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FABRICATION DE LA CHAUX

nne grille à barreaux mobiles, nir Iiquelle on poie la lourt>e, et tous celle grille existe un cendrier. H ; a de celle manière ua libre passage pour l'air, en sorte que la combustion de la tourbe s'accomplit parfaitemenl.

d. Foun coulants oa conlitm».— Les roura inlennilleuts précédedlt ne sont plus employés dans beaucoup d'endroits, cooime en Angleterre, en Belgique, aux environs de Paris, de Tille, etc. On les a remplacés par de» -"^ ,— "■

fours coulants ou continus, dans lesquels on charge la pierre cakaire'par la partie supérieure, tandis que l'on retire la chaux cuite par des orifices inférieurs.

11 7 a deux sortes de fours coulants.

Dans les uns, peu dilTérents du relui gui est représenté par la ligure 507, on ttralifie la pierre et la houille dans le rapport de 4à I en volume, on cuit à la manière ordinaire, et lorsque la fumée cesse, on tire toute la chaux qui est faite, environ les 3/3 de la hauteur du four, puis on comble le vide en ajoutant, par la partie supérieure du four et par lits, ^,-. j^j ^1,^^ ^ ^^^^^^ ^ y^ une quantité correspondante de pieire . lourbc.

et de charbon. On continue sans inter-

niplion de cette manière, en extrayant par le bas la chaux à mmurc qu'elle est calcinée, Jusqu'à ce que le four ait besoin de quelques répi rai ions.

Ce mode de calcinalion, qui est bien plus économique que l'ancien, ne donne pas de la chaux calcinée uniformément. Elle renferme beaucoup de biscuits, c'esl-â-dire des morceaux qui ne sont pas susceptibles d'extinction, snit par suite d'une calcination imparfaite, soit par suite d'une calcination poussée trop loin.

Dans d'autres fours coulants, qui ont une hauteur de 8 à 10 mMres, le combustible est brûlé sur une grille latérale a, ainsi qu'on le loit dans la figure 309. La flamme et les produits de la combustion montent par un earneau vertical 6, et entrent dans le four par trois ouvertures c placées à 2 mètres environ au-dessus du sol, sur trois points équidistanls dan» un plan horiioiital. Du côté opposé au foyer se trouve une embrasure d, au bas du four, qui sert au défourncmcnl de la cliaux cuile. Souvent, au-dessus du gueulord e, on établit une liollo en tôle f, pour activer et régulariser le tirage ; i' y ^ ''«n* "^etle holtc une porte g, pour le chargement de la pierre.

Lorsqu'on commence la mise en Irain, on forme une voûte ii sec au-dessus de la sole avec de grosses pierres, cl on remplit le four de

pierres concassées de môme volume ; on fuîl un feu de bourrées sëctiei tous la voAie en d, et aussilOl que la chaleur cal portée au rouge Jusqu'à 2 mélros environ au-dessus, on cesse de faire du feu en d, mais on augmente le chauffage par le foyer a, La chaleur dégagée cuit la pierre dans les régions supérieures du fcur. Toutes les douze heures

on enlève la chaux qui se Iroiive au bas du cylindre, et on charge par leliautune quantité équivalente de pierres calcaires. On no s'ari'éle que lorsqu'il j a des réparalious à taire.

La chaux cuile ainsi n'est pas souillée par les cendres du combustible ; elle ofTrc aussi plus de régularité dans sa cuisson.

Mais le four, sans conircdit le plus ingénieux et le plus commode parce qu'il permet d'employer loulc espace de combustibles, d'obtenir une cuisson IrÈs-régulifre et de marcher avec économie, c'est celui que M. Simonneau a coDstrutt, I.a iigure 510 en reproduit une coupe

Dans tous les cas, quelle que soil la forme du four, quel que soil le combuslible employé, il est utile quelespierrcs à chaux soient humides et en pelils fragmenis pour qu'elles abandonnent plus facilement leur acide carbonique.

DES CHAUX COUMERCIALES. 273

On coDMmice général emenl, pour obtenir 1 mâtre cube ou 10 hec* toljtres de chaux Tive :

0 Mèra 915 ds bot» da corde, ■ ttgau, i ae tourbe coro, de tourbe movuMUie, 1/1 — de houille,

3/i — de coke.

Dlveraea ■orlea 4« «h«Bx «•H^erclMlva. ~- La nature dci pieiret aoumises ti la calcinalîon influe nécessairement lur celle de la

AA, roiMir en mtconner e pleine B ci té du four CC chauffes arec giillet ri cendriers, ayant leurs ou ertu ee da s esc amb es II H des chaufourniers j D. fuyer >Tec grille et oaverLure Inrérieure pour le défournement de la chaux : wue ouverture est rermée par no registre pendant la fuiison. Toutes les autres Duvertures, d'ailleurs, sont également pourvues de portes k registres, de telle i«rte qu'il est possible de régler k Yolonlé l'aniut de l'air et d'activer ou de nl^niir la cuissou.

ctinux CAUsliqae qu'on en obtient, l.et calcaires naturels renfermant ri'équeminent des carbonates de magnésie, de fer et de manganèee, ivec plus ou moins d'ai^ile, la chaux vive contient presque toujours de la m^nésie, des oxydes de fer, de nianganëse, et de l'argile.

Sous le rapport de leurs propriétés, on dislingue les chaux en chaux crasse, en thaux maigrt et en chaux hydrauliqtK.

I. Vh*«x frmm*. — On donne le nom de chaax gratte à celle qui

provient de U calciuftlion complète de la craie, du marb.e, enfin des

CaiBMa. — U. 1 S

plcrret à chaux les plus pures. Cette chaux reniènne peu de matières étrangères; elle est ordinairement très-blanche ; elle foisonne beaucoup par l'extinction, jusqu'à deux fois et demie son volume, se réduit en poudre, et, par Taddition d'un peu d'eau, forme une bouillie tièsliante et très-forte.

tnie se dissout presque complètement, sans effervescence, dans l'acide chlorhydrique. La dissolution, évaporée à sec avec làénagement et reprise par l'eau, ne laisse pas de résidu sensible, tout au plus 10 p, 100. — l/ammoniaque, ajoutée à la liqueur, ne founiit pas de précipité, ou n'en fait naître qu'un très-léger.

C'est cotte sorte do chaux qu'on emploie surtout en agriculture pour amendn* les terres trop argileuses, c'est-à-dire pour diminuer leur compacité et fuciliter ainsi l'écoulement des eaux, et aussi pour leur donner l'élément calcaire indispensable à la plupart des plantes domestiques.

Mortlen ordlnalret. — C'est encore elle qui, gâchée avec des proportions convenables d'eau et de sable, donne des mélanges, connus sous le nom de mortiei'Sy qui servent, depuis les temps les plus reculés, à réunir et à souder, pour ainsi dire, les moellons et les pierres de construction.

Ces moHùrs se durcissent peu à peu à l'air, à mesure que l'eau en excès disparaît et est remplacée par l'acide carbonique. 11 se fait de la sorte un composé mixte de carbonate et d'hydrate de chaux qui, en se desséchant, deviennent durs et font adhérer les matériaux assemblés. Mais la solidification ne pénètre pas toujours dans toute la masse qui, dans l'intérieur, reste humide et pâteuse.

Cela est si vrai que les portions de mortier qui sont enfouies dans l'intérieur des murs restent molles, en quelque sorte, indéfiniment. Le général Treussart ayant eu à reconstruire, à Strasbourg, en i82?, le soubassement d'un bastion qui datait de 1('66, y trouva le mortier tout aussi frais que si les maçons l'eussent posé depuis quelques heures ssulemcnt. Pareille chose fut observée à Berlin, lorsqu'on démolit, il y a une trentaine d'années, un des gros piliers de la tour de Saint-Pierre, bâtie depuis environ quatre-vingts ans.

Il faut donc, pour que ces mortiers agrègent suffisamment les matériaux, non-seulement qu'ils aient le contact de l'air, mais encore que la carbonoiation s'opère peu à peu, et non d'une manière brusque.

Mais ces mortiers à chaux grasse ne peuvent résister longtemps à l'action des eaux fréquemment renouvelées; ils se délayent, leur chaux se dissout jusqu'à la dernière parcelle ; aussi toute tentative pour construire sous l'eau, avec eux, serait désastreuse. Cette disparition de la chaux des mortiers transforme, au bout d'un certain temps, en monceaux de pierres sèches, des murs de quai, par exemple, qu'on aurait crus convenablement maçonnés et d'une solidité à toute épreuve (1).

(I) Suivant M. Chevallier fils, le poussier de bouille donne aux mortiers une résistance absolue à l'action do l'eau. Si à 2 parties de ciment fin on ajouta

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