DU STRONTIUM ET DE SES COMPOSÉS
ne âoil pas contenir plus de 8 lou ton volume d'oxygène. C'cel en agissant ainsi que Theuard a restauré parfaitement un beau tableau de Hapha€l endommagé par le temps.
D'après U, Chevallier, le chlore liquide ou gazeux, les clilorures de cliaux et de s^ude, agissent de la mCme manière que l'eau oxygénée et peuvent par conséquent la remplacer économiquement pour nettoyer et blanchir les boiseries et les tableau\ non vernis, D'aprJs Pclouie, la dissolution d'acide hypochloreu3t est encore plus énergique et plus rapide dans son action. Les beaux arts pourraient tirer un grand parti de ces faits.
Bb StroDltani et de ■«■ conpoata.
Le strontium offre les plus grands points d'analogie avec le baryum, et son histoire est pour ainsi dire calquée sur celle de ce dernier métal. Sesoxydee, ses composés binaires non oxygénéset ses sels ont les mêmes formules queles produits correspondants du baryum, et ils n'en différent que par quelques propriëlés spéciales. Leur mode de préparation est absolument le même.
C'est aussi à l'état de sulfate et de carbonate que la slrontiane se mon> Ire dans la nature, mais sans Cire aussi répandue que la baryte.
Malfalc. — Le sulfate de slrontiane se présente souvent en Jolis cristaux transparente accompagnant le soufre natif dans les solfatHres de laSicile, en Espagne, en Pensylvanie, etc., et aussi en masses fibreuses, en rognons, en morceaux compactes dans les Cévennes, en Ecosse, dans les environs de Paris (Heiidon, Montmartre, Ménilmontanl). II est presque toujours mOlé d'un peu de sulfate de baryte. Les minéralogistes le désignent sous le nom de cékstiTte. C'est avec lui qu'on prépare tous les autres «HOpoeéi du strontium.
C^rko«>Se. — Quant au carbonate, qui a pris le nom de sti-onti-jaile, parce qu'on l'a d'abord trouvé, vers la fin du sièclu dernier, dans les environs du cap Stronlian, en Ecosse, il offre ceci de pai'ticulier qu'il est dissons, à la faveur de l'acide carbonique, duns un grand nombre de sources minérales de l'Auvergne, notamment dans celles de Vichy, d'Hauterive, de Soin l-Nec [aire, de Saint Alyre, do Sainte-Claire et de Jaude â Qermont, de Vie, d'Evanx dans la Creuse, de Saint- (Ulmier dans la Loire, etc.
AKitatc. — De tous les composés de strontium, l'azotate est le seul qui Joue un rOle industriel. Les artificiers en consomment do grandes quantités, en mélange avec le charbon et le chlorate de potasse, pour produire ces belles flammes d'un rouge pourpre qu'on admire dans les fcènes d'incendie sur les Ihé&lres et dans tes fcui du Bengale qu'on allume dans les fêles publiques.
On préfère pour cet objet l'azotate en groi octaèdres contenant
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40 p. i 00 d'eau de cnstallisal ion, parce qu'en le chauffant légèremenl, on l'obtient aisément en poudre très-fine.
Il est à noter que tous les sels ou composés du strontium colorent h flamme de l'alcool en rojge pourpre, tandis que les sels ou composés du baryum ne changent pas sensiblement sa teinte.
La slrontiane ne parait avoir aucune des propriétés toxiques de la baryte.
Da Calclnm et de ses compoiéB.
Chaux ou Protozyde de caleiam. — Parmi les composés minéraux que ]e génie de l'homme a su faire servir à ses besoins, la chacx iprotoxyde de calcium) tient, sans contredit, le premier rang ; car aucun ne peut nvaliser avec cette matière pour l'importance et la multiplicité de ses applications.
Les propriétés utiles de celte substance furent connues dès l'origine des sociétés humaines, puisque déjù elle était la base de ces ciments et mastics avec lesquels les anciens surent donner à leurs édifices une solidité qui excite encore aujourd'hui notre admiration. On l'employa de bonne heure encore au blanchiment et à la fabrication des lessives caustiques, puisque Théophraste nous parle d'un vaisseau qui périt, parce que la chnux dont il était chargé et qui était destinée au blanchiment, se trouva imprégnée d'eau par accident.
On ne rencontre jamais cet oxyde à l'état de liberté dans la nature; il y est toujours combiné à différents acides, et entre autres aux acides carbonique, sulfurique, phosphorique, azotique et siliciqiio.
Privée des acides auxquels elle est naturellement unie, la chaux a la causticité des alcalis et leur action destructive sur les tissus animaux; mais elle les perd bientôt au contact de l'air, en absorbant tout à la fois l'humidité et l'acide carbonique de ce fluide (CaO,CO* -h CaO,HO).
Elle est, d'ailleurs, en fragments irréguliers, d'un blanc grisâtre.
Eitlnction de la chaax.— Elle a une si grande affinité pour l'eau, qu'elle l'absorbe avec rapidité en s'échauffant considérablement, se* fendille en craquant, augmente beaucoup de volume ou fiÂsotiney comme l'on dit en termes techniques, et finit par se réduire en une poudre blanche et légère qui n'est presque plus caustique. Elle est alors à l'état d'hydrate. Les maçons disent qu'elle est éteinte. Ce changement lient à ce qu'elle ne peut plus absorber rapidement l'humidité qui recouvre la langue, ni s'échauffer par cette absorption.
ï,ti posant la chaux après son extinction, on constate que sod poids
<^$l considérablement augmenté, ce qui ne peut dépendre que de sa
v\«^bitui*oa avec une certaine quantité d'eau. L'analyse démontre que
\i -V«if ^kinte, ou l'hydrate de chaux, ainsi symbolisé CaO,HO, reu-
vmm; tO^ p* 100 d'eau.
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rrrxlant Vi j tin<fi>>)i de la chaux > ii,\ la Irmjn'r.ihir»' sTItm'» au iiiniii, a ■!<•<»' par suite df la cumbinaisuii do la < l',in\ [{\<x \ v[\[\\i\\\<>\ rcmarquc-t-on une grande quantité de vapeurs aqueuses qui s échappent avec sifncment des fissures de la pierre, et, lorsqu'on vei^se une nouvelle quantité d'eau sur les fragments qui ne sont pas encore complètement délités, il semble que le liquide tombe sur des charbons ardents ou snir du sable très-chaud (1).
Souvent les chaufourniers mettent à profit cet échauffement considérable de la chaux vive pour allumer de petits tas de matières combustibles sèches et légères. Ces faits font concevoir les inconvénients qui résulteraient de l'entassement de fragments de chaux vive dans un endroit non garanti de la pluie et à proximité de matières combustibles.
La chaux éteinte ou hydratée, délayée dans une grande quantité d'eau, forme ce qu'on appelle vulgairement le lait de chaux,
La chaux caustique est sensiblement soluble dans l'eau, mais son hydrate l'est un peu plus et, chose singulière, c'est que tous deux sont plus solubles dans l'eau froide que dans l'eau chaude. En eilet :
1 partie fie chiax eiuttique exig« pour le dissoudre : i p. d'hydrate exige :
Ido 0» G35 47G part, d'eau.
de-f-lOO- 1270 932 —
En d'autres termes, 1 litre d'eau dissout :
à Qo 1 ",57 de chaux.
àlOO" 0 ,79 —
Ea« de rhaax. -^ De là vient que la dissolution de chaux froide, ou l'eau de chaux, comme on l'appelle dans les laboratoires, se troub'e et dépose, quand on la fait bouillir, de l'hydrate de chaux sous foimc de cristaux microscopiques.
La préparation de Veau de chaux, réactif si fréquemment employé, est aussi simple que possible, puisqu'elle se borne à renfermer dans Tin grand flacon de l'eau distillée avec un excès d'hydrate de chaux, agitant souvent et laissant ensuite reposer, siphonnant la liqueur claire et la remplaçant par de nouvelle eau qui, en quelques jours, est de nouveau saturée de chaux.
Lorsqu'on ajoute du sucre à l'eau qu'on met en contact avec la chaux, son pouvoir dissolvant augmente dans une très-forte proportion et dans un rapport direct avec le poids du sucre employé. Voilà donc un moyen commode d'avoir une dis olulion saturée de chaux pour une foule de besoins, et notamment pour l'analyse chimique ou la médecine.
(I) « Quel prodige, s'écriait Pline, do voir ce qui a été déjà brûlé prendre fea dans l'eau I s [Hist. nat., Hb. 3G, § 53.)
GinARuix. — II. 17
V« «^Mnposé de sucre et de chaux qui le forme ainn et qu'on nik-vtit* OU Mtcliarate de dianx, véritable »el dang lequel le n biH'lioD d'acide, présente une propriété curieuic. Sa diuolatioo tl liinpide, >e trouble et le coagule, à la maniËre du bl&uc d* une mane blanche, par la chaleur de rébnilitîon : c'est le id l^pare ; maii il se redissoul à mesure que la liqueur se refn lorsque celle-ci est revenue à la température ambiante, clla i M Iraniparcnce et sa limpidité premières. Le «ucrate de cfaai donc, d'une manière qu'on peut dire exagérée, un caractère q tentent asset généralement les sels de chaux, une solubilité croit à mesure que la température s'élève.
C'est en cakinanl au rouge le carbonate de chaux nature obtient la chaux caustique. Avant de vous indiquer comment lique celte calciuation, il est nécessaire de vous faire connalli >i répandu.
Carkvnftte «le ehaas. — Mu varlèUa ■■•«■«nu. — N<M
menl le carbonate de chaux se Irouve eu abondance dans le» la surrace de la terre, puisqu'il forme des montagnes entières e des chaînes de montagnes, comme Jes Pyrénées, le Jura, 1m les Apennins, une grande partie -des Alpes ; mais il existe encc tous les végétaux, et constitue presque enlièrement la coquille t des oiseaux, la carapace des crustacés {écrevùseï, homard», etc.) oucoquiltedesmollusqueE(Aultrfs, mouJes, co/4ma(ons,etc.), leap {cnra'rx, m-dréports, elc.) : ces derniers se développent avec d' abondance qu'ils produisent des lies émergentes et dei ré' gfnent la navigation dans les vastes mers du Sud. Les formes très-variées sous lesquelles se moutre ce sel^ la nombreux auxquels on le
crc, tout en lui excite 11 siléet peut dcvcnirlesuji étude aussi étendue qu'a{
Qa. Gslcnlre ayslhU crlaUlllaf . — Le célébn ralogisie HaQf a décrit riétés de carbonale de d'islallisé, et il a calculé en avait plusieurs mill Fif. s"0. — Rhomboïde ohiu» de ipaih possibles I Toutes CCS foro ^"'™''- tallincs 1res -diverses c
d'un rhomboïde obtus ^.
Les cristaux rhomhoédriquos, incolores et Iransparenls, codi le nom de spath (J7sl''»(fe, présentent le phénomi^nc remarquai d'Uble rtfrai-tim. Si l'on place une épingle ou une ligne noire i lin de ces cristaux cl qu'on regarde lobjel ù travers deux face