‹ Lecons de chimie élémentaireChapitre 90 sur 134 · FIEL · texte numérisé non relu

FIEL

DC

nui à COBILITIIII.

PIJEL

DO

nui A MCTUUJt.

Eau

traces.

0,ôi

traces.

Sulfate de soude

— de chaux

Sel marin

Carbonate de soude

Sois de potasse

Matières insolubles

Les matières insolubles consistent en silicates de chaux, d'alumine, de fer, sable, verre et traces de phosphate de chaux.

Le liel de vorre est utilisé comme fondant en docimasie et dans certaines industries métallurgiques. Dans plusieurs verreries, on a essayé de le faire servir de nouveau à la fabrication du verre, en le mélangeant, en certaines proportions, avec les autres matières premières; il remplace alors une quantité correspondante de sulfate de soude.

Façonnaire du Terre. — Le façonnage du verro affiné varie avec les destinations qu'il doit recevoir. 11 est bien difficile de vous exposer en peu de mots, d'une manièn» satisfaisante, toute cette partie technique et purement manuelle de Tart. Ce n'est qu'en voyant travailler les compagnons verriers qu'on peut se faire une idée de la facilité avec laquelle on donne à la masse pâteuse rouge de feu les formes les plus diverses, feuilles, plaques, bouteilles, gobelets, carafes, coupes, etc. Je me bornerai à quelques renseij^ements généraux.

Devant chaque creuset se trouve un pont sur lequel se tient le maître verrier, armé d'une canne avec laquelle il accomplit presque tous ses travaux. Cette canne n'est autre chose qu'un long tube de fer, creux, dilaté aux deux extrémités et garni on dehors, vers le bout antérieur b{fig, 601), d'un cylindre de bois e^, qui permet de manier l'outil sans se brûler.

Si ce sont des vitres qu'il s'agisse de produire, l'ouvrier, après avoir plongé

AKT DU VERRIER.

de M canne dans !« creuset pour y cueillir U qutnliié de ■ ifpctio]! de u pièce, forme avec eeHe miiKge piteuse iin

Dmme celui d'un bittanr de cloche. Le sphéroïde s'allonge lar son propre poids, et, h l'aide de soaflîageB répiiiéa, il piciii linJre terminé pn calotte npliérique qu'on appelle miinelioii. s rppri^sento pluptieurs ouvriiira eïécuwntca trartil.

Un cylindre éla t fiiil le BOufllcur le rapporte k l'omorture du four, pour en nimnllir le bout et quand celui-ci eat iuFtliuimment cliaud, on le perce Kvec une poiniB de Ter, le mouvement do halancement imprima k U ranne agrandit l'ouverture dont on écarte de plus en plus les bords par le frolLemeiit rapide d'un oulil en bois. La Dgure HOS vous moiiLre les dilTérentes formes (|ue prend Biicce&sivemeDt dans les maîna du sourileur la maaae do plte qu'il a enlevée du

458 TRtlNTE-DEUXIÈME LEÇON.

B un fer froid sur U partie ainti de* deai bonU. On le fend dans

lur lui un SI de rem très-chand, puis i échauffée. On a de la wrteun manchon

roadu pir l'tïïd du iMillUg*.

en promenant dans son intérieur, inr la m&Die trète, une tige de Il pouDt le doigt mouillé «ur nn dea pointa chauffi:i, une fente

9itM (fig. G04).

Il ne l'agit plus que de porter ce» mnchoni fendus dan» un four'pour les ramollir et les étendre an carreADi an moyen d'une tige de bois ; on aplanit ensuite la surface k l'aide d'un rtbot (flg. eni). Les vitres, ainsi formées, sont I lecujl dans une autre partie du four. La flgnre 6(W montre la coupe verticale de ce four doublH : A, compartiment pour le recuit ; B, compartiment pour l'étendage. Quand ie four est plein, on eu pane U tompératnre tu rouge sombre, on bouche touteslei onverttires et on le laisse refroidir pendant plusieurs jours. Sansce rrcuil, le verre se briserait spontanément.

Pour les glaces, on ne aonnie plus, si ce n'est encore k Venise et dans qtralques Tilles d'Allemagne, où l'on se borne i produire des miroirs communs de petites dimenûona. On Toule le Terre bndu sur des tables de fonte ou de bronze et on passe dessus un rouleau de même nature pour étendre uniformément la mïtièrc k une épaisseur é$;ate. La glace, encore rouge et k peine rigide, est poussée dans ie tour k recuire où elle reste

Fis- tVi. ~ Kiibiilige

■SJQU

H mètres auperflciela, s

Chaîne glace coulée a, en mo épaisseur de I0°"°, et un poids de 1^0 h ÏOO kilogr.

L'apprêt des glaces consiste ! 1" 4 les dégrossir à la ferrasse, c'est-k-dire k user leurs surfaces avec du sihle quarlieux humecté et dea lames de fer altacliées 11 un cadre de bois ; :* k leur donner le douci, en les frotunt l'une sur l'autre, en interposant entre elles d'abord du grès fin, puis de l'émeri aaseï gros 1 3* k les saoonner, c'est-k-dire k les frictionner l'une par l'autre avec de

AltT DtJ TERRIER. ioV

l'émeri en pite, iéityi dtns l'eau et de plus en plus fin ; t° enfln k les polir et k les rendre tnnspsrenle», en les frotunt a*ec des feutre* girnls de colcothir àtissi t^nu que possible.

Pour cet dÎTSrses ojwrntions mâciiiiiuos, cliaque glire eit ù\ée tiec du plâtre

Fig. «OS. - Foar i éltfitn te tcm en feuilit

t table de pierre ; l'eiiBcmble de cm opdntioiu eiige de quttro k cinq I prctoiyde de

^ BU oïDaeiaEB

dins des moules en bronze «

(/!; ■ 607) ; le fond est produit en >ppujsnt,

■u centre de !■ Ixse plate de 11 bouleille

soitle du moule et retournée, l'un de* *n-

gle* d'une petile palette en tdle t msncho

de bol*, pendant que l'ouvrier tourna m

canne dont l'eiuboucliuro s'appuie sur le

sul ifig. 608) ; il en résullc ainsi un cdnc

creui luque] on donne des dimensions va-

riible*; dan* le* bouteilles marchandes, il

est tellement profond qu'elles conllennent

un quart de moins de liquide que

teilles bourgeoises, bien que rap|)ai

tineoTo soit la mftnn.-. " [^-j;;/;, '^""

Pour le cordon, lo soufllour, après avoir tril]»i, titaclié sa canne au cul de la bouteille, enroule sur le col da celle-d un peu de lorre fondu puisii dans te d'une tige de fer aplatie (fig. iiU9J. Pour le racliet, c'est encoi fuiidu qu'on dépose sur la pièce et qu'on imprime immédiatement avec une petite plaque de fur gravée, comme on le Terait avec la cire à cacheter. L'embouchure est ensuite façonnée avec une pince, pendant que le goulot est aulBsamment ramolli.

Les bouteilles, une fois terminées, ! lées dîna le four i recuire et y restent pendant quaranle-liuit heures.

Les objets de gobeleterie, soit en verre, soit en cristal, sont aouniés ou moulés de la m(me manière. La ligure CIO vous montre l'intérieur d'une cristallerie où des ouvriers sou ment, coulent cl façonnent dilTvrentes pièces.

U.U. HaCs et Clémnndot, qui dirigent la fabrique de cristal de Clicby, près

^^ç.to^.—

:i buutuilici.

fïp. *0». -

TREKTE-DEUXIÈME LEÇON .

Psrln, ont lubsiimé l'oxyde de xine &u minium, et l'idito borique h une ptriîe de la liUce; ili ont oblejiu, de celte manière, un verre i bâtes de soude etda ïinc rornarqusble par sa grande dureté, et un terre i liaseï de pousse et de zinc qui est, sans dQiite, le verre le plus pur, le plus limpide qu'on lit Jcmiii fabriqui^, et qui rivali<ie, pour la blancljeur, avec les plus beaux cristaux i bav

de plomb. C'est surtout pour les verrei d'optique et les objeetirs que le nouveau cristal boracique et iiuci<iu« est précioui. Il est moins lijgroinétriqiie, plus dur, moi ns fusible, et il parait otTrir des conditions de réfringente, de dîspenionet de transparence Tort appréciée* par les coiisiructeurs opticiens. Aussi, fc l'Eapoeilion universelle de Londreti, M. MaBs a-t-il reçu la grande médaille, la seule qui ait été décernée à l'industrie du verre.

Vous n'apprendrei pas sans intérêt que la production annuelle du cristal, eu franc"', dépasse 5 millions de francs, Voii-i, d'après M. Péligot, comment elle se trouve répartie entre les éublisscmenls connus i

Cristallerie de Baccarat !,0(W,nOO I

— de 8ain(-I.ouia 1,800,000

— de Clichy 700,000

— de Lyon SSO.OM

i b, Ù petites usines aux environs de P^iis. 3lin,fKKi

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