DU BORATE DE SOUDE
grasse, comme UTonneuse, qui leur donne un toucher gras et onctueux. C'est le borax brut, le tinkal. En l^urope, on le ruftine et on l'ara^nc à un asseï grand ëlal de pureté (l}i ainsi que je le dirai bientôt.
CkrkrUvM dutlaclira. ~ Le borax ralUné existe sous deux Tonnes distinctes dans le commerce. Tantôt il est en gros cristaux prismatiques à six pans modifiés sur les crûtes et sur les angles {fig. 453) et contenant i7 p. 100 d'eau; tantôt il est en cristaux octaédriqucs ne
FiÇ' 45^. ^ Ponx prjimfcti
Fig. 4S3. — Borïi auliii
contenant que 30 p. tOO d'eau {fig. 453}, Le premier est légèrement etflorescent dans un air sec, tandis que le second y conserve sa demitransparence, et ne devient opaque que dans un air liumide ou dans l'eau. Ce dernier est plus dense et plus dur q[ic l'uulrc. On les représente par les formules suivante» :
Ces deux boraxont, du reste, les mêmes propriétés. Ils ont une caslore vitreuse, une saveur un peu alcaline et douceâtre. L'eau Troidc en dissout i peine la vinglièmc partie de son poids ; l'eau bouillante en dissout le double. La solution verdit le sirop de violelles.
ils Tondent dans leur eau de cristallisation quand on les chaulTc, se boursouQenl considérablement (le borax oclaédrique moins que le bo-
[1) Plusieura voyigEurs et naturalistes du siècle dernier ont décrit des procédés très-singuliers, c|ui, d'après eux, auraient été suivis dans les pays où l'on recueille le borax pour retirer ce sel des eaux salé«s dans lesquelles il est eo dlMolutlon. On croyait nécessaire de soumettre ces eaux, pendant un lempa fort long, à ana fermentation putride favoriséa par l'addition de matières animales, et parmi ces dernières on recommandait surtout l'emploi d'urino de leunea garçons auxquels on faisait observer rigoureusemaat un régime pirtifulier. Le temps a fait justice de cas absurdités.
174 VIKGT-TROISIÈME LEÇON.
rax prismatique), el, 6 la chaleurrouge, ils donnent un liquide limpide qui, par le re froid issement, se fige en un verre incolore el transparent.
Ce verre dissout très-bien & chsud les oijdes mélalliques, et prend des couleurs variables suivant leur nature, ce qui le fait employer dnn; l'anoljsc des mini^raux. Ainsi,
L'osj'de de roinpinèse le colore en violel ou en blsu suivant m pruportion,
— de ter — en vert iMuteille ou en Jiune,
— de cobtdt — en bleu violet très- intense,
— de nickel — en vert ûmenude clûr,
— de cbrome — en vert émeraDde foncé.
BaaaU <M ulBèrMBXparle borax ma chkiamema. — Voutcon. cevez d'après cela le parti qu'on peut tirer de ces faits pourranaljsedei minéraui. Il sumt donc de fondre une petite quantité de la malière minérale avec du verre de borax sur un charlûn à l'aide du chalu-
F\e. 4S(. — BiMi d'uD nilii«ril par le irm de bvni tu ctatlunKaD.
meau {fig. Ki) pour obtenir une coloration qui indique la nature de l'oxyde métallique qui 'y trouve.
Lorsque l'cstul nepeul Être fait que sur des parcelles de malière, on se sert d'un fit de platine dont l'un des bouts est courbé en forme d'an*