ART DU TERRIER
qui a pour but de chasser l'eau d'iaterposilioa et de commencer la combinaisoa dei diverses substances réunies.
La masse Trittée, portée au rouge, es! alors introduite dans les pôle ou creusets de Tusion 1,1, 1, en terre réfractaire excellente, placés dans un four circulaire H avec arches N, ^ {fig. S99), où la température est maintenue au rouge vif, soit au moyen du bois, sott avec la bouille. Dans co dernier cas, les creusets sont couverts et présentent la Tonne d'une cornue à col IrËs-court ifig. 600), dont l'ouverture antérieure déboucbe hors du tour; cette disposition est prise pour empocher la Tumée de s'introduire dans les creusets, parce qu'elle colorerait la masse vitreuse en fusion. Les grands creusets contiennent ordinairement 50O à 600 kilogrammes de matière.
Quand le verre est en complète fusion et qu'il n'apparaît plus de bulles, on l'écume pour enlever de ,cmri^ K^r"în les substances salines étrangères, désignées sous le loan i ]> houille. nom de fiel de verre, qui viennent nager à la surface ; puis on le travaille quand la température du four s'est abaissée de manière à donner k la masse vitreuse la consistance pAleuse requise pour le soufilage on le moulage. La fonte et l'afSnagc durent de douze à vingl-quatre heures.
Les réactions chimiques qui s'accomplissent dans l'intérieur des creusets, entre les matières premières, sont simples, mais varient nécessairement avec la nature de celles-ci. L'acide silicique, qui tend à tanna, k cette haute température, des silicates fusibles et IrCs-slables, s'empare des bases des carbonates, de sorte qu'il se dégage de l'acide carbonique. — Lorsque le sel de soude est remplacé par un mélange de sulfate de soude et de charbon, il ; a production d'acide sulfureux, d'oxyde de carbone et d'acide carbonique. — Lorsqu'il y a du minium, cet ovfde perd de l'oxjgène, repasse à l'état de protoxyde, qui salure une portion de la silice, tandis que l'oxygène mis en liberté brûle les matières organiques que la potasse et le sable pouvaient renfermer.
Tous CCS gai, qui apparaissent ainsi aux diverses époques de la fusion, produisent un effet mécanique fort utile ; ils opèrent le brassage de h masse vitreuse et la rendent plus homogène.
Lorsque les sables qu'on emploie sont très ferrugineux, l'oxyde de fer, réduit sous t'influence du charbon, forme un ùlicate de proloxyde qui donne au verre une teinte verte très-foncée. On blanchit ce verre en transforment le protoxyde de fer en sesquioxyde, qui forme un silicate à peine coloré. On emploie dans ce but le pero\yde de manganèse, qui porte, à cause de cet usage, le nom de savon des verriers. On a soin seulement de n'en pas mettre un excès, parce qu'il donnerait au veire une teinte violette.
L'acide arsénieuiL remplace fort touveut le peroxyde de manganèse,
et agit comme oxydant. Lorsque le four fume, le verre prend une teinte jaune, à cause du charbon qui s'y interpose; un peu d'acide arsénieux la fait disparaître en brûlant le charbon par son oxygène. De plus, cet acide facilite TafHnage du verre, car l'agitation qu'il imprime à la masse fondue pour se volatiliser, favorise la sortie des bulles gazeuses, qui, sans cela, persisteraient et rendraient le verre défectueux.
Fi«l de Yerre. — Quant aux matières qui ne peuvent pas fondre complètement ou qui sont étrangères à la constitution du verre, telles que sulfates de soude et de chaux, sel marin, matières insolubles, elles se séparent peu à peu, montent à la surface de la matière fondue sous forme d'écumes qu'on enlève avec des outils en fer: ce sont elles qui composent le fiel de verre des ouvriers.
Voici ce que j'ai trouvé dans trois échantillons de fiel de verre :
FIKL
DU
(Illl à TITII.