou tNaO,lCO>

Des binrboiiatcg KO ou NaO,2 CO*.

VouBTOfeiqufl dans ces trois snrlcsde carbonates la proportion d'acide carbonique combinÉc à lu infime quantité de base est rcprâeenlée par les nombres t, 1 1/2 cl 3.

Je n'ai parle Jusqu'ici que des deux premiers genres ; Je dirai quelques tuott des bicarbonates.

On les obtient en faisant passer un courant de gaz acide carbonique dans la solution des carbonates ordinaires, Jusqu'à ce qu'ils en soient aussi satarés que possible. Une fois formi^s, ils se déposent en crislaux, en raison de leur moins grande solubilité.

Le bicarbonate de soude se trouve dans un grand nombre de sources naturelles, nofamment dans celles du massif central de la Franco, parmi lesquelles celles du Mont-Dore et de Vichy sont les plus renommées. Ces dernières, d'après H. Lecoq, versent ù elles seules 30Î5 kilogr. de ce sel en 24 heures, ou l'énorme masfc de 1122375 kilogr. dans une année. Leur richesse en sel était jadis encore plus considérable.

■*r4pKraUa>> — Bans les fabriques de produils chimiques, on prépare de grandes quantités de bicarbonate de soude ii la fois, ensuivant le procédé qui a été indiqué, en 1830, parle pbarmacien américain Smith. Ce procédé consisli; A faire arriver du gaî carbonique lavé dans des caisses de bois ou de cuivre, ou duns une grande fontaine de grès remplie à l'avance de cristaux de soude. Le gaz ne peut sortir de ces vases qu'en soulevant une colonne d'eau de 32 à 64 centimètres ; de cette manière, il reste en contact pendant quelque temps avec le carbonate ueutre qui s'en salure, sans perdre (outcrois sa forme solide et cristalline ; mais il devient complélcmcnt opaque, poreux, friable, el abandonne les 5/6 de son eau combinée, qui ruisselle sur les parois des caisses.

L'appareil suivant (Jîj. 44,ïJ, adopté par Soubeiran, çs\ très-commode.

A. bonlionne engrèscontonantdela craie di^layéc dans i|uatro fois son volume feiu ; 6, flacon servant de réservoir à l'aetde sulfurique rju'on fait coulur de temps k autre dans la bonltonne pour produire un dégagement d'acide carboniilDe; f, agitateur en bois maintenu par une vessie, pour favoriser 1* réaction; it, Ûacon plein de craie mouillée en tragmenls pour puriâer le gii ; f, autre

un tube de verre (fig, 447). Ces caractères se retrouvent dans tous les bi et sesquicarbonates.

Uiag^es. — Le bicarbonate de soude est employé avec succès pour le traitement de la gravelle. D'Arcet Ta proposé comme un excellent digestif, et, d'apfëssèè' conseils," OU le fait entrer dans la composition de pastilles connues dans les pharmacies sous les noms de pctëiiUes ou tablettes digestives de d'Arcet, pastilles de VickS» Une ou deux de ces pastilles suffisent pour rétablir une mauvaise digestion, et lèi?^qu*on les prend avant le repas, elles permettent à Testomac de recevoir des aliments qui, sans ce secours, en troubleraient les fonctions.

Mais le plus grand emploi du sel dont je parle, c'est la préparation des eaux gazeuses, dites bien improprement eau de Seltz, Un sieur Brict a construit un petit appareil fort commode qui permet de fabriquer dans chaque ménage la boisson acidulé dont on a besoin.

Appareil Briet pour les ettux g^azeuses. — Cet appareil {fig. 448

Si ' 1

Vi(j. 448.

FUj. .ii9.

Fig. 450

IVïS

Fig. 451.

û 451) se compose de deux capacités dislinctes, a et 6: l'une supérieure 6, lorsque l'appareil fonctionne, renferme le liquide qui doit ôtre saturé de gaz ; l'autre inférieure a est destinée à recevoir le mélange des deux corps qui doit fournir l'acide carbonique. Ces deux parties distinctes s'adaptent et se vissent l'une sur l'autre au moyen d'une garniture en étaia c. Elles sont construites de manière que l'appareil puisse reposer à volonté soit sur l'une, soit sur l'autre des deux carafes qui forment ces deux capacités: en elTef, elles sont munies de pieds en verre d pour la carafe supérieure, en étain ou en porcelaine e pour la carafe inférieure qui supporte le plus habituellement l'appareil.

Pour préparer Teau gazeuse, on introduit dans la capacité inférieure a 18 grammes d'aci'7e tartrique et 21 grammes de bicarbonate de soude. On ferme alors cette carafe au moyen d'un bouchbn métallique f qui

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COnsUtuË loul le mâcanisme de l'appareil. C'est un cylindre creux en élain fin f, (raveraé dans le sens de sa longueur par une lige g également creuse et de infime métal. Cette tige s'élère à environ !0 centimètres au-deieuB de l'orifice du vate inrérieur, et elle plonge dans l'intérieur de ce dernier d'environ 2 à 3 centimèlres. Autour de celle tige creuse est un petit disque en ai-gcnt A, percâ d'une inflnilé de trous capillaires qui permettent au gai de les traverser, mais qui ne livrent point passage à l'eau.

Le bouchon étant placé, on renverse la capacité inférieure, on fait plonger le tube dans la capacité supérieure qui est aussi retournée et remplie d'eau 61trée ; on visse les deux capacités l'une sur l'autre, puis on retourne l'appareil de façon que le pied en métal ierve de base à l'appareil.

A peine celte mmceuvre est-elle faite, qu'une portion de l'eau contenue dans la carafe supérieure {;l décililres environ) se rend par le cjlindrc creux dans la carafe inférieure, se trouve en contact avec le mélange d'acide tartrîque et de bicarbonate de soude ; la décomposition de ce sel s'opère alors avec une vive effervescence ; le gaz acide carbonique produit se tamise au travers du bouchon creux ; il se divise en deux parties : l'une se dissout dans l'eau qu'il traverse, l'autre se réunit à la partie supérieure de la grande carafe. Cette dernit^re portion de gaz exerce une pression qui accélère la dissolution de l'acide carbonique. On peut, en outre, favoriser cette dissolution en agitant le vase.

L'eau saturée de gaz peut être facilement extraite, en tout ou en partie, de la carafe supérieure qui la renferme, d l'aide d'un robinet de Brahma. Ce robinel i consiste en une clef dont la tige conique, munie à la partie antérieure d'une vis qui lamainlienl, vient s'appuyer par ^ttcmcnt sur une extrémité garnie d'un cuir épais, de manièio à rendre la fermeture aussi exacte que possible.

En mettant dans l'eau de la carafe supérieure des sirops agréables, on peut préparer des limonades gazeuses et toute espèce de baissons acidulés.

La pression qui se produit dans l'appareil, 5 à 0 minutes après le mélange, arrivée 6 almosphères. Pour prévenir les accidents qui pourraient résulter de la fiacturo des vases, l'appareil est recouvert d'un tissu en jonc à claire-voie, qui, tout en augmentant sa résistance, s'opposerait en cas de rupture, à la projection du verre et à la dispersion des fragments. — Dés qu'on agile l'appareil, le gaz ae dissout et la pression descend alors rapidement à 3 atmosphères et demie.

On a donné bien des formes dilTËrcnles à ce petit appareil producteur d'eau gazeuse, nommé gazogène, qu'on vend au prix de lUà \'i fr., suivant la capacité ou l'élégance ; mais dans toutes les modifications imaginées le principe est le même) il est donc inutile de les reproduire ici.

172 VrNGT-TROISlÈME LEÇON.

Borate do sonde on Borax.

Il y a dans certains lacs de Perse, de Chine, de l'ile de Ceylcn, de la Tartarie méridionale, de la Saxe, du Pérou, mais surtout de rinde, proche des montagnes du Thibet, un sel de soude qui rend de nombreux services. C'est celui qu'on désigne depuis longtemps sous le nom de Borax (I).

Il est formé de soude et d'un acide particulier que Homberg (2) isola le premier en 1702, et qu'il appela improprement sel sédatif ou sel volatil narcotique du vitriol^ parce qu'il l'obtint par la calcination d'un mélange de vitriol vert (sulfate de fer) et de borax. C'est seulement en i747 que Théodore Baron établit que le sel sédaiif de Homberg n'était autre chose qu'un acide spécial, qui prit dès lors les noms d'acide da borax j d'acide horacin, puis, en 1787, celui d'acide boracique. Enfin, lorsqu'en 1808, Gay-Lussac et Thenard, en France, sir H. Davy, en Angle* terre, eurent démontré que cet acide est composé d'oxygène et de bore, on lui imposa le nom d'acide borique, et, par suite, le borax prit celui de borate de soude.

Le borax arrive de l'Inde en petits cristaux agglomérés, d'un Jaune verdâtre, recouverts d'un enduit terreux et imprégnés d'une matière

(1) Ce nom vient de l'arabe borak, qui veut dire blanc. C'est le borith des Hébreux, le boreck des Persans, le natron baurakè des Grecs, le bourack des Turcs. On pense que c'est cette matière saline que Pline appelait chrysocoUa (soudure de l'or), à cause de l'emploi qu'il lui connaissait de servir dans la soudure de l'or aux autres métaux.

(3) Guillaume Homberg, fils d'un gentilhomme saxon au service de la Compagnie hollandaise des Inde«, naquit le 8 janvier 1C52 à Batavia, capitale de l'ile de Java. Ramené enfant en Europe, il fit ses études à Amsterdam, et vers 1G70 il alla à Leipzig pour apprendre le droit. 11 fut reçu avocat à Magdebourg, à l'âge de 32 ans, ce qui ne l'empêcha pas dès lors de manifester un goût très-vif pour les sciences et surtout pour l'étude de l'histoire naturelle. Après plusieurs années de séjour en Italie, où il s'occupa de médecine, de botanique et spécialement de chimie, qu'il alla étudier successivement en France avecLemery et en Angleterre avec Robert Boyle, il se fit recevoir docteur en médecine à Wittcmberg. Il visita ensuite les mines de Saxe, de Bohème,de Hongrie, de Suède,et revint vers IG80 en France où il se lia d'une amitié encore plus étroite avec Lemery. Ils parcoururent ensemble les ateliers, les usines, les laboratoires et recueillirent une multitude de faits relatifs à la physique, à la chimie et aux professions industrielles. — Nommé en 1G91 membre de l'Académie des sciences dont le la. boratoire lui fut confié, il fut peu après chargé par l'abbé Dubois d'enseigner les sciences au duc d'Orléans, depuis régent, et en 1704 ce prince le nomma son premier médecin. Il ne jouit pas longtemps de sa brillante position, car il mourut en 1715, emporté par une maladie d'intestins. —C'était l'un des chimistes les plus instruits et les plus ardents de son époque. On lui doit une foule de procédés nouveaux, des Essais ou Éléments de chimie et 44 mémoires dans lesquels il fit connaître tous les faits qu'il avait recueillis ou découverts, bien différent en cela de ses contemporains qui cherchaient à soustraire leurs découvertes à la connaissance du public. Voltaire l'appelait un vertueux philosophe.

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