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DE L ACIER

tures. Au-de»oui de ces tuyërei, se trouve un cylindre mélallique, fermé pu une plaque de fonleclavelée de même dimension que celle qui sapt-orle lei tuyères ; l'sir de la souffierie y esl amené par ua lujaa qui permet aux tuyères de conserver leur activili^, quelle que ■ait la position de l'appareil ; l'air arrive sous une pression d'un peu plus d'un kilogramme par cenlimëtre carré, ce qui est plus que ■uflisant pour empêcher la Toute liquéBéc de s'iulroduire dans les luyèrea.

Voici maintenant comment on opère ft SherOeld, d'après M. E. Knpp : Avant d'introduire la première charge de fonte, l'inlérieur de l'appareil est porté à une Irès-haule température en le remplissant de coke incandescent et (Usant ronctionocr la soufflerie pendant un certain temps. On renverse alors le cylindre en le faisant pivoter sur tes axes, el on en fait tomber tout le coke.

Après avoir ramené l'appareil dans une position à peu près horizontale, on j (ïiit couler la fonte en maintenant pendant tout ce lemps la position horiionlale, pour éviter que la fonte en fusion ve s'introduire dans les tuyères. Toute la charge de fonte ayant été amenée dans l'appareil, on met en mouvement la soufflerie, et immédiiitcmcnt après on ramène le cylindre dans la position verticale normale, avec l'ouverture b la partie supérieure. L'air à haute j^reesion s'échappant par les 49 trous des tuyëres est obligé de traverser toute la charge de fonte, à laquelle il imprime une agitation violente. Le silicium, qui forme toujours une partie constituante de la fonte, est ovydë en premier lieu et »e transforme en acide silicjque ; celui-ci se combine avec une certaine quantité d'oxyde de fer qui, prenant naissance en mi^me temps par oxydation de quelques centièmes de fer, foiTnc une scorie fluide de silicate ferreux. Une Irèa-pelile quanlitë de carbone se Iroure également oxydée dans la mèoie période, La chaleur, par suite de ces réactions, s'ëieve continuellement Jusqu'à ce que la presque tolalilé du silicium ait été oxydée, ce qui a lieu dans les douze premières minutes de l'opération. A partir de ce moment, le carbone de la fonte commence à se brûler en plus forte proportion, produisant d'abord une petite flamme, qui se développe cependant avec tant de rapidité, qu'au bout de trois minutes la combustion est devenue des plus intenses : le métal monte de plus en plus dans le cylindre, occupant quelquefois un espace double de son volume primitif, et dans cet état de boursouflement, il pi-ésente une surface énorme à l'action de l'air qui te travene : toute la masse parait être un mélange intime de funle et de feu.

Aussi le carbone est-il brûlé avec une ai grande énergie qu'il se produit une série de pittites explosions, à la vérité tout à faitinoffensîves, qui projettent les scories fluides en quantité considérable, tandis qu'une flamme blanche volumineuse s'échappe de l'ouverture de l'apparei', illuminant tout le bâtiment et servant, à l'ceil exercé de l'ouvrier, d'in- GoAniin. — II. **

dicateur très-sensible des différentes phases de transfonnation que subit la Tonte.

En Suède, on arrête la soufflerie, et par conséquent Toxydation du métal, lorsque le nombre de minutes écoulées depuis Tapparition de la flamme et l'apparence de cette dernière font connaître que la fonte est arrivée au point de transformation où elle est convertie en acier.

A SbefBeld, au contraire, on préfère dépasser ce point, et on continue le courant d'air jusqu'à ce que la cessation presque subite de la flamme brillante et volumineuse indique l'instant où la fonte est sur le loint de se transformer en fer malléable. On ajoute alors au métal une petite quantité, exactement pesée, de bonne fonte au bois, renfe^ maiit une proportion connue de carbone, et l'on peut ainsi produire à volonté un acier d'un degré déterminé de carburation.

On incline l'appareil en avant, et on arrête la soufflene pour l'introduction de cette petite quantité additionnelle de fonte; après quoi on reprend l'insufllation d'air, mais seulement pendant quelques secondes, probablement pour déterminer un mélnnge exact de toutes les parties de la masse.

X)n fuit alors basculer l'appareil, et on laisse couler l'acier fondu dans une grande poche en fer suspendue à une grue. Cette pocbe, enduite partout d'argile réfractaire, est percée d'une ouverture à la partie inférieure. Cette ouverture est fermée par une soupape conique en terre réfractaire, qu'on peut manœu\rer facilement, et qui permet d'ouvrir et de fermer la soupape à volonté. Ayant transporté la pocbe avec l'acier en fusion qu'elle renferme au-dessus des moules, on soulève la soupape, et l'acier fondu s'écoule tout à fait exempt de scories en un jet vertical, tombant directement au fond du moule sans on toucher les pf,roi?.

Les moules sont légèrement coniques, de manière que le lingot d'acier, en se contractant, se (^é ta die spontanément et complètement des parois, et on les dispose en cercle correspondant au rayon de la grue.

\.c plus grand appareil est celui qui fonctionne à l'aciérie d'Atlassteel vvork, à Sheffield. Il peut convertir iOOOkilogr. de fonte en acier fondu en 28 minutes, et avec un déchet de 10 p. 100.

La méthode de Bessemer n'est applicable, toutefois, qu'à des fontes très-pures, ne renfermant ni soufre, ni phosphore, ce qui est assex rare ; et de plus, le métal qu'elle fournit n'est pas de l'acier dans la rigoureuse acception du mot, comparable aux bonnes qualités de Sheflleld ^u de St-Étienne. M. Fremy le considère comme un méhmge de for fondu avec quelque peu do fonte aciéreuse, possédant seulemont quelques-unes des propriétés de l'acier.

En réalité, le métal Bossemern'a d'autre avantage que celui de remplacer le fer dans les cas où l'on exige une qualité supérieure, une résistance plus grande et un poids plus considérable.

M. Aristide Bérard, ingénieur français des plus distingués, a tout

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