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DU BARTUU ET DE SES COMPOSÉS

Ifig. 499). L'air, chaste du gaiomëtre a, se lave en b, te dépouille de ■on acide carbonique dans la colonne c remplie de ponce imbibée de ïonde caustique et va inroxjder la baryte contenue dans le tube dd. L'atotedel'air se dégage par le tube e qui plonge dans le mercure destiné à Taire pression. L'opération est terminée quand c'est de l'air non altéré qui sort par le tube e.

Le bioxfde de baryum est en fragments poreux, d'une teinte grise,

quelquefois verdàlre. C'est un oxyde aiugulier qui, ei\ prt^sencii àfg acides, abandonne la moitié de son oxygùne et repasse à l'état de proloxyde, comme lorsqu'il est exposé ï la chaleur du rooge vif; et comme, dans ce dernier cas, la baryte régénérée peut de nouveau absorber l'oxygËne au rouge sombre, pour l'abandonner au rouge vir, il en résulte qu'avec la même quantité de baryte, on peut, de la sorte, obtenir d'asseï grandes quantités d'oxygène. C'est ce qu'a montre U. Boussingaul t. Toutefois, au bout de CJ h 20 opérations alternatives. la baryte, devenue compacte, doit être renouvelée, parce qu'elle n'alitorbe plus que des quantités insigni liante s d'oxygène.

Bloxyde d'hidroKiBe. — Si l'on délaye du bioxyde de baryum dans de l'acide chlorhydiique étendu et refrwdi, il le Tonne du chlorure de Iraryora et du bioxyde d'hydrogène :

BaO* + BO = BsCt + HO^,

queThenard adécoaverlet étudié, en 1818, sous le nom d'«iuft£V(fén^e. Ce composé est remarquable par son instabiTîté, et il ofTïe cette parlicularilé que, misen contact avec un grand nombre de corps, même à 1s température ordinaire, par exemple avec )et métaux les moins

oxydables et réduits en poudre, il se décompose tout à coup, quelquefois avec explosion, laisse dégager la moitié de son oxygène et se trouve ramené à l'état de protoxyde ou d'eau ordinaire, sans que le métal, placé au milieu d'un torrent d'oxygène à l'état naissant, en absorbe la moindre quantité.

Il y a plus même ; il communique à certains composés l'instabilité qui le caractérise : ainsi, par exemple, l'oxyde d'argent qu'on met eo sa présence donne immédiatement de l'argent métallique et un dégagement d'oxygène qui s'ajoute à celui qui provient du bioxyde d'hydrogène.

Les corps avides d'oxygène s'approprient instantanément celui que perd ce singulier composé dans son retour à l'état de protoxyde d'hydrogène. C'est donc un des oxydants les plus énergiques.

L'auteur de sa découverte (1) a fait une brillante application de sa facile désoxygénation à la restauration des vieux tableaux dont les parties blanches ont été noircies avec le temps. Cette altération des peinturesest due à ce que le carbonate de plomb ou céruse, employé pour couvrir la toile en blanc, se convertit en sulfure de plomb noir par les émanations sulfureuses. Si Ion passe légèrement sur ces parties noires un pinceau imbibé de bioxyde d'hydrogène étendu d'eau, elles disparaissent comme par enchantement, parce que l'oxygène de ce composé transforme le sulfure noir de plomb en sulfate qui est blanc. Le dessin ne souffre nullement de- cette retouche. Mais l'eau oxygénée employée

(0 Thenard (Louis- Jacques), né k la Louptière, près Nogent-sor-Seine, en 1777, était fils d'un simple cultivateur. Il devint l'un des plus célèbres chimistes de notre siècle, et, comme professeur, il a rendu d'immenses serviees. Saocesseor du brillant Fourcroy, dont il fut d'abord l'élève et le préparateur, il a contribué, plus que tout autre, à populariser le goût des sciences physiques et à multiplier les applications de la chimie à l'industrie et aux l>eaax-irt8. Son Traité élémentaire de chimie a eu six éditions et a été traduit dans toutes les langues. Sestraraux de laboratoire ont été nombreux, et il a écrit, depuis 1800, une foule de mémoires de la plus haute importance. Il suffira de citer la découverte du bore, de l'acide sébaciquc, du bioxyde d'hydrogène, des éthers végétaux, l'extraction du potassium et du sodium, ses recherches sur la nature du chlore, des acides fluorique et fluoborique, sur l'analyse élémentaire des matières organiques, sur le dosage de l'acide carbonique de l'air, sur le bisulfora d'hydrogène, etc., pour donner une idée de son mérite comme saTant. Dans l'ordre des applications industrielles, il est l'inventeur d'un procédé ingénieux pour U fabrication do la céruse, do la méthode encore suirie d'épurer les liuiles d'éclairage, d'une belle couleur bleue minérale à base de cobalt pour la IH'inture à l'huile, d'un mastic hydrofuge pour la peinture k fresque, etc. Ce

uard a laissé à mmi Dis une grande fortune, conquise honorablement par le tn« \ail, et lo titrtt Uo bamn que lui oitruya Louis WUI. 11 a clos ^orieusement sa «arrièrt», ou fondant la ^^HHé de sti\mis dei Amis des sciencts^ à laquelle il donna Î(UHH> francs, pour aa souscription. Il est mort le îl juin 1857, après quelques Jours do maladio.

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